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Bref historique du projet de LGV en PACA

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Publié dans
le 16.12.16
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C'est l'historique d'un projet de ligne ferroviaire entre Aix et Nice.
Ce projet s'appelait LGV (Ligne à Grande Vitesse), car l'objectif était de "rapprocher" Nice de Paris.
En effet, au sud d'Aix les TGV ne roulent plus qu'à la vitesse des autres trains.

Le projet initial est abandonné, au profit d'un détour par le littoral pour passer par les métropoles les plus importantes de la région (Marseille, Cannes, Toulon...) plus long, plus coûteux, plus impactant.
Après avoir été mis en veille, le projet revient rebaptisé Ligne Nouvelle, où circuleraient TGV et TER, "pour faciliter la mobilité" dit RFF.

Avec ce projet, la construction de nouvelles gares, avec correspondances TER, sont envisagées.
Voir la publication titrée "Pour la nouvelle gare TGV à Cannes La Bocca"

Selon Var Matin: "la mise en place d'une écotaxe sur l'axe Piémont, Ligurie, Paca, afin de financer le foncier et les surcoûts liés aux infrastructures. Dans le mot "foncier" se cachent les expropriations,...".

La concertation reprend donc sur le projet "Ligne Nouvelle".
http://www.lignenouvelle-provencecotedazur.fr/

La nouveauté est dans la manière dont le chantier sera réalisé: en 3 étapes, échelonnées dans le temps, et qui se complètent.
L'avantage ?
Ne pas ouvrir le chantier sur la totalité de la ligne en même temps et, ainsi, assurer le démarrage des travaux le long d'un littoral où l'espace est plus que compté ...

A suivre !

Commentaires

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2016-12-16 11:54:00 +0100

La ligne ferroviaire nouvelle Provence-Côte d'Azur fait parler d'elle dès 2000 et surtout depuis l'annonce par le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo en 2009;
Il s'agit maintenant d'une ligne mixte TGV/TER.
Les emplacements des nouvelles gares, la création de la ligne vont porter atteinte à la biodiversité. Notre site lui étant dédié nous accueillerons tous témoignages la concernant comme ce fut le cas pour la future gare de Cannes.

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2016-12-16 19:45:30 +0100

Il est important de bien comprendre l'erreur majeure de conception initiale de ce "grand" projet d'infrastructure.
En fait, comme trop souvent, on a voulu (on étant les élus locaux) faire payer à l'Etat ou au moins à d'autres que les collectivités, un projet d'intérêt local, en détournant un projet national.

Un exemple national bien connu, est constitué par le tunnel de Fourvière à Lyon: au départ l'Etat portait un contournement autoroutier par l'ouest, et, sous l'impulsion du maire de Lyon à l'époque, l'autoroute entra en plein dans Lyon.

  • Ici, le besoin criant réside bien, initialement, dans une liaison rapide inter-cités, ou interne à la méga-conurbation Marseille/Toulon/Nice. Mais, les collectivités, qui déjà avaient abandonné le tramway à Toulon, et ne brillent pas par leurs engagements en faveur des transports collectifs, n'étaient pas prêtes à financer un tel projet pourtant indispensable pour désengorger les voiries. Techniquement, il ne s'agissait que d'élargir les voies existantes et d'y faire circuler des trains pendulaires pouvant rouler aux environs de 200 km/h.
  • De son coté, l'Etat portait un projet de liaison direct depuis la gare TGV d'Aix-en-Provence, longeant l'autoroute A8 existante, en arrière-pays, mettant Nice à 4 heures de Paris en TGV. Mais ce tracé direct, impactant au minimum les espaces naturels, ne passait ni par Marseille, ni par Toulon. Il était chiffré à environ 8 Mds €.
  • Les pressions furent telles, que la LGV à construire doit donc passer par Marseille, Toulon, avec un rallongement significatif (Nice sera à au moins 4 heures 30 de Paris, ce qui ne concurrencera plus l'avion). Mais une LGV exige donc des travaux bien plus gigantesques en tracé (longues courbes), en ouvrages (avec une gare souterraine à Marseille coûtant plus de 2,5 Mds €): coût, au moins 11, voire 15 Mds €. Donc une rentabilité qui s’effondre. Et surtout, un impact majeur pour l'environnement, avec l'éventrement de milieux naturels et de paysages remarquables comme Les massifs des Maures et de l'Estérel. Quant à la desserte locale, les TGV imposeront des cadences restant faibles pour les TER. Et, utiliser des TGV pour de la desserte locale, c'est un gâchis technique et financier énorme. Donc, encore un éléphant blanc dont le coût est tel que les calendriers le repoussent loin, à rentabilité faible ou négative, et qui impactera les milieux naturels. A l’heure de la COP21 et de la loi biodiversité, on peut dire simplement: soit, "fonce dans le mur et accélère", soit "a touché le fond et creuse encore".
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