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Les animaux: êtres sensibles, sujets de droit

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le 08.11.12
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Que dit la science de l'aptitude des bêtes à ressentir la douleur ? Comment ces connaissances sont-elles prises en compte dans les textes de loi ? Ces questions étaient au coeur des journées sur "La souffrance animale, de la science au droit", organisées à Paris les 18 et 19 octobre (2012) par La Fondation droit animal, éthique et sciences (LFDA). Une première en France, qui témoigne de l'évolution des savoirs, mais aussi des réflexions et des mentalités en ce qui concerne la sensibilité animale.


"Dans ce domaine, les recherches françaises sont essentiellement menées par l'Institut national de recherche agronomique (INRA), dans le but de réduire la douleur dans les techniques d'élevage ou d'abattage, précise Thierry Auffret Van der Kemp, directeur de la LFDA. Mais la souffrance animale ne peut s'étudier sans passer par l'étude du comportement, terrain sur lequel les Anglo-Saxons ont sur nous une longueur d'avance." De fait : Britanniques, Américains et Australiens, largement représentés durant ce colloque, ont évoqué bien d'autres espèces que veaux, vaches et cochons.


Chez l'homme comme chez l'animal, la douleur remplit une fonction d'alerte : elle signale à celui qui la ressent la présence d'une menace sur son intégrité physique, et lui permet de déclencher des mécanismes de défense ou d'adaptation. "Quand on parle de douleur, on se réfère à une sensibilité douloureuse qui n'est pas la sensibilité chimique. C'est une sensibilité qui repose sur des mécanismes nerveux, sur des bases nociceptives, et qui n'a pas la même intensité selon le degré d'évolution des espèces", rappelle le biologiste et philosophe Georges Chapouthier, chercheur émérite au CNRS. On distingue ainsi successivement la nociception (la capacité de réagir de façon réflexe à des agents extérieurs qui menacent l'intégrité de l'organisme), la douleur (lorsque à la nociception s'ajoute une émotion, un ressenti) et enfin la souffrance, lorsque à cette douleur s'ajoute la capacité d'en être conscient.


A tout seigneur, tout honneur, c'est sur les mammifères - et sur l'homme en premier lieu - que les savoirs ont d'abord progressé. "Tous les vertébrés possèdent les structures nerveuses primaires intervenant dans le traitement de l'information nociceptive, c'est-à-dire spécifiquement liées à la perception de la douleur, rappelle Franck Péron, vétérinaire et écologue à l'université de Lincoln (Grande-Bretagne). Chez les mammifères, le développement du cortex cérébral fait que des facteurs cognitifs et émotionnels vont moduler le ressenti de cette douleur." De la douleur à la souffrance, la limite est donc vite franchie. Comment évaluer l'une et l'autre ? Chez l'homme, animal doué de langage, le ressenti peut être décrit et évalué par le sujet lui-même.


 


Variables physiologiques


Mais chez les autres ? Pour identifier et mesurer la douleur animale, on se base à la fois sur le suivi des variables physiologiques (concentration de certaines hormones, rythme cardiaque, température), des modifications du comportement (cris, mouvements, appétit, agressivité) et des performances zootechniques (production de lait) - à quoi s'ajoute le constat clinique d'éventuelles lésions.


Lorsqu'il s'agit d'étudier ce qu'endurent les mammifères, on dispose ainsi d'un large éventail de critères. Mais attention ! "La façon dont ceux-ci expriment la douleur varie de manière considérable d'une espèce à l'autre, ainsi qu'entre individus d'une même espèce, rappelle Franck Péron. Il est donc indispensable de bien connaître le comportement normal afin de détecter les modifications pouvant suggérer un état de souffrance." Si une telle connaissance est requise pour évaluer la sensibilité d'animaux aussi proches de nous, on imagine la difficulté rencontrée avec des espèces plus éloignées.


Et pourtant ! Au cours de ce colloque, neurobiologistes, éthologues et vétérinaires ont fait état de plusieurs études récentes qui témoignent d'une sensibilité à la douleur chez des espèces très diverses. Le comportement des volailles handicapées par fracture du bréchet - un accident fréquent chez les poules - peut, par exemple, être modifié par l'administration d'analgésiques. Les poissons, très exploités commercialement mais peu étudiés jusqu'alors, se révèlent avoir le même appareil neurologique que les mammifères pour détecter la douleur. Les escargots, les insectes, les araignées et les vers présentent des capacités d'apprentissage certes limitées mais réelles, et nombre d'invertébrés lèvent la patte - quand ils en ont - pour éviter une surface trop chaude. Sans toutefois que l'on puisse savoir s'il s'agit chez eux d'une réaction à la douleur proprement dite ou d'un simple réflexe nociceptif.


 


Décapodes


Autre famille longtemps sous-estimée : les crustacés décapodes. "Lorsqu'on leur inflige des expériences désagréables, ils apprennent des stratégies d'évitement et témoignent de réponses comportementales trop complexes et prolongées pour être expliquées par le seul réflexe nociceptif", affirme Robert Elwood, biologiste à l'université Queen de Belfast (Royaume-Uni).


Ainsi les crabes des rivages : lorsqu'on leur propose un choix d'abris sombres (qu'ils affectionnent) dans un endroit fortement éclairé, ils apprennent rapidement à éviter ceux dans lesquels ils ont reçu un choc électrique lors de leurs premières visites. Ou encore les crevettes : quand on dépose sur leurs antennes un produit irritant, elles les frottent de façon prolongée, et cessent si on leur administre un anesthésique local. Sans parler des céphalopodes (pieuvres, calmars, seiches), qui se sont vu attribuer une mention spéciale : bien que seuls des réflexes nociceptifs aient pu être mis en évidence chez ces animaux, leurs capacités cognitives et mnésiques sont si élaborées qu'on les considère aujourd'hui comme des êtres sensibles. Au point qu'ils figurent, aux côtés des mammifères et des oiseaux, dans les principaux textes européens de protection de l'animal. Car ce que la science démontre, le droit l'entérine... Du moins en principe.


Au sortir d'une expertise sur la souffrance des animaux d'élevage, réalisée en 2009 à la demande du ministère français de l'agriculture, l'INRA concluait ainsi que la douleur animale ne pouvait plus être évaluée "seulement en fonction d'impératifs économiques ou sanitaires""La question de la douleur est désormais posée dans la société, par les consommateurs et les citoyens", observaient les experts. La problématique, ajoutaient-ils, s'est même élargie à la notion de bien-être, laquelle intègre la douleur dans un cadre plus large, "sur le modèle de la définition de la santé humaine", avec ses composantes psychologiques et sociales. D'où l'évolution du droit en faveur de la protection des animaux, fondée sur leurs capacités à ressentir de la douleur ou à éprouver des émotions.


 


"Le droit claudique"


Problème : si cette évolution est sensible dans les textes, elle l'est beaucoup moins dans la réalité des faits. "La science prospère, mais le droit claudique, et cela en dépit des efforts louables des institutions internationales et de nombreux pays", estime Jean-Marie Coulon, premier président honoraire de la cour d'appel de Paris, pour qui l'exemple de la France est à cet égard particulièrement révélateur. "Ce pays a introduit dans sa panoplie juridique nombre de dispositions protectrices de la condition animale, mais ne se décide toujours pas, par frilosité, àadopter une définition claire et incontestable de la sensibilité de l'animal apte à la souffrance", dit-il.


Au coeur de cette contradiction : le rôle - plus ou moins efficace - de l'éthique. Apartir du milieu de XIXe siècle, la compassion a suscité des règles de droit à l'égard des animaux de compagnie et des animaux ouvriers, qui concernaient pour l'essentiel les violences leur étant faites et troublant l'ordre public. Mais la loi, à cette époque, "n'a consenti à accorder à l'animal que ce qui ne gênait pas l'homme, ses usages, ses besoins et ses profits", remarque le professeur Jean-Claude Nouët, médecin biologiste et cofondateur de la LFDA, pour qui "le relais moral à cette approche compassionnelle a été pris au milieu du XXe siècle par la réflexion éthique".


Une réflexion qui porte désormais sur les violences "collectives" faites aux bêtes, à travers l'élevage intensif et industriel, la chasse ou l'expérimentation de laboratoire. Une réflexion, donc, autrement plus dérangeante pour l'homme, dont la vie s'appuie depuis la nuit des temps sur l'exploitation animale.


 


Boîte de Pandore


"Même si nous nous échinons scientifiquement à le prouver, qui doute, au fond, que les animaux connaissent peine, plaisir et douleur ? La plupart des hommes savent très bien que leur chien a mal, que leur chat préfère tel ou tel mets, que le cheval a peur dans certaines circonstances", observe Jean-Luc Guichet, professeur agrégé de philosophie à l'université de Picardie. Si le pouvoir juridique tarde tant à se mettre en accord avec les avancées scientifiques, c'est, pense-t-il, parce que la reconnaissance du respect dû à l'animal ouvrirait la boîte de Pandore qui menace nos libertés.


La sensibilité animale demeure ainsi "une vérité refoulée" que tout le monde connaît mais préfère oublier. Ce qui est d'autant plus aisé dans notre monde moderne que celui-ci a organisé "l'invisibilité et la compartimentation des tâches et des espaces. Qu'il s'agisse d'élevage, d'abattage ou d'expérimentation, tout se fait hors de la vue du consommateur, ce qui l'immunise sur sa propre sensibilité".


"L'attention éthique à l'égard de l'animal est organisée en cercles concentriques successifs d'empathie décroissante, donnant généralement la priorité au chien et au chat, passant des mammifères aux autres vertébrés pour finir par les invertébrés, le plus généralement considérés comme aliments ou comme nuisances", ajoute Jean-Claude Nouët.


 


Trois groupes


D'où la conviction, partagée par la majorité des experts, qu'il ne faut pas écraser les différences entre espèces, mais au contraire les prendre en compte sur le plan juridique. "En ce qui concerne leurs droits, je classerais les animaux en trois grands groupes, résume Georges Chapouthier : d'une part les vertébrés à sang chaud (mammifères et oiseaux) et sans doute les céphalopodes ; d'autre part les vertébrés à sang froid (reptiles, batraciens et poissons) et peut-être quelques invertébrés "intelligents" tels les crustacés décapodes ; et enfin tous les autres." Le ver de terre a du souci à se faire.


 



 

Photo d'illustration de la photothèque de l'association Humanité et biodiversité

Commentaires

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2012-11-08 11:49:35 +0100

Ce colloque qui fut annoncé sur ce site est aussi à l'initiative du GRIDA :
http://www.grida.uqam.ca/fr...

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2012-11-08 13:09:19 +0100

Bien sûr que nous savons tous cela. Mais comment s'en arranger. Faut-il devenir végétarien ? voire végétalien ???

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2012-11-08 14:16:59 +0100

Il existe une association qui travaille sur cette thématique, très concrètement ; il s'agit de la PMAF (Protection mondiale des animaux de ferme), elle a été créée afin d’œuvrer pour une meilleure prise en compte du bien-être des animaux, à toutes les étapes de leur vie (élevage, transport, abattage).
N'hésitez pas à consulter leur site http://pmaf.org/

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2012-11-08 19:22:47 +0100

Ce qui me fache dans tout cela c'est qu'il soit encore une fois nécessaire d'avoir recours à des expérimentations pour évaluer si l'animal est sensible ou non à leur douleur. Ici, il est question de respect des autres espèces. Alors s'il faut encore faire subir des tests sur des animaux pour statuer si oui ou non il ressente de la douleur, ou va-t-on? Administrer des décharges électriques pour voir la réaction de l'animal est déjà en soit un abus sur l'espèce en question. Je n'ai pas besoin moi-même de connaître des résultats scientifiques pour m'en assurer, il suffit d'observer les comportements des animaux pour s'apercevoir qu'ils peuvent éprouver de la douleur sans pour antant leur faire passer des tests répétitifs et douloureux pour en avoir la preuve. Un peu de bon sens suffit. Et même si ceux-ci ne ressentait pas la douleur, la question n'est même pas là, pourquoi maltraiter des êtres sous prétexte qu'ils sont différents de nous? C'est de la perversion. Certains peuples avant de chasser l'animal ou couper l'arbre honorent la mémoire auparavant.

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2012-12-01 10:52:16 +0100

J'ai l'impression qu'on prend le problème à l'envers.
La question que je me pose est la suivante:
Pourquoi l'humain "braille" t il autant quand il souffre?
Par opposition au "reste" du règne animal. La mouette dans son coin, le renard agonisant en silence...le crabe léthargique car il sait que c'est la fin etc...Que viennent faire les scientifiques et les hommes de loi dans cette affaire?
Un poisson, une hyène, un ver de terre, un moineau ne braillent pas. Pourquoi? Un habitant de tel pays supporte sans broncher une fracture et se rafistole en attendant que la fracture se résorbe alors que je vais brailler pour un simple mal de dent. Pourquoi cette différence? Les études doivent porter sur le degré de souffrance physique et moral. Parce que tout ce qui vit est ainsi constitué que "nous", vivants, souffrons à notre façon et avec nos mécanismes d'inhibition "réglés" à notre niveau. Se poser la question de savoir quels sont ceux qui souffrent n'a pas de sens. Il s'agit de degrés de tolérance. Quand au monde végétal qui n'a pas de système nerveux, mais qui ressent aussi, au train ou vont les choses, rien que pour le monde animal, on en reparlera dans 500 ans.
Je ne suis pas Bouddhiste, végétarien, animaliste, tendre ou je ne sais quoi d'autre. Juste observateur intelligent mais modeste du monde qui n'entoure.

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2012-12-01 15:53:58 +0100

Je suis d'accord Ecolittoral avec cette observation. C'est pour cela que je ne parlais pas tant de l'importance de quantifier et de doser le degré de souffrance des différentes espèces mais avant tout de réfléchir sur des notions comme le respect et la compassion pour le vivant. Comme disait Gandhi : « On peut juger de la grandeur d'une nation par la façon dont les animaux y sont traités. » C'est bien en prenant le problème à la racine qu'il est possible d'évoluer. Chercher le degré d'évolution des espèces pour quantifier leur résistance face à la douleur ou l'absence de souffrance de tel ou tel être vivant, plutôt que de se demander qu'elle est notre propre degré d'évolution qui pourrait être évalué par rapport à notre niveau de barbarisme.

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2012-12-02 09:09:48 +0100

Concrètement, que suggérez-vous pour que nous continuions à être des omnivores ?

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2012-12-02 12:49:35 +0100

Bonjour Satine26.
Des populations chassent pour se nourrir sans pour autant tuer plus qu'il n'en faut. Nous-mêmes ne mangions pas autant de viande il y a quelques décennies. Manger du poulet le dimanche était un événement partager en famille. De nos jours, nous mangeons du poulet à toutes les sauces. Ici, au Québec, le poulet se retrouve dans les soupes, les plats préparés de toutes sortes (même les pâtes), les sandwichs. Un humain pourrait manger de la viande que deux fois par semaines, pourtant, je pense qu'au Québec, par exemple, ce doit être au quotidien. Nous sommes aussi coupés de la chaîne alimentaire et ne nous rendons pas compte des méthodes d'élevage et d'abattage. Nous consommons, élevons, abattons de manière industrielle. Il serait déjà plus judicieux de manger moins mais de meilleures qualités. Je parle par exemple pour moi : si j'avais moi-même à tuer l'animal que je mange, je suis certaine que j'en mangerais que ce dont j'ai réellement besoin car tuer un animal est un acte extrêmement difficile. Nous nous sommes émancipés de cet acte de tuer et nous avons donc perdu ce rapport à la nature rendant la consommation de viande trop facile car nous ne voyons pas l'animal mourir. Nous ne remercions plus la nature pour ce qu'elle nous donne. La plupart du temps, les viandes sont achetées en grande surface. Plus de boucher pour nous indiquer la provenance de la viande que nous mangeons. Nous n'avons donc perdu le respect face à ce qui nous nourrit, il n'existe plus, il n'est plus qu'un tranche inanimée sous cellophane. Avant de commencer à devenir végétarien, je préconiserais déjà de se poser des questions sur ce qui se retrouve dans notre assiette. De se demander s'il est vraiment utile d'en manger autant, de réfléchir au comment nous pouvons limiter cette tuerie. C'est au consommateur de faire des efforts, l'industrie suivra. Quand je vois les tonnes de viandes et de poissons jetées aux poubelles quotidiennement dans le monde occidental à cause de la surproduction, je suis désespérée. Il nous faut réinventer notre manière de consommer. Retrouver ce plaisir de l'achat de proximité. Arrêter de consommer, d'élever industriellement.

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2012-12-02 13:26:35 +0100

Pour Satine26. Personne ne parle de renier son assiette. La ressource animale est discutable si on est végétarien et discutable aussi par ceux qui en consomment. Dans cet article, on parle de souffrance et je ne me reconnais pas dans ces industries de mort. Les dernières nouvelles à ce sujet, ont de quoi en exaspérer plus d'un. Qu'il soit ou non végétarien! De là à vouloir supprimer viande et poisson de notre alimentation, il y a un pas que je ne franchirai pas.
Ce régime alimentaire doit rester exceptionnel.
Pour ma part, j'avoue en consommer trois fois par semaine. L'éleveur est identifié et les animaux dont il a la charge vivent sainement, au grand air et consomment des aliments "naturels". Il n'y a aucune souffrance mais une vie; qui se termine par un acte final dans un lieu et d'une manière que j'approuve.
Pour Isabelle, Gandhi ne donne qu'une vérité partielle, même si celle ci est un critère d'évaluation de poids. N'oublions pas les autres critères. Est ce que les centaines de millions de "petites gents" sont respectés en Inde? Est ce que les Européens et Américains qui pratiquent les camps d'internement et d'extermination pour animaux sont tous des criminels? Est ce que les propriétaires de "30 millions d'amis" sont tous au sommet de la pyramide de l'évolution humaine? Ce vieux chien à moitié paralysé qu'on emmène chez le vétérinaire pour "la piqûre", sait très bien ce qui va se passer. S'agit il d'un acte de bonté ou d'un crime? Je n'ai toujours pas de réponses. J'essaie toujours de comprendre.

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2012-12-02 13:44:36 +0100

Ecolittoral, je pense que l'essentiel c'est justement de se poser des questions, de réfléchir. Moi non plus, je n'ai pas de réponses. Je me pose par contre beaucoup de questions moi aussi. Gandhi bien évidemment n'a pas dit que cette phrase, tout le monde sait ce qu'il a été et à quel point il était aussi un humaniste convaincu. Je repris cette citation car nous parlions d'animaux. Je ne mets évidemment pas tout le monde dans le même sac non plus, bien heureusement. Je constate seulement comme nous tous que nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir dans l'évolution humaine. Je suis d'un naturel optimiste qui me fait croire que nos successeurs seront bien plus évolués que nous et respecteront donc bien plus notre planète et le vivant que nous-mêmes. Si c'est le cas, les générations futures nous considéreront comme des barbares quand ils regarderont dans le passé, je n'en doute pas. Ce sera un moindre mal car cela signifiera qu'ils auront trouver des solutions aux questions que nous nous posons aujourd'hui.

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2012-12-02 14:09:44 +0100

Isabelle. Pas de souci! Pour le commentaire de Gandhi(et ses nombreux discours) j'avais compris.

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2012-12-02 16:02:56 +0100

Veuillez tous m'excuser de me préocuper d'avantage du bonheur, de la santé et de la non souffrance des hommes. Il y a déjà tant à faire dans ce domaine que je trouve celui-ci accessoire. Pour le moment...

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À propos de l'auteur

La nature ... plus d'un demi-siècle que je prends une part active à sa défense. … Et depuis 1976, j'accompagne l'action de l'association devenue "Humanité et Biodiversité". J'en suis administratrice… Nelly Boutinot

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