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Mon chat est-il une personne?

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Publié dans
le 03.01.15
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Une émission qui tient compte de l'évolution du code civil sur le statut des animaux domestiques.
Ils passent donc de « biens meubles », à «êtres vivants doués de sensibilité».
http://www.humanite-biodiversite.fr/article/les-animaux-sont-doues-de-sensibilite

Même la juriste présente indique que rien ne change fondamentalement, l'animal est toujours un bien puisqu’il a un propriétaire. Mais cette modification du code civil qui s'aligne sur les codes pénal et rural devrait permettre une plus grande sévérité sur les mauvais traitements.

À suivre là: http://www.france5.fr/emissions/c-dans-l-air/diffusions/02-01-2015_291389

Question de fond posée par le scientifique présent: "Qu'est-ce qu'un animal?"
Les espèces étant différentes, il faudrait préciser desquelles on parle….
JP B

Commentaires

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2015-01-03 12:08:37 +0100

Homo sapiens fair partie du règne animal.
Hormis Homo sapiens, il y a une foultitude d'autres espèces animales.
Attribuer le titre de "personne" ou plus exactement "personne non humaine" à certaines est déjà une réalité pour une espèce en Inde. Le gouvernement indien a décrété que les dauphins sont désormais "des personnes non humaines«".

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2015-01-03 12:41:25 +0100

Un tribunal argentin a reconnu le droit de vivre en liberté à une femelle orang-outan vivant au zoo de Buenos Aires depuis vingt ans, considérant l'animal comme « une personne non humaine ».
http://www.humanite-biodive...

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2015-01-03 13:31:19 +0100

Nous sommes des animaux, et je suis frappé par la ressemblance de certains squelettes avec le nôtre…
N'oublions pas que les premières transplantations réussies chez l'homme ont fait appel à des organes de porc (coeur par exemple) et que les valves issues du coeur de porc ont longtemps été utilisées pour remplacer les valves abimées des coeurs de certains humains. Serait-ce possible s'il y avait une barrière biologique réelle?
Les différences humains / non humains existent, mais nous sommes des primates ! Et beaucoup de barrières autrefois décrites permettant de séparer les humains des animaux sont tombées (souffrance/ absence de souffrance et seule nociception; conscience/ absence totale de conscience; rire/ absence de rire ou équivalent; langage/ absence de langage;...).
Des singes communiquent de manière élaborée par des signes. Certaines femelles d'espèces de singes asiatiques aident de jeunes parturientes à accoucher.
http://www.humanite-biodive...
Des dauphins se nomment entre eux, utilisant pour s'appeler des syllabes ultrasoniques aux successions de fréquences spécifiques à chaque dauphin…
Quant à l'âme qu'auraient les humains et dont seraient curieusement dépouillés les animaux, cela reste à prouver (mais c'est un élément majeur qui m'éloigne de la religion catholique. Heureusement, le pape François a eu des mots heureux auprès d'un enfant attristé par la mort d'un être).

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2015-01-03 16:58:49 +0100

Proposition d'une conférence de Georges Chapouthier
" L’homme est-il un animal comme les autres ? "
Neurobiologiste, spécialiste de la philosophie de la biologie, Georges Chapouthier s’intéresse entres autres à l’intelligence animale et aux rapports entre l’animalité et l’humanité.
La richesse de ses travaux tient en particulier à la rencontre de plusieurs disciplines, la biologie, la neurobiologie, l’épistémologie, l’éthologie et la philosophie.
http://ww2.ac-poitiers.fr/p...

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2015-01-03 17:11:50 +0100

L’émission est à écouter en entier;
L'animal est étudié dans toutes ces composantes, y compris le poisson rouge et l'huître. Le scientifique invité souhaite des classes d'animaux dont il n'a pas défini les bornes.
L’abattage a été aussi soulevé y compris dans les pratiques religieuses qui éloigneraient l’engourdissement comme méthode universelle de mise à mort.
La chasse elle même a été citée par le sociologue comme pouvant se justifier comme mode de régulation pour certaines espèces.
La question du cirque avec animaux a été unanimement condamnée.
Pour le zoo, les avis étaient plus prudents dans la mesure où le zoo moderne peut être, à l'avenir, le seul lieu de survie d’espèces disparues dans leur milieu naturel.

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2015-01-03 18:26:40 +0100

La chasse comme mode de "régulation" reste une légitimité très théorique. En pratique, et j'ai lu cet avis sur ce site même de la part de notre association, les chasseurs se "disqualifient" en se positionnant comme opposés à la présence des prédateurs en France, se targuant d'être les seuls à pouvoir "réguler" les espèces...C'est évidemment faux, la nature n'a pas attendu l'Homme pour que des équilibres s'instaurent. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas sa place. Mais cela signifie qu'il faudrait respecter les prédateurrs naturels, tout comme les espèces en forte diminution que le monde de la chasse souhaite pourtant toujours chasser (et pourquoi pas plus longtemps d'ailleurs)....Pour l'intérêt de la présence du loup, rappelez-vous l'expérience de la réintroduction du loup dans le parc de Yellowstone. Pour les espèces menacées et chassées, les informations de la LPO, association dont je suis aussi adhérent, ainsi que les témoignes de certains chasseurs confirment ce que je note...Le monde de la chasse a bel et bien, lui aussi, besoin d'une "régulation", par le cadre légal...

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2015-01-03 18:29:23 +0100

On ne pense pas non plus souvent aux résultats d'études menées sur le comportement des animaux selon qu'ils vivent en territoire chassé par l'homme ou non. Les pratiques cynégétiques modifient profondément les comportements des animaux, et sélectionnent, parmi ceux-ci, les individus les plus farouches et se tenant le plus à distance des hommes, ce qui ôte aux randonneurs et autres arpenteurs de territoires naturels la fréquence du plaisir d'observer des animaux (sauf, évidemment, ceux qui sont relâchés après avoir été élevés en captivité).

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2015-01-03 18:35:15 +0100

La régulation de l'aigle de Bonelli est-elle d'actualité? J'ai dû rater des informations... http://www.ladepeche.fr/art...

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2015-01-03 18:40:47 +0100

Oui je suis heureuse d'entendre des instances officielles comme certains tribunaux appeler un grand singe, un dauphin : "personne non humaine". Enfin un langage qui dérange !

Juridiquement, cela sort ainsi ces êtres vivants doués d'une personnalité de la catégorie de "choses" dont l'homme peut être propriétaire, et autorise le tribunal à ordonner leur remise en liberté.

Car l'homme se croit tout permis avec les animaux. Ils sont "à notre merci" comme l'a bien dit Milan Kundera, et la façon dont les humains les traitent est profondément révélatrice de leur degré d'évolution.

Tant que les hommes maltraiteront les animaux, ils s'entre-tueront, disait déjà, en substance, Pythagore, dès l'antiquité.

Les gens sont gênés par l'emploi du mot 'personne". Moi je pense que l'on peut aussi dire "être vivant humain" et "être vivant non humain".

La culture ambiante fait que l'on pense : ce n'est qu'un animal ! En se plaçant donc au-dessus de lui bien sûr.
Mais nous sommes des animaux, avec des particularités, mais nous sommes "partie" du règne animal.
Alors me dira t'on : "Un ver de terre est une personne pour toi ?"
Bien sûr, je n'aurai pas l'idée de dire qu'un ver de terre ou une fourmi est une personne, juste que c'est un être vivant et que je dois faire ce que je peux pour ne pas le tuer.
Mais quand je vois tous ces animaux prisonniers des hommes (parcs aquatiques, laboratoires, cirques...) je me dis : qui sommes-nous pour nous croire autorisés à les traiter ainsi ?

Alors oui ce nouveau langage employé par les tribunaux dérange certains ? C'est très bien, cela fait réfléchir, et évoluer !

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2015-01-03 18:50:01 +0100

L'humain a, pour plusieurs civilisations, longtemps voulu rabaisser l'animal (ne souffrant pas, sans âme, sans intelligence, etc...) comme pour justifier les mauvais traitements que plusieurs de ses civilisations se sont permis. Mais il a fait de même avec les gens à peau noire (déportation pour esclavage, Vénus hottentotte,etc...). Le régime nazi a fait de même avec les gens d'origine juive (volonté de rabaisser ces humains, avec la complicité de médecins dans le cadre de pseudo-études scientifiques). Que dirait -on si nous pouvions justifier de maltraiter certains humains par le fait qu'ils sont nés encéphalopathes (en raison d'une souffrance néo-natale ayant laissé de graves séquelles) , qu'ils ont sombré dans un coma profond, ou qu'ils sont trisomiques avec une atteinte importante, une absence de parole et d'autonomie. Heureusement, dans ces cas, le cadre légal protège ces personnes vulnérables...

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À propos de l'auteur

ex-directeur de Laboratoire INRA, économiste, ex président de l'institut de recherche économique et sociale, ex membre du bureau du CNIS, négociateurs des Grenelles de l'environnement et de la mer, membre du CEDD et de la CNDP. Vice-président d’Humanité et Biodiversité.

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