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Biodiversité : 130 pays réunis à Paris pour sauver la "Cathédrale du vivant"

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Publié dans
le 29.04.19
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La France accueille dès ce lundi 29 avril, et jusqu'au 6 mai, la 7e plénière de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) , "le Giec de la biodiversité". Des scientifiques du monde entier réunis, à Paris au siège de l'UNESCO, pour présenter l’état de la destruction de la biodiversité mais aussi des solutions pour y remédier.

Scientifiques et diplomates de 130 pays se réunissent cette semaine à Paris pour adopter la première évaluation mondiale des écosystèmes depuis près de 15 ans.

L’IPBES, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, créée en 2012, a publié l'an dernier des rapports régionaux déjà alarmants. Mais le rapport de 1.800 pages sur lequel travaillent 150 experts, issus de 50 pays différents, depuis trois ans devrait devenir la véritable référence scientifique en matière de biodiversité comme le sont ceux du Giec pour le climat.

L’urgence d'agir sur la biodiversité est réelle et mérite d’être mise au même niveau que l’urgence climatique : un quart des 100 000 espèces évaluées – une portion minime des 8 millions estimées sur Terre – sont déjà menacées d'extinction, sous pression de l'agriculture, de la pêche, de la déforestation, des diverses pollutions ou encore du changement climatique, selon le projet de synthèse du rapport.

Toutes les décisions qui seront prises dans les prochaines années détermineront l’avenir de l’humanité, le futur de la vie sur terre. Parce-que nous dépendons au quotidien de la biodiversité, pour nous nourrir, pour nous soigner, pour assurer l’air que nous respirons, la qualité de l’eau que nous buvons… Une biodiversité et des écosytèmes en bonne santé sont extrêmement précieux pour le bien-être de l’humanité.

Humanité et Biodiversité espère que cette évaluation et les recommandations de l’IPBES permettront des engagements forts de la France et de tous les Etats pour un accord international ambitieux et engageant lors de la réunion fin 2020 en Chine des Etats membres de la Convention de l'ONU sur la diversité biologique (COP15).


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CE QUE L’ON SAIT SUR L’ÉTAT DE LA FAUNE

Selon le texte, notre planète en est au début de sa sixième extinction de masse. La sixième mais la première à attribuer à l'Homme qui a déjà condamné près de 680 espèces de vertébrés depuis 500 ans. Quelques jours avant sa sortie, basé sur l'analyse des vertébrés ainsi que d’autres espèces moins étudiées comme les insectes, avec près de 5,5 millions d’espèces examinées, le rapport de l’ONU fait donc écho aux multiples alertes lancées par les chercheurs et scientifiques du monde entier depuis plusieurs années.
...
Récemment, le requin-taupe, le requin le plus rapide au monde, a été placé sur la liste des espèces « en voie d’extinction » de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) à cause de la surpêche. Huit espèces d’oiseaux ont disparu ces 10 dernières années, les mines de saphir à Madagascar ont condamné les lémuriens à l’extinction, des amphipodes vivant à plus de 9 km sous la surface des océans ont été retrouvés avec du plastique dans les entrailles et en juin 2016, le Melomys Rubicola a été reconnue comme étant la première espèce à s’éteindre à cause du réchauffement climatique.

Les insectes, pourtant moins étudiés que les vertébrés, sont en tête de liste. « 41 % des espèces sont en déclin, soit deux fois plus que pour les vertébrés » avance Jérôme Murienne, biologiste et chercheur au CNRS qui se base sur une étude publiée dans la revue Science.


QUELLES CONSÉQUENCES ?

L’eau potable, les forêts absorbant le CO2, les insectes pollinisateurs nécessaires aux cultures, l’abondance de poissons, tout a un impact direct sur l’Homme. Nourriture, énergie, médicaments, « les apports que les gens tirent de la nature sont fondamentaux pour l'existence et la richesse de la vie humaine sur Terre et la plupart d'entre eux ne sont pas totalement remplaçables » avertit le rapport.

Le patron de l’IPBES Robert Watson, qui fera partie du groupe de décision début mai, appelle d’ailleurs à une transformation globale et rapide de la production alimentaire et énergétique si l’on souhaite inverser la tendance.

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Source : https://www.nationalgeographic.fr/animaux/2019/04/sixieme-extinction-de-masse-un-million-despeces-seraient-menacees?sfns=mo

Commentaires

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2019-04-30 09:04:33 +0200

J 'adore "cathédrale du vivant" ! Effectivement si l'on ne la sauve pas CELLE-CI, Dame nature -nqui est de la premiére importance - il sera bien inutile de sauver Notre Dame même siégeant à Paris. 130 bonnes raisons de frapper fort et pour une fois faire DON de sincérité et d'efficacité. A suivre ?

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À propos de l'auteur

Humanité et Biodiversité, est une association loi 1901, reconnue d’utilité publique, agréée au titre de la protection de la nature. Elle est actuellement présidée par Bernard Chevassus-au-Louis, et Hubert Reeves est devenu son actif président d'honneur. Humanité et Biodiversité mène une action de plaidoyer et d'influence pour faire émerger dans la société les défis posés par l’érosion d...

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