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L'édition 2018 des chiffres clés de la biodiversité française est publiée

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38% de chauves-souris en moins en France, en l’espace de dix ans. C’est un des chiffres clés de la biodiversité, édition 2018 désormais en ligne.

"Le Commissariat général au développement durable", "l’Agence Française de la Biodiversité (AFB)" et "l’Observatoire National de la Biodiversité (ONB)", viennent tout juste de publier les derniers chiffres clés de la biodiversité en France. Des chiffres inquiétants.

Une évolution de la biodiversité inquiétante

Concernant les espèces d’abord, l’abondance des oiseaux spécialistes c’est à dire ceux inféodés à un habitat particulier, a diminué de 22% entre 1989 et 2017. C’est même plus du tiers ( -38%) pour les populations de chauves-souris entre 2006 et 2016.
Autre constat : parmi les espèces évaluées dans la liste rouge national, 26% d’entre elles sont éteintes ou menacées en France au 1er avril 2018.
Du côté des habitats et milieux naturels, un léger mieux, 44,2% des eaux de surface sont en bon état contre 43% auparavant.
En revanche, le recouvrement en corail vivant a diminué dans 29% des stations suivies, d’après le dernier bilan établi en 2017.

Des pressions persistantes

La destruction des milieux naturels se poursuit. Entre 2006 et 2015, 65.758 hectares ont été artificialisés chaque année en moyenne en France.
De même, la vente de produits phytosanitaires a augmenté de 12% en 2014-2016.
Les pollutions continuent elles aussi de peser sur la biodiversité même si il y a du mieux : la pollution des cours d’eau par les nitrates et les orthophosphates a diminué respectivement de 11% et 50% entre 1998 et 2016.
En revanche, la part des espèces exotiques envahissantes reste inchangée. En 2016, 60% des espèces les plus envahissantes ( la Liane papillon à La Réunion, l’Iguane vert en Martinique et en Guadeloupe etc..) au monde étaient encore présentes dans les outre-mer.

Une volonté de préserver de plus en plus forte

Les citoyens sont de plus en plus nombreux à agir pour préserver la biodiversité. Pour preuve, entre 2011 et 2017, le nombre de français engagés dans les sciences participatives a augmenté de 154%.
Autre point positif : les moyens financiers affectés à la préservation de la biodiversité augmentent également.
En 2015, la dépense nationale totale avoisinait 2,1 milliards d’euros contre 1,2 milliard d’euros en 2000, soit une augmentation de 75%.

Enfin, sur le terrain, les initiatives se multiplient.
La part du territoire national concerné par un schéma d’aménagement intégrant les enjeux de biodiversité est passé par exemple de 19 % en 2016, à 24% fin 2017.
En revanche, les aires protégées terrestres couvrent toujours moins de 1,5 % du territoire en protection forte.
Quant aux aires marines protégées, toutes catégories confondues, pas de progression depuis l’an dernier : 22,3 %, dotées pour leur très grande majorité (98,5 %) d’un plan de gestion durable moins de trois ans après leur création.

Commentaires

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2019-01-09 18:27:45 +0100

Lire sur le sujet l'article du Monde du 9/1/2019 : https://www.lemonde.fr/plan...

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