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6,4 millions de tonnes de déchets dans les océans chaque année !

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Publié dans
le 02.05.14
Journal.pone.0095839.g001

  • Une étude, publiée (en anglais) sur un site scientifique (Plos one) a de quoi inquiéter. Elle fait état de l'accumulation de déchets dans les océans et les mers.

  •  La notion de déchets marins est définie comme étant '' toute matière solide persistante, manufacturée ou transformée jetée, évacuée ou abandonnée dans le milieu marin et côtier »


  • Traduction de certains passages 


    Les effets néfastes des déchets sur le milieu marin ne sont pas négligeables. Outre la question esthétique incontestable, la litière peut être confondue avec les produits alimentaires et être ingérée par une grande variété d'organismes marinsL'enchevêtrement dans les engins de pêche abandonnés est aussi une menace grave, en particulier pour les mammifères, les tortues et les oiseaux, mais aussi pour les organismes benthiques tels que les coraux. ...


    Bien que le type de déchets trouvés dans les océans de la planète soit très diversifié, les plastiques sont de loin le matériau le plus abondant enregistré. En raison de leur persistance et de la nature hydrophobe, leur impact sur les écosystèmes marins est très préoccupant. Les plastiques sont une source de produits chimiques toxiques ...  qui peuvent être mortels pour la faune marine. En outre, la dégradation des plastiques génère des microplastiques qui, ingérés par des organismes, contaminent les chaînes trophiques ....


    Les résultats mettent en évidence l'ampleur du problème et la nécessité d'agir pour éviter l'accumulation de plus en plus de déchets dans les environnements marins. 


    Voir aussi
    Le continent poubelle
    20- kg de plastique dans l'estomac d une baleine

    Commentaires

    5
    2014-05-02 12:27:43 +0200

    "Le Monde" a publié hier un article sur cette étude (http://www.lemonde.fr/plane...).
    Les marées de déchets déversées sur les plages du littoral atlantique par les tempêtes hivernales nous en ont donné un triste aperçu. Ces catastrophes environnementales doivent nous inciter à trier, à éviter tout ce qui est emballage superflu, à ramasser partout ces ordures abandonnées dans la nature, y compris dans les cours d'eau ! Lire http://www.humanite-biodive... et http://www.humanite-biodive...

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    2014-05-02 13:12:32 +0200

    Les titres des journaux qui reprennent l'information sont éloquents:
    - La mer Méditerranée malade de l'homme (Corse-Matin)
    - La Méditerranée malade de l'homme (Nice-Matin)
    - L'océan Atlantique pollué jusqu'au fond (Libération)
    - Des déchets en mer jusque dans les grandes profondeurs (La Croix)
    - Pollution des océans: c'est pire qu'on le pensait ( Sud-Ouest)...

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    2014-05-04 09:15:26 +0200

    Et malgré ces constats, l'homme n'agit pas sur le terrain pour freiner cela, et les emballages plastiques restent largement et gratuitement distribués, parfois jetés dans la nature ou sur la plage...Les jouets de plage en plastique, ne durant qu'une semaine (peu solides), se multiplient chez les enfants sur les plages. Lorsque nous allons à Hyères avant l'été, je suis révolté par ce que je trouve sur les plages, encore plus s'il y a eu le vent d'ouest, ramenant du littoral méditerranéen français et du grand large des déchets sui viennent se heurter à la saillie de la presqu'ile de Giens dans la grande bleue. Il est grand temps que ces constats se suivent d'action (pragmatisme), en particulier au plan gouvernemental et européen. Et nous devrions remettre en question la totale liberté industrielle de produire tant de jouets en plastique, peu solides et peu durable (c'est là le problème) (qui souvent viennent de Chine mais qu'on pourrait aussi ne plus importer, des produits plus vertueux seraient alors vendus dans les boutiques...Et je me rappelle qu'enfants, nous jouions très bien sans cette surabondance d'équipements et jouets divers)

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    2014-05-04 09:17:06 +0200

    Appliquée à l'homme individuel, cette incapacité à agir après intégration cérébrale d'une nécessité de le faire s'appelle APRAXIE, et c'est pathologique !

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    2014-05-04 09:18:10 +0200

    Je pense que l'humanité politique a aussi une certaine apraxie, en particulier lorsqu'il s'agit de questions environnementales, et merci à Humanité et Biodiversité d'être là et de travailler quotidiennement à changer cela !

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    2014-05-04 10:09:06 +0200

    Merci Dr de vos commentaires. Ils ont enrichi mon vocabulaire du terme APRAXIE, qui s'applique aussi aux collectivités : nos actions Cours d'eau propres depuis 2010, par exemple, ne les font pas bouger d'un iota malgré les demandes de soutien que nous leur adressons, inventaire et photos à l'appui (je vais publier quelques images sur FB).

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    2014-05-04 16:08:28 +0200

    Même en refusant systématiquement les sacs de plastique dans les magasins, il est difficile de les éviter, il sont partout et ici, au Canada, nous avons pris l'habitude de mettre tous les fruits et légumes, absolument tout sous plastique à l'épicerie. Je me surprend souvent à visualiser tout les achats que j'ai pu faire dans ma vie... et j'y ajoute ceux des millions de gens "ordinaires" qui font ces achats tous les jours, comme moi... J'ai trouvé certaines réponses dans mes lectures et cela m'a convaincue que chaque petit geste, du moins les miens, sont effectivement très importants... L'océanographe américaine Kara Lavender Law de la Sea Education Association, au Massachussets, a recueilli 22 années de données, et envoyé plus de 7 000 étudiants en mer pour classifier ces débris à la dérive. Dans certaines zones, ils en ont répertorié plus de 500 000 morceaux par kilomètre carré. Et il faut penser qu’il y en a plus puisque le mouvement des vagues peut facilement les engloutir jusqu’à 30 mètres sous la surface. Mêlés au plancton à raison de 6 pour 1, ces déchets épars et la myriade de fragments de plastique non biodégradables d’un dixième de la taille d’un attache-feuilles attirent tous les pesticides et autres polluants sur leur pourtour et sont ensuite avalés par les poissons et les oiseaux qui l’introduisent dans la chaîne alimentaire résultent en grande partie des articles, sacs et emballages plastifiés que nous avons jetés à l’eau ou qui se sont envolés des dépotoirs à ciel ouvert (ballons de football, kayaks, blocs de jeu, sacs, récipients, jouets, bouteilles, tasses, balles…). Ils proviennent aussi des bateaux ou encore des pays dépourvus de systèmes de collecte/traitement, où les emballages traînent partout, bloquent les caniveaux et tapissent les bords de rivières dans les campagnes, les villes et les villages.

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    2014-05-10 16:02:52 +0200

    Vous avez raison, ecojrb, de vous pencher sur l'origine - de suggérer que l'on achète que ce qui peut être recyclé. C'est tout simple et ne devrait pas être si compliqué. Dans une entreprise, lorsqu'un projet ou un processus ne fonctionne pas, on se penche sur les causes et on corrige le tir. Il nous faut apprendre à gérer notre consommation un peu de la même manière. Par contre, nous sommes très influencés par ce qui est sur le marché, nos habitudes bien ancrées. Finalement, on fait confiance... on croit que c'est OK si c'est là, en vente.
    Une sensibilisation massive doit être faite mais, sans faciliter les alternatives, l'effort est grand pour contourner les emballages. Nous sommes souvent limités dans nos actions par les impératifs du quotidien - la course contre la montre pour se rendre au travail, pour être là à temps pour les enfants, pour terminer quelque chose d'important... bref, non seulement devons-nous devenir plus conscients, encore faut-il que l'on puisse nous faciliter la tâche dans les commerces et mieux, encore, que ce genre d'intiatives soit promu et possiblement financé par les États dans toutes les collectivités du monde. Idéalisme? Oui, je crois. Mais ce serait pourtant si simple...

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    2014-08-26 12:42:51 +0200

    Bonjour. J'ai une question qui risque de paraître idiote mais ; des études ont-elles été faites afin de déterminer la part de responsabilité de rejet de chacun de ces déchets ? Je veux dire, dans toute cette masse savons nous quelle est la part des Industries, la part des déchets individuels, la part des déchets simplement rejetés des bateaux ? etc. En fait, la question que je me pose est la suivante : Serait-il possible de réduire ces "déjections" par une éducation auprès des personnes ? Une éducation "individuelle" ? Et si oui, quel sera l'impact de cette éducation sur les déchets rejetés ? J’espère avoir été clair. Merci à vous.

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    2016-06-03 14:48:02 +0200

    Je suis entièrement d'accord avec Ottacam

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    À propos de l'auteur

    La nature ... plus d'un demi-siècle que je prends une part active à sa défense. … Et depuis 1976, j'accompagne l'action de l'association devenue "Humanité et Biodiversité". J'en suis administratrice… Nelly Boutinot

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