POPULARITÉ
23

5ème rapport du GIEC … illustré

Éditer
Publié dans
le 18.01.14
Economiepass%c3%a9iste

Le réchauffement climatique lié aux activités humaines (l'utilisation d'énergies fossiles, le bétail bovin, etc...) est une réalité se heurtant souvent à un déni climatosceptique de personnes influentes.

Cette réalité, les scientifiques la constatent sur le terrain: entomologistes et botanistes, notamment, sont unanimes pour décrire une remontée en altitude et en lattitude des espèces méridionales, qui tendent à retrouver ainsi un climat plus favorable à leur survie.

Mais ces remontées ne pourront pas continuer indéfiniement, et l'altitude et la latitude finissent par avoir des effets délétères (manque d'oxygène, augmentation du froid, disparition des autres conditions à la survie telles que nature du sol, nutriments ou nourriture, etc...).

Par ailleurs, indépendamment de la perte en biodiversité, le réchauffement climatique est une menace car il risque de s'accompagner d'une montée des eaux (et donc, de futurs réfugiés climatiques), de l'augmentation de la fréquence de phénomènes météorologiques extrêmes, et de déficits de productions agricoles.

La vidéo ci-dessous est un bon résumé. 

Il est temps que l'information au grand public, les décisions politiques et les accord internationaux gagnent en pragmatisme afin de réduire au plus vite les émissions de CO2.

Comme se fait-il qu'il soit permis de vendre des fruits venant d'Amérique du Sud en Avion, de vendre des automobiles développant 326 chevaux et consommant 14 l/100km, de permettre que les autoroutes françaises soient à ce point remplies de camions consommant jusqu'à 100l/100km sans aucun progrès en matière de ferroutage depuis des décennies?

Comment se fait-il que le tourisme en avion aux 4 coins du monde se développe de plus en plus? Que la consommation de viande (malgré son empreinte carbone aussi) par personne ait doublé depuis 50 ans? Comment se fait-il que l'on gaspille l'electricité alors qu'elle est encore produite à 50% à partir du charbon aux Etats-Unis?

Pourqui les normes environnementales sont-elles encore perçues par les entreprises comme un "frein" à leur activité et non comme un virage nécessaire pour aborder le 3ème millénaire qui est très différent des trentes glorieuses? 

Pourquoi les choses avancent-elles si peu?

Commentaires

2
2014-01-19 10:26:38 +0100

VIDÉO INTÉRESSANTE

Cette animation illustre et résume plusieurs des déclarations les plus importantes du résumé du GIEC à l'intention des décideurs, publié septembre 2013. Ce résumé couvre les éléments scientifiques du changement climatique.

2

2
2014-01-19 16:24:28 +0100

Le problème est que chez les climato-sceptiques il y a aussi des scientifiques sur lesquels s'appuient opportunément des industriels et des consommateurs.

2

4
2014-01-19 17:31:21 +0100

A gil
Une "écrasante" majorité des publications de ces vingt dernières années assure que l'homme est responsable du réchauffement en cours,selon une étude parue dans la revue Environmental Research Letters.
Ne pas leur donner trop de place dans vos pensées. Parler du GIEC, diffuser la vidéo, ça c'est positif!

4

2
2014-01-19 19:06:25 +0100

Merci Germain. Une vidéo très parlante et très pédagogique. On peut s'inquiéter de l'aveuglement des décideurs dont la vision est trop souvent à court terme.
On peut agir chacun individuellement dans sa manière de consommer de façon écoresponsable. Mais les personnes influentes, les "élites"
vont-elles jouer le rôle que l'on attend d'elles ? Il est temps effectivement que les choses avancent.

2

1
2014-01-19 23:07:35 +0100

Faire connaître la vidéo tout comme inciter à la création d'oasis nature, un petit pas pour notre conscience, un grand pas pour l'humanité !

1

1
2014-01-20 09:21:11 +0100

A Grenouille
L'association Humanité & Biodiversité s'est donné comme objectif d'intervenir auprès des décideurs politiques et économiques… Sa représentativité (nombre d'adhérents) et les moyens que cela donne en termes de dossiers à traiter sont des atouts quand tout cela va grandissant…

1

0
2014-01-20 11:05:02 +0100

Je viens de lire un article paru sur Atlantico qui dit, que selon la NASA, on irait vers un mini âge glacière du fait de la faible activité du soleil.
Toutes ses informations donnent le tournis et, parfois on ne sait plus trop ou on en est.
Je ne remets pas en cause le fait que l'activité humaine engendre une baisse des températures, bien au contraire, j'en suis persuadée, mais c'est pénible de voir que nous, les petits grains de sable, soyons toujours sollicité et que l'on laisse les multinationales et autres gros groupes plein de fric jouer avec nos vies et la Terre sans trop les bousculer parce qu'il ne faudrait pas les froisser !
Alors oui, on publie, à notre petit niveau on fait ce que l'on peut..
Je suis peut-être pessimiste pour certains...

0

2
2014-01-20 11:14:45 +0100

A Catsie7 Hubert Reeves préconise de n'être ni optimiste ni pessimiste mais d'agir ensemble.
Quant à l'info trouvée concernant un éventuel mini âge glaciaire, il recommande de ne pas se hâter de conclure en ce sens …

Notre site regroupe celles et ceux qui sont dans une démarche constructive…

2

1
2014-01-20 22:36:46 +0100

Agir chacun à notre petite échelle, fédérer et rester optimiste: Je suis d'accord.

1

1
2014-02-14 22:31:25 +0100

Premièrement pour répondre à Catsie7, il existe des moyens très simple de se faire entendre. Citons par exemple le projet de loi sur l'écocide en Europe qui ne reçoit pas toute l'attention attendue. :)

Lorsque dans l'article il est fait mention de migration d'espèces (qui n'est pas naturelle mais contrainte), il faut entendre par là qu'un seul degré en plus déplace les limites de tolérance des espèces (150 m en altitude ou 125 km vers les pôles réciproques des deux hémisphères).
De plus ces espèces ne sont pas seulement les espèces dont nous entendons souvent parler (telle que le thon) mais aussi des espèces autrement plus dangereuses pour l'homme (notamment l'anophèle femelle, vecteur du paludisme, et d'autres petits parasites insignifiants...).

Pour une autre petite tartine de mélodramatique, les mouvements de population vont être à la base de nouvelles guerres, de nouveaux conflits, ce qui n'est pas bien difficile à prévoir au vue de la situation actuelle. (Pour un petit récapitulatif des prévisions -qui se vérifient tous les ans, avec une "légère" tendance à l'aggravation-, ce n'est à ni plus ni moins 3,5 km plus au sud que se situera chaque ville, année après année. Autrement dit, en 2100, Paris sera à la température de Madrid, Madrid à celle du Maghreb, et ce dernier.. à celle du Sahara, autant dire qu'à l'échelle d'un pays ce seront des conditions pour le moins... invivables. C'est bien sûr un exemple nombrilliste, mais vue qu'il existe beaucoup d'autres pays, je vous laisse faire la prévision..)
-Point positif, comme dirait un de mes professeurs, la Sibérie sera habitable ! ;)-

Enfin, je conseille tout le monde de lire le résumé en français du rapport du GIEC, il est vraiment enrichissant sur le sujet ; et de le partager au plus grand nombre, car comme dirait Hubert Reeves : "Quand il y a le feu chez vous, il vaut mieux le savoir que de ne pas le savoir.Le jour où vous savez qu'il y a le feu chez vous, vous bougez, s'il vous ne le savez pas vous êtes beaucoup plus mal en point."
Il faut transmettre tout ce que l'on sait aux autres d'un point de vue réaliste.
"Ça pourrait donner quelque chose, ça pourrait ne rien donner.. il faut être réaliste."
Mais je pense sincèrement qu'il faille faire notre part, chacun de nous. <3

1

0
2014-02-22 19:23:16 +0100

Pendant ce temps, se construisent, dans une certaine opacité, des projets de géo-ingénierie. La géo-ingénierie a pour but de contrôler le réchauffement climatique sans remettre en question les émissions de gaz à effet de serre, et le système économique actuel. J'avais découvert cette publication de l'agence nationale de la recherche/ "L'ANR lance un appel à proposition pour un atelier de réflexion prospective (ARP) sur la thématique "Géo-ingénierie de l’environnement". Cet ARP devra identifier les domaines de réflexion et de recherche les plus pertinents pour permettre à la recherche française d'acquérir une expertise sur les nombreuses interrogations posées par l'irruption de la géo-ingénierie de l’environnement pour essayer de contrôler le climat. "http://www.agence-nationale...

0

0
2014-02-22 19:23:59 +0100

Un diplôme peut être obtenu dans ce domaine à l'Université de NIce Sophia-Antipolis ! http://sco-web.unice.fr/cgi...

0

0
2014-02-22 19:27:48 +0100

Un article était paru sur TERRA ECO (je suis abonné) sur le sujet, permettant d'officialiser (en citant précisément les sources) ce qui restait une hypothèse peu crédible pour beaucoup...(relevant de la science fiction) .
"Pulvériser du soufre dans l’atmosphère, capturer le CO2 dans l’air ambiant… Une poignée d’ingénieurs, d’industriels et de politiques se sont alliés pour faire accepter ces méthodes, hier encore vues comme farfelues. Leur but : manipuler un climat qui s’emballe.

Un risque de canicule ? La planète se réchauffe trop vite ? Aucun problème : réglons le thermostat. Une pincée de particules de dioxyde de soufre pulvérisées dans l’atmosphère afin de réfléchir le rayonnement solaire et le tour est joué : un degré ou deux de gagnés. De la science-fiction ? Même pas. On appelle ça la « géo-ingénierie ». Les diverses techniques de manipulation du climat (Lire l’encadré au bas de cet article) peuvent donner des sueurs froides, mais elles se font aussi une place au soleil. La preuve ? Les gouvernements eux-mêmes avaient demandé au Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) de plancher sur leur crédibilité. Le verdict est tombé à la fin du mois de septembre. Prudents, les scientifiques reconnaissent que ces « méthodes comportent des effets secondaires et des conséquences à long terme à l’échelle planétaire » (Lire l’encadré au bas de cet article). Il n’empêche, une brèche est ouverte : « Les modélisations indiquent que [l’injection de particules] a le potentiel de réduire sensiblement une hausse de la température mondiale. » Une consécration.
Doux dingues et contes de fées
Il y a peu, les scientifiques qui évoquaient la géo-ingénierie passaient au mieux pour de doux dingues. Sujet tabou, crédibilité zéro. Aujourd’hui, place au conte de fées. Alors, comment l’idée de bidouiller le climat s’est-elle imposée ? Retour sur les événements qui ont dédiabolisé l’idée d’un plan B. La manipulation du climat a été évoquée dès la Guerre froide. Lors du XXIIe congrès du Parti communiste, en 1961, l’URSS en fait une priorité scientifique. En 1965, des conseillers du président américain Lyndon Johnson proposent d’étudier la question pour contrer la hausse du CO2. Ces techniques sont alors également reconnues comme une « dimension nouvelle de l’art de la guerre ». Au Vietnam, l’US Air Force ensemence des nuages pour déclencher des intempéries et rendre la piste Hô Chi Minh impraticable. La révélation de cette opération conduira à une convention des Nations unies en 1976 interdisant la « guerre climatique ».Pendant vingt ans, la géo-ingénierie tombe dans l’oubli.
En 1998, une conférence est organisée dans le Colorado, intitulée « Stratégies énergétiques innovantes pour la stabilisation du CO2 ». Puisqu’il faut innover, l’un des participants vante la géo-ingénierie. Une nouvelle provocation de Lowell Wood, un astrophysicien qui a vendu à Ronald Reagan l’idée de « Guerre des étoiles ». Avec son compère Edward Teller, le père de la bombe à hydrogène, il peaufine une idée folle : injecter des particules dans la stratosphère. L’accueil est glacial. David Keith est dans la salle. Ce professeur de physique sera élu dix ans plus tard « Héros de l’environnement » par le magazine Time. Il se souvient : « J’ai été stupéfait d’entendre un “?guerrier de la Guerre froide?” parler de réchauffement de la planète. » Par le passé, Lowell Wood et Edward Teller avaient proposé de façonner des ports à coups de bombes nucléaires. Ken Caldeira est, lui aussi, estomaqué. Ce chercheur a beau travailler au Livermore National Laboratory, le fief d’Edward Teller, c’est un antinucléaire. Il propose de prouver à Lowell Wood son erreur. Les supercalculateurs du labo turbinent et finissent pas donner raison à… son adversaire.
L’obstacle technique est levé
A l’époque, la technique n’est pas encore au point. Et aujourd’hui ? « Alors que certaines propositions, comme le lancement d’un nuage de miroirs dans l’espace pour dévier une partie de la chaleur du soleil, sonnent comme un mirage, les propositions les plus sérieuses ne requièrent pas de prouesses insurmontables et pourraient être rapidement déployées », reconnaît Clive Hamilton, professeur d’éthique publique à l’université Charles-Stuart de Sydney, en Australie, et l’un des opposants les mieux renseignés à la géo-ingénierie (1). L’obstacle technologique levé, il estime qu’il faut être d’autant plus attentif pour éviter toute expérience grandeur nature.
Une dizaine d’années après la conférence du Colorado, David Keith et Ken Caldeira sont, eux, devenus les plus chauds partisans de la géo-ingénierie. « Qu’on le veuille ou non, une urgence climatique est possible, et la géo-ingénierie pourrait être la seule option à action rapide pour éviter une catastrophe mondiale », écrivent-ils, en 2010, dans le journal scientifique Issues. Ils jouent sur du velours. Pour la première fois dans l’histoire humaine, en mai 2013, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a dépassé la barre des 400 ppm (parties par million), un seuil que la planète n’avait pas atteint depuis 2,5 millions d’années. Qu’importe. Les sommets internationaux continuent de tourner au fiasco. Raison de plus pour envisager une « police d’assurance ». C’est ce qui rend l’ascension de la géo-ingénierie si irrésistible. Ses défenseurs ne sont plus seulement des dingues de technologie ou des militaires.
Le tournant a lieu en 2006, quand Paul Crutzen prend position pour la pulvérisation de particules. Un autre Docteur Folamour ? Du tout. Ecologiste convaincu et prix Nobel de chimie cuvée 1995, ce chercheur forgea le concept d’« anthropocène ». La géo-ingénierie gagne une crédibilité inespérée. « Quand deux personnes aussi différentes que Wood et Crutzen militent pour la même idée, ça prouve bien l’urgence de la situation », décrypte Ken Caldeira. Dès lors, la machine s’emballe. En septembre 2008, la Royal Society britannique conclut que « le temps pourrait bien venir où ces interventions à l’échelle de la planète seront acceptées comme moins risquées que l’inaction ». Avant de publier une évaluation des techniques, argumentée, mesurée, qui offre une caution de poids.
A la fin de l’année 2009, c’est le sommet de Copenhague. « Pour la première fois, nous avons vu des manifestations parallèles faisant la promotion de la géo-ingénierie », raconte Clive Hamilton. Deux jours après l’échec du sommet, CNN interroge le scientifique et entrepreneur Nathan Myhrvold : « Je pense qu’il faut être un optimiste incroyable pour penser que la seule solution à étudier [est la réduction des émissions de CO2]. (…) Nous avons besoin d’un moyen de nous faire gagner du temps. » Par exemple, injecter des particules dans la stratosphère.
Ça tombe bien parce que l’entreprise créée par Myhrvold, Intellectual Ventures, a justement inventé le « stratoshield », une sorte de tuyau suspendu à des ballons capable de réaliser cette prouesse. Gonflé. Mais l’homme n’est pas un hurluberlu. Son business a été cofondé par Bill Gates, son ancien patron chez Microsoft. Et il a été rejoint par… Lowell Wood. Un petit monde, puissant et influent. Qui œuvre à la banalisation de la géo-ingénierie.
(Crédit photo : DR)
Scénario à la James Bond
Bill Gates possède aussi des parts dans la société Carbon Engineering, une start-up créée par David Keith pour développer la capture du CO2 dans l’air ambiant. Le milliardaire a aussi financé des études, à travers son Fonds de recherche pour l’innovation climatique et énergétique, pour un total de 4,6 millions de dollars (3,4 millions d’euros) à la fin de l’année 2011. 300?000 dollars (220?000 euros) ont servi à cofinancer trois importantes évaluations de la géo-ingénierie – auxquelles David Keith et Ken Caldeira ont contribué. Immanquablement émerge un scénario à la James Bond, dans lequel un magnat s’octroierait le rôle du « Greenfinger ».
La géo-ingénierie s’est-elle imposée en raison d’enjeux économiques ? Attention à ne pas sombrer dans la complotite aiguë. « Le seul intérêt financier que je vois est celui de sociétés qui brevettent tout et n’importe quoi dans l’espoir que, dans le lot, il y aura une invention exploitable dans le futur. Ça ne suffit pas pour y voir un lobby industriel, nuance Olivier Boucher, directeur de recherche au Laboratoire de météorologie dynamique, à Paris. Les grosses entreprises, par exemple dans le spatial, font peut-être un peu de veille, mais ne soutiennent personne. » C’est oublier un peu vite que Bill Gates a aussi financé en partie un rapport publié par Aurora Flight, une société américaine spécialisée dans la construction de drones, qui conclut qu’injecter des particules dans l’atmosphère est faisable. Clive Hamilton se veut lui aussi prudent : « Il est trop tôt pour affirmer que la géo-ingénierie est envisagée pour des raisons économiques. Les scientifiques plaidant pour plus de recherches sont motivés par une profonde inquiétude pour l’avenir du monde. » Mais, le philosophe prévient : « Déjà, nous voyons les compagnies pétrolières s’immiscer dans le débat… »
Steven Koonin, directeur scientifique américain du géant du pétrole BP (avant de devenir sous-secrétaire d’Etat chargé de l’Energie, de 2009 à 2011) est à l’origine d’une réunion d’experts, le Novim, qui a abouti à un influent rapport. Le porte-parole d’ExxonMobil sur la géo-ingénierie est Haroon Kheshgi qui, en 1995, fut le premier à proposer d’ajouter de la chaux dans les océans pour en réduire l’acidification. « Via Kheshgi, Exxon a commencé à influencer divers rapports “?indépendants?”, comme celui de la Nasa en 2007 », précise Clive Hamilton. Logique : avec cette solution clés en main, plus besoin de changer de mode de vie. Continuons à nous gaver de pétrole, la science nous sauvera…
Foi en la technologie
C’est d’ailleurs cette foi en la technologie qui explique le ralliement de certains groupes de pression conservateurs, encore climato-sceptiques il y a peu, comme l’American Enterprise Institute ou le Heartland Institute. En effet, « la géo-ingénierie promet de transformer un échec du système de libre-entreprise en un triomphe de l’ingéniosité humaine, analyse Clive Hamilton. Au lieu de blâmer l’orgueil technologique, elle appelle à une plus grande maîtrise de la nature ».
Urgence climatique, technologie à effet immédiat… Faut-il s’étonner que la Chine ait inscrit en 2012 la géo-ingénierie parmi ses priorités de recherche en géosciences ? Mais son déploiement à l’échelle mondiale n’est pas forcément pour demain : à la fin de l’année 2011, face à la fronde des ONG, le Royaume-Uni a ainsi dû remiser son projet d’injection d’aérosols dans l’atmosphère. Les traités internationaux sont également censés assurer des garde-fous. Sauf que des chercheurs viennent de les passer au crible. Verdict : les pays sont plus ou moins libres de faire ce qu’ils veulent. Les géo-ingénieurs ont de l’avenir. —
(1) Auteur des Apprentis sorciers du climat (Le Seuil, 2013)

Deux familles de bricolage climatique
La géo-ingénierie se divise en deux grandes familles : celle qui prétend limiter l’énergie solaire parvenant à la surface de la Terre (Solar Radiation Management) et celle qui pense extraire le CO2 de l’atmosphère (Dioxide Carbon Removal, DCR). La première englobe des idées chimériques, tel ce « pare-soleil » de miroirs en orbite pour réfléchir le rayonnement, ou anecdotiques, comme la proposition de repeindre en blanc les toits, mais aussi la pulvérisation de soufre, imitant le phénomène des éruptions volcaniques. La DCR, elle, comprend la plantation d’arbres, la « fertilisation » des océans par le fer afin de stimuler l’éclosion du phytoplancton et des procédés industriels, encore balbutiants, de capture du CO2 présent dans l’air. —

Risquée, la bidouille
Jouer aux apprentis sorciers, c’est dangereux. La pulvérisation de soufre, la technique la plus crédible, « pourrait perturber gravement la mousson indienne et provoquer des sécheresses au Sahel », avertit Olivier Boucher, chercheur au Laboratoire de météorologie dynamique, à Paris. Surtout, une fois lancé, le sulfatage ne pourrait être arrêté, sous peine de voir les températures grimper brutalement. Catastrophe assurée. Quant à la couche d’ozone, elle pourrait être affectée par les aérosols artificiels, dont les effets sur la photosynthèse des plantes sont incertains. Pas rassurant. —"
http://www.terraeco.net/Geo...

0

1
2014-02-22 19:31:20 +0100

C'est pourquoi la notion de TRANSITION ENERGETIQUE, développement durable, préservation des écosystèmes et de la biodiversité sont incontournables, imposant une remise en question de l'économie de marché actuelle (pour satisfaire la "demande" en huile de palme, on rase les forêts primaires tropicales par exemple, et pour les sables bitumeux au Canada, l'extraction est une catastrophe écologique s'ajoutant aux GES émis). Même s'il y a de nombreux exemples d'entreprises vertueuses et de chefs d'entreprise exemplaires, pour d'autres, une régulation s'impose...

1

À propos de l'auteur

Bonjour. Né en 1972,à une époque où beaucoup de concepts que l'on croit modernes existaient déjà*,je suis devenu éco-conscient spontanément,peu à peu. Parallèlement à mon métier (médecin généraliste),je pratique la botanique amateur, l'ornithologie et l'entomologie amateur (de loin). Je fais des sorties, assiste à des conférences, et le savoir emmagasiné peu à peu est renforcé par des lectures....

Réputation
Découvrir la biodiversité #1f6929 decouvrir-la-biodiversite 53215
Patrimoine naturel #81A23E patrimoine-naturel 21620
Ménagement du Territoire #D05D10 menagement-du-territoire 38333
Cadres institutionnels #B36281 cadres-institutionnels 1926
Économie et Biodiversité #723DC4 economie-et-biodiversite 2662
Transition écologique #168DBE transition-ecologique 10895

Ses derniers articles

Powered_by_tinkuy