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Des agriculteurs s’engagent auprès des scientifiques du CNRS et de l’Inra

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Publié dans
le 24.12.17
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Merci à ces agriculteurs qui collaborent avec les scientifiques pour faire évoluer leurs pratiques !

Extraits d'un article de La Nouvelle République

Les chercheurs du Centre d’études biologiques de Chizé (équipe Agripop) poursuivent leur collaboration avec des agriculteurs de la plaine sud de Niort (zone atelier Plaine et Val de Sèvre) pour trouver des solutions permettant de diminuer l’usage des pesticides en valorisant les services rendus par la biodiversité, afin de maintenir aussi bien les rendements que leurs revenus.

Sur près de 70 exploitations contactées pour mener une expérimentation durant la saison culturale 2017-2018, 35 ont accepté de modifier leurs pratiques d’utilisation des intrants phytosanitaires dans les bordures d’une parcelle de céréale d’hiver ou de colza de leur choix, afin d’en tester les effets sur divers paramètres agronomiques, environnementaux et économiques.

Cette démarche est volontaire, l’agriculteur ne recevant aucune contribution financière en contrepartie.

Cet engagement des agriculteurs traduit aussi leur souhait de voir l’agriculture et leur métier évoluer. Beaucoup se questionnent sur une transition vers l’agriculture raisonnée, l’agriculture biologique ou l’agriculture de conservation des sols, soucieux du respect de l’environnement, et 97 % des agriculteurs rencontrés travaillent en dessous des doses homologuées par les fabricants de pesticides. Ce travail collaboratif permet d’apporter des connaissances pour les aider dans ces transitions.

Vignette: Photo NR

Commentaires

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2017-12-24 11:24:30 +0100

A faire connaître aussi!
Dans le Cher, quatre agriculteurs participent à une sélection participative de semences dites « anciennes », en partenariat avec l’Inra. L’idée ? Trouver parmi ces « semences de pays », des variétés qui poussent sans intrants, résistent aux parasites et les améliorer. Un travail de fourmi méconnu du grand public

http://www.leberry.fr/loye-...

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2017-12-24 12:22:20 +0100

Bravo à tous ces agriculteurs qui franchissent le pas et tentent l'expérimentation.
Il faut une bonne dose de courage et accepter de se remettre en cause : Une belle leçon !

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2017-12-25 11:17:54 +0100

Particulièrement en Deux Sèvres , une réflexion sur la gestion raisonnée de l'eau me semble presque plus urgente que la question des pesticides... A quand l'interdiction de l'irrigation et des indemnités sécheresse pour le maïs !!!

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2017-12-26 10:56:37 +0100

Voyez aussi cet article:"La biodiversité et l’agriculture sont faites pour s’entendre !"
http://www.agriculteur-norm...

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2017-12-26 11:28:37 +0100

Superbes initiatives...ça bouge ..ça bouge ..des signes sur la longue route du retour à la gestion saine et durable. Je rejoins mjc49 .. LE maïs !!! ici en médoc un vrai scandale tous les ans ...stop arrosage jardins..stop remplissage piscines ( qui pourtant entre autre sont utiles -feu de forêt-) mais plein "pot" champs de maïs sur des surfaces sans horizon.. Il y a bien longtemps que je n'aie vu un superbe champ de blé au vagues blondes, rempli de bleuets et de coquelicots.. autrement plus poétique qu'un champ de maïs assoiffé .

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2017-12-26 14:13:58 +0100

En Essonne, une expérience intéressante à noter : une ferme expérimentale teste en conditions réelles des technologies du numérique pour réduire les utilisations d'intrants, irriguer de façon beaucoup plus précise, et améliorer la vie du sol grâce au "semis sous couvert végétal". Il s'agit de la digiferme de Boigneville. A suivre . . .

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2017-12-27 15:25:23 +0100

Pour répondre à Victor , dans le Sud Ouest , la situation est encore plus problématique... Le pompage forcené de ces messieurs de la FNSEA dans les nappes phréatiques en fait baisser le niveau , niveau qui se compense par des infiltrations d'eau de mer... A terme , il n'y aura plus que de l'eau saumâtre , semble t il, dans les nappes phréatiques du SO , donc plus d'eau potable ... Ni d'eau utilisable en agriculture...Le phénomène est , paraît il bien connu mais " bizarrement" ignoré...

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2017-12-27 16:58:37 +0100

C'est toute une chaîne qu'il faut briser! le maïs, bizarrement, on en consomme très peu de manière direct, mais alors pourquoi en cultiver autant? En fait, 75 % des quelques 16 Millions d tonnes cultivées en France servent à l'alimentation animale (bovins, volailles et porcins). Or, si le mais en soi n'est pas plus gourmand en eau que le blé (ou très peu) , il n'est pas adapté à nos climats car il a besoin d'eau au moment ou le stress hydrique est le plus fort, c'est à dire en été, contrairement au blé qui lui va demander de l'eau en hiver. Et oui, c'est une plante équatoriale (originaire du Mexique). Encore un argument qui penche pour une moindre consommation de viande et de produits laitiers, on en revient toujours au même point, il faut changer nos habitudes de consommation et consommer directement les plantes et céréales plutôt que de consommer à outrance des animaux à qui on les a donné en nourriture, avec une énorme déperdition.

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À propos de l'auteur

La nature ... plus d'un demi-siècle que je prends une part active à sa défense. … Et depuis 1976, j'accompagne l'action de l'association devenue "Humanité et Biodiversité". J'en suis administratrice… Nelly Boutinot

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