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Biodiversité : la France, mauvaise élève et « toujours pas à la hauteur » !

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Publié dans
le 01.05.19
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Une nouvelle fois c'est un grand moment pour l'avenir de la biodiversité sur Terre, un très grand moment, comme déjà lu sur le site d'Humanité et Biodiversité

En France, après la COP21 qui, 4 ans après (3 ans et demi pour le moment), peut nous laisser un goût tristement amer.

Est-ce que l'Ipbes, réuni à Paris sera réellement un changement politique ? on ne peut que le souhaiter et l'espérer.
En attendant, il semble que la France ne soit pas un exemple en la matière ... mais il ne faut pas oublier que si il n'y avait que la France, alors le monde et la biodiversité pourraient être serein.

Après avoir accueilli la conférence internationale sur le climat, la France reçoit les experts mondiaux de la biodiversité sous l'égide de l'ONU, se positionnant en « championne » de la protection de la nature. Pourtant, les ONG dénoncent son action qu'elles jugent loin d'être exemplaire.

« La France a tenu à accueillir cet événement car elle est engagée depuis longtemps dans le champ de la biodiversité » , assure le ministère de la Transition écologique qui précise que le Président, Emmanuel Macron, « souhaite que les enjeux de la biodiversité soient traités à égale importance avec les enjeux climatiques ».

Au royaume des petites phrases, le président français a marqué les esprits avec son « Make our planet great again » en faveur du climat, et, avec le numéro Un chinois, Xi Jinping, il a promis « un sursaut mondial face à l'érosion de la biodiversité». Pour rappel, la France concentre 10 % des espèces répertoriées dans le monde, avec ses littoraux, les Alpes, et surtout la forte diversité en Outremer (récifs coralliens, forêt amazonienne...). Malheureusement, un quart d'entre elles sont menacées.

Vers « l'acte de naissance d'une mobilisation internationale » ?

La réunion de l'IPBES doit être « l'acte de naissance d'une mobilisation internationale sans précédent pour la biodiversité », ont plaidé ce dimanche 28 avril, quatre ministres français dans une tribune publiée dans le quotidien Le Parisien.

Nous avons des compétences naturalistes admirables en France (…) mais la volonté politique n'est pas au rendez-vous »

« La France fait partie des pays fer de lance sur la scène diplomatique », confirme Yann Laurans, directeur du programme biodiversité de l'Institut du développement durable et des relations internationale (Iddri).

Reculade sur reculade

« Comment notre pays, qui affirme sa volonté d'être (...) un acteur majeur de la mobilisation en faveur de la biodiversité (...) peut-il être crédible en tenant aussi peu compte de ces enjeux dans sa politique intérieure ? » ont-elles réagi, cette semaine, après l'intervention d'Emmanuel Macron en conclusion du grand débat national organisé ces derniers mois en France. Effectivement : quid de l'environnement, parent pauvre de cette conférence de presse, et qui a tristement brillé par son absence.

Le pays dispose d'une stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020, qui était « un peu endormie », selon le directeur de l'Agence française pour la biodiversité (AFB) Christophe Aubel. Un plan biodiversité l'a relancée à l'été 2018 et son contenu est « ambitieux, mais au prix d'une certaine imprécision », juge Yann Laurans.

« Le pays n'est pas toujours à la hauteur »

Tout comme la stratégie de lutte contre la déforestation importée dont s'est dotée la France mais dont les ONG déplorent l'absence d'objectifs chiffrés et d'échéances précises.

Concernant la protection d'espèces protégées, la Commission européenne remarque, quant à elle, que « le pays n'est pas toujours à la hauteur. L'état de conservation de certaines espèces protégées d'oiseaux a été compromis par la chasse. »

Plus vive est la critique des ONG qui, pour d'autres domaines, soulignent d'un zéro pointé le réel manque d'ambition de la France, citant par exemple l'agriculture intensive, l'une des causes principales de la perte de biodiversité.
...

Vignette: Emblématique de l’Alsace, ce hamster d'Europe, autrefois nommé Marmotte de Strasbourg, est menacé. Ce grand hamster d'Alsace a été photographié le 2 juillet 2014, près de Boesfeld, dans le centre de l'Allemagne. © Uwe Anspach, DPA-AFP

Commentaires

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2019-05-01 23:37:01 +0200

J'habite une région couverte de maïs. Chez une amie qui habite la pleine campagne, un avion sulfatait les champs, et nous au passage. Si j'ai du nez pour les fragrances et les plantes, j'en ai peu pour ces produits, mais ça faisait mal au voies respiratoires et j'avais des vertiges. Pour être intensif c'est intensif. A quand le bio intensif?

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2019-05-07 00:36:53 +0200

A force, il semble qu'il n'y a plus d'adjectif pour qualifier le degré d'urgence. Et pourtant, combien ne le voient toujours pas ? Ou pire encore, le relativisent. Cette alarme sera-t-elle enfin la bonne ?
En attendant, du concret avec les Oasis Nature: notre planète en demande encore plus ! Essaimons avec cette belle initiative !

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À propos de l'auteur

Vous savez ce que l'on dit ? A deux on se tient compagnie, à 3 on fait la fête. Ce qui m'amène toujours à me rappeler qu'à 4 on médite :) Comme une plante ne peut pas être, seule, sans rien au milieu de nulle part, car si il y a une plante, même profondément et invisible, il y a de l'eau, et ce nulle part n'est pas non plus un sol "vide" ne permettant à rien d'y apparaître, même si il faut de...

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