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Et si les plantes n’étaient pas aussi sourdes que leurs pots ?

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Extraits d'un article récent

"La question de savoir si les plantes peuvent détecter des sons et y réagir est une hypothèse qu’étudie une équipe de chercheurs israéliens de l’université de Tel Aviv. Un manuscrit original a été déposé le 28 décembre 2018 sur le site de BioRxiv 2, et soumis en parallèle à une revue scientifique. S’il est donc trop tôt pour affirmer le statut scientifique de l’étude car l’article est encore en cours d’évaluation, l’idée mérite néanmoins d’être rapportée ici.

Dans cette étude, conduite par l’équipe de Lilach Hadany et intitulée « Les plantes entendent : les fleurs d’onagre réagissent rapidement au son du vol d’une abeille en produisant un nectar plus sucré », des fleurs d’Oenothera drummondi, encore appelée onagre bisannuelle ou primevère du soir, ont été exposées au bourdonnement d’abeilles, aux battements d’ailes de papillons de nuit et à des signaux sonores synthétiques ayant des fréquences similaires à celles des insectes pollinisateurs.

Lors de quatre expériences indépendantes menées avec plus de 650 fleurs au total, ces dernières produiraient alors en trois minutes un nectar plus sucré de 20 % en moyenne que le nectar habituel, ce qui augmenterait potentiellement les chances de pollinisation croisée (le pollen est transporté sur les organes femelles d’une autre plante).

Dans le résumé de l’étude, les chercheurs écrivent : « Nous avons constaté que les fleurs vibraient mécaniquement en réponse à ces sons, suggérant un mécanisme plausible dans lequel la fleur servirait d’organe sensoriel auditif de la plante. La vibration et la réponse au nectar étaient toutes deux spécifiques à la fréquence : les fleurs réagissaient aux sons des pollinisateurs, mais pas aux fréquences les plus hautes. Nos résultats montrent pour la première fois que les plantes peuvent réagir rapidement aux sons des pollinisateurs de manière écologiquement pertinente. »

À terme, si les résultats sont validés et confirmés, il sera nécessaire d’identifier le mécanisme cellulaire par lequel un son (une fréquence) est détecté puis transmis au niveau des cellules productrices de nectar pour en modifier la physiologie "

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La nature ... plus d'un demi-siècle que je prends une part active à sa défense. … Et depuis 1976, j'accompagne l'action de l'association devenue "Humanité et Biodiversité". J'en suis administratrice… Nelly Boutinot

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