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Pêche : six cents emplois concernés dans le sud de la Bretagne

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Publié dans
le 10.09.12
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Un article du Monde daté du 11 septembre 2012 parle "d'une Bataille scientifique autour de la pêche profonde"


j'ai mis la référence de l'article dans le lien associé, si le lien ne marche pas pour les non abonnés au journal électronique, c'est à la page 6 du journal.


L'article:


"Droits dans leurs bottes en caoutchouc et en formation serrée, c'est ainsi que les professionnels français de la pêche veulent apparaître dans leur bataille contre l'interdiction du chalutage en eau profonde proposée par la commissaire européenne à la pêche, Maria Damanaki.


Avec le plein soutien de leur ministre de tutelle, Frédéric Cuvillier. Alors que le dossier arrive au menu d'automne du Parlement européen, il est trop tôt pour recenser les forces en présence, mais le ministre français de la mer et de la pêche a fait connaître sa position sans attendre : la fin de ce type de pêche aurait selon lui de "très lourdes conséquences socio-économiques" et serait "inacceptable au regard des efforts déployés par les pêcheurs pour une gestion durable de ces ressources".


Le 25 juillet à l'Assemblée nationale, il enfonçait le clou : "La pêche en eau profonde est l'une des plus réglementées, des plus vertueuses. Nous aurons du mal à faire comprendre ça à la Commission européenne. Les ports de Lorient, de Concarneau, du Guilvinec et de Boulogne-sur-Mer, a-t-il proclamé, sont totalement dépendants de ce combat majeur que nous allons devoir mener."


Ancien maire de Boulogne-sur-Mer et député de la circonscription, Frédéric Cuvillier a à cœur de défendre l'activité du quart nord-ouest du littoral, quitte à prendre de front les défenseurs de l'environnement. Tout ça pour "une dizaine de navires et trois groupes industriels", selon Bloom, l'une des associations les plus vindicatives sur cette question. S'il est vrai qu'en France – plus importante pourvoyeuse de captures en eau profonde avec l'Espagne –, trois acteurs à peine se partagent le marché, la réalité des emplois est plus nuancée. C'est ce qu'a voulu dire Lorient, siège de la Scapêche, le principal armement concerné, en organisant, le 9 août, une rencontre avec les autres ports de Bretagne et de Boulogne-sur-Mer.


UN TIERS DES CAPTURES SONT DES ESPÈCES D'EAU PROFONDE


Selon l'étude commandée, la pêche des grands fonds apporte 30 % du poisson débarqué sur place et correspond à plus de 600 emplois – 193 marins embarqués, plus la réparation navale, les mareyeurs, les transporteurs –, dans le Morbihan et dans le sud de la Bretagne.


En plus des huit chalutiers de la Scapêche qui partent pour de longues campagnes dans le nord-ouest de l'Ecosse, cette enquête socio-économique englobe l'activité des navires d'au moins 33 mètres de long, même ceux dont le chalutage en eau profonde n'est pas l'activité première, mais un complément.


Selon la saison, les pêcheurs bretons de langouste exploitent une ou deux licences de pêche d'espèces profondes : lotte, mostelle. Un kilo sur deux du poisson vendu à la criée de Lorient-Keroman vient de la pêche au large. Un tiers des captures sont des espèces d'eau profonde. Il est rappelé au passage que 15 millions d'euros d'investissements ont été consacrés à l'aménagement et au développement du port de pêche depuis 2007.


"Nous sommes en désaccord total avec les accusations de pillage, se défend Norbert Métairie (PS), président de Lorient Agglomération. Nous nous interrogeons sur les vraies raisons de cet acharnement contre un secteur, la pêche, qui a un avenir durable et rentable." La bataille médiatique contre les associations de défense de l'environnement est ouverte. "Je ne comprends pas que Greenpeace ait une telle influence sur Maria Damanaki, s'agace-t-il. L'Europe importe énormément de poissons sans être trop regardante ni sur leurs conditions de pêche ni sur leur bilan carbone..."


Martine Valo"


Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/10/peche-six-cents-emplois-concernes-dans-le-sud-de-la-bretagne_1757922_3244.html

Commentaires

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2012-09-11 11:23:02 +0200

Il m'avait semblé que c'était la gestion de la ressource qui posait problème!
Depuis quand, la pèche en eau profonde résout elle ce problème?
Trop d'intermédiaires, des pécheurs qui ne maîtrisent plus
les circuits de transformation, de distribution...et le gas oil qui doit augmenter dans les années à venir.
La pèche en eau profonde est une fuite en avant.
Problème "l'en avant" c'est presque terminé.

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2012-09-11 12:10:20 +0200

La gestion de la ressource est un problème de fond, mais divise la communauté scientifique.
L'article du Monde penche pour le côté raréfaction de la ressources, l'IFREMER est plus interrogatif.
Dans tous les cas, il faut un diagnostic partagé, c'était le sens du Grenelle de la mer.
Si on n'arrive pas à faire ce diagnostic et à construire des compromis, c'est au pouvoir politique de prendre ces responsabilités, comme pour la négociation conflictuelle entre partenaires sociaux sur les relations compétitivité-emploi.

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2012-09-11 17:55:39 +0200

RAPPEL http://www.humanite-biodive...
Que l'on soit pêcheur ou hostile à la pêche profonde, l'idéal est de trouver un terrain d'entente ... C'est ce que cherchait à établir le Grenelle ...

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À propos de l'auteur

ex-directeur de Laboratoire INRA, économiste, ex président de l'institut de recherche économique et sociale, ex membre du bureau du CNIS, négociateurs des Grenelles de l'environnement et de la mer, membre du CEDD et de la CNDP. Vice-président d’Humanité et Biodiversité.

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