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Ne pas tomber de Charybde en Scylla avec le sulfoxaflor

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Publié dans
le 21.08.18
Sulfoxaflor.svg

L'agriculture intensive repose actuellement sur les pesticides pour maximiser le rendement des cultures.

Les néonicotinoïdes sont les insecticides les plus largement utilisés à l'échelle mondiale, mais des preuves croissantes d'impacts négatifs sur d'importants pollinisateurs et d'autres organismes non ciblés ont mené à une réévaluation législative et des produits.

Les insecticides à base de sulfoximine sont le successeur le plus probable, et sont soit licenciés pour utilisation, soit envisagés pour la délivrance de licences sur plusieurs marchés mondiaux, y compris dans l'Union européenne, où certains néonicotinoïdes (imidaclopride, clothianidine et thiaméthoxame) sont désormais interdits d'utilisation agricole en dehors des structures permanentes de serre.

L'exposition au sulfoxaflor réduit le succès de reproduction des bourdons

Il est urgent d'évaluer de manière préventive les effets sublétaux potentiels des pesticides à base de sulfoximine sur les pollinisateurs, car ces effets sont rarement détectés par les évaluations écotoxicologiques standard, mais peuvent avoir des impacts majeurs à des échelles écologiques plus grandes.

L'exposition chronique à l'insecticide à base de sulfoximine, le sulfoxaflor, à des doses compatibles avec l'exposition potentielle au champ après pulvérisation, a de graves effets sublétaux sur le bourdon (Bombus terrestris). Les colonies qui ont été exposées au sulfoxaflor au cours de la première phase de croissance ont produit beaucoup moins de travailleurs que les témoins non exposés et ont finalement produit moins de descendants reproducteurs.
...
Les résultats d'une étude publiés le 15 août 2018 dans Nature (lien ci-dessous) mettent en garde contre l'utilisation de sulfoximines en remplacement direct des néonicotinoïdes.

Pour éviter la poursuite des cycles de libération et d'élimination de nouveaux pesticides, avec des impacts concomitants sur l'environnement, une base de données probante large doit être évaluée avant l'élaboration de la politique et de la réglementation

Commentaires

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2018-08-21 12:49:12 +0200

La permaculture comme l'agriculture biologique sont des traductions des principes, fondés scientifiquement, de l'agroécologie.
"Il s’agit d’utiliser au maximum la nature comme facteur de production en maintenant ses capacités de renouvellement."

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2018-08-21 12:56:26 +0200

Voyez cet extrait de « Le pavillon de la France. Milan 2015 Produire, nourrir autrement » p. 68-69, qui présente le projet agroécologique que soutient Humanité & Biodiversité.
http://www.humanite-biodive...

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2018-08-21 13:13:09 +0200

Tant que notre économie se préoccupera sur le rendement à outrance, nous allons perdre toute intervention de la VRAIE VIE. Mais c'est ce que veulent les investisseurs de l'alimentation ...Etre maître de l'alimentation ( c'est déjà fait)
Une folie humaine que la terre nous fera payer cher, j'en suis persuadée.

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2018-08-21 16:10:52 +0200

Rappelez=moi le chiffre... Nous serons 9 milliards en 2040-50 !
Quelle est la bonne décision à prendre ? Cesser d'avoir trop de viandes dans notre alimentation!
Avec moins de terres pour nourrir l'animal (un ex: maïs + eau ), plus pour l'humain et dans les meilleures conditions sur les superficies augmentées donc avec un meilleur roulement des cultures saisonnières...
Un exemple parmi tant d'autres.

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2018-08-22 09:14:18 +0200

Prendre son alimentation en main.

Être acteur et non spectateur de la (sa) production alimentaire pour ''court-circuiter'' le modèle productiviste.
Le moyen le plus simple pour abandonner les pesticides et les engrais : remplacer les cultures commerçables (de rente) par des cultures vivrières. On a tous à y gagner, tant les paysans du Nord que les paysans du Sud.
''Jardiner est un acte politique'', dit Pierre Rabhi.
Peut-on décemment demander aux autres ce qu'on ne fait pas soi-même?

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2018-08-22 10:03:25 +0200

On nous impose des normes alimentaires (hygiène, calibrage etc...): la vision de l'alimentaire est complètement faussée. Le consommateur n'a pas le choix surtout lorsqu'il habite en ville, les magasins "bio" sont très chers pour le porte-monnaie, ces magasins en profitent et prennent une marge indélicate pour celui ou celle qui fréquente ces magasins.
Les producteurs bio devraient aussi réagir...

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À propos de l'auteur

La nature ... plus d'un demi-siècle que je prends une part active à sa défense. … Et depuis 1976, j'accompagne l'action de l'association devenue "Humanité et Biodiversité". J'en suis administratrice… Nelly Boutinot

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