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«Au nom de la terre», bouleversant drame paysan

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Publié dans
le 14.10.19
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La période est à la réflexion sur l'avenir de nos agricultures, les tensions sont fortes entre urbains et agriculteurs, entre néo-ruraux et agriculteurs

Notre association essaye de construire des ponts pour une meilleure compréhension, une réelle tolérance. Il est vrai que les agricultures, diverses et variées, doivent "muter".
Mais cette mutation ne doit pas se faire dans le désespoir, on doit construire collectivement une agriculture plus respectueuse de l'environnement, du bien être animal. Un nouvel exode rural ne répondrait pas aux nombreuses questions de notre société, dont celle de nourrir les gens et pas uniquement sur notre territoire national. De nourrir sainement, mais de nourrir...

Allons voir ce film plein d'humanisme qui interpelle nos consciences: «Au nom de la terre», deux ans après «Petit paysan, cet hommage au monde de l'élevage.


"Des «chiffres hallucinants » en milieu rural

« Depuis la sortie, nous allons de surprise en surprise », observe Christophe Rossignon, producteur du film et lui-même fils d'agriculteur. L'une d'elles est la répartition des entrées. « A Paris intra-muros, nous sommes très moyens », reconnaît-il en s'étonnant que les plus « intellos » des médias y aient vu « un tire-larmes » et trouvé ridicule que Guillaume Canet se fasse la vraie tête du père d'Edouard Bergeon, calvitie incluse.

Mais dès le périphérique franchi, la musique n'est plus du tout la même. La banlieue enregistre de meilleurs résultats. Les grandes villes de province font encore mieux. Les villes moyennes, un carton. Quant aux salles en milieu rural — un millier sur le territoire — elles ont été prises d'assaut. « On y enregistre des chiffres hallucinants ! confirme Edouard Bergeon. Dans les plus petites salles, il faut réserver sa place. »

La terrible fin et la décision d'intégrer de vraies images du père du cinéaste pouvaient laisser présager un bouche-à-oreille contre-productif. « Je l'ai craint, confie le réalisateur. Et en fait, je reçois des centaines de messages venus du monde agricole, qui trouve ce final d'utilité publique. »

Commentaires

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2019-10-14 19:42:12 +0200

Réactions
http://www.leparisien.fr/cu...

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2019-10-14 23:13:13 +0200

Mes grands-parents maternels étaient cultivateurs en Ardenne belge puis en France... J'ai toujours comme un pincement au coeur quand les petits paysans sont en détresse.

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2019-10-20 11:27:37 +0200

préserver nos paysans sera nous préserver . difficile à comprendre ?? de plus multiplier les petites exploitations serait favoriser le respect + de l'environnement car plus proches , moins massives , énormes et la qualité dans nos assiettes.

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2019-10-20 11:30:13 +0200

"... que l’on revienne à l’origine du mot paysan, pays, paysages, à cette agriculture à taille humaine à cette terre nourricière, riche quand elle est bien traitée. Pour preuve quand je laboure mes champs, les mouettes volent derrière ».

https://www.ouest-france.fr...

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À propos de l'auteur

ex-directeur de Laboratoire INRA, économiste, ex président de l'institut de recherche économique et sociale, ex membre du bureau du CNIS, négociateurs des Grenelles de l'environnement et de la mer, membre du CEDD et de la CNDP. Vice-président d’Humanité et Biodiversité.

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