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Plantes sauvages ou "mauvaises herbes"?

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J'ai lu que les plantes hautes sauvages avaient une grande valeur biologique. J'ai laissé s'installer, sans entretien ni arrosage, dans un coin argileux de mon jardin, sur 100m², des orties, chiendents et  bien sûr beaucoup d'autres plantes. Je me suis confectionné un tout petit sentier au milieu pour satisfaire ma curiosité. C'est maintenant un ravissement de s'y promener de mai à septembre en compagnie de papillons, abeilles, bourdons et toutes sortes de mouches. La 2èmè année, en août, les plantes me dépassent en taille. J'ai découvert de nouvelles variétés de chenilles et accueilli de nombreuses chrysalides en septembre. J'ai remarqué aussi que l'odeur de la fleur rose et mauve du chiendent n'a rien à envier au parfum d'une rose, du seringua, du lilas...

Malheureusement, j'ai eu la surprise de lire récemment dans la gazette communale, un article rappelant aux villageois le droit de se plaindre des "mauvaises herbes" dans les jardins non entretenus. Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai entendu aucune plainte. Mais je me demande ce que dit la législation à ce sujet.

J'ai remarqué, dans mon département du Nord que les fossés et bords de route ne sont plus systématiquement rasés et que les herbes "sauvages" - et non pas "mauvaises"  - peuvent à nouveau être préservées..

Certaines remarques peuvent vous piquer telle une épine de rosier, mais heureusement que beaucoup de sourires savent être aussi sincères que le parfum du chiendent !

Commentaires

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2013-11-26 20:35:47 +0100

A propos des herbes prétendues "mauvaises", relire
http://www.humanite-biodive...

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2013-11-26 21:15:24 +0100

Ce qui suit date de 2010 sur le site de l'Assemblée nationale
http://questions.assemblee-...

"L'article L. 2213-25 du code général des collectivités territoriales résulte de l'article 94 de la loi n° 95-101 du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l'environnement. Cet article confère au maire un pouvoir de police spéciale l'autorisant à mettre en demeure les propriétaires d'entretenir des terrains non bâtis, lorsque ceux-ci sont situés à l'intérieur d'une zone d'habitation ou à une distance maximum de 50 mètres de ces mêmes habitations et cela pour des motifs d'environnement.

Cet article, qui permet également au maire de faire procéder d'office aux travaux de remise en état aux frais du propriétaire, prévoit qu'un décret en Conseil d'État fixera les modalités d'application de ce dispositif, or ce décret n'est jamais intervenu. Le ministère de l'écologie, à l'occasion de plusieurs réponses à des questions parlementaires (QE n° 9678, 14 avril 2003), a fait valoir les difficultés rencontrées quant à la définition des notions de « terrain non bâti » et de « motifs d'environnement », ainsi que le souci du respect de la propriété privée et de l'articulation avec d'autres dispositifs juridiques.

Toutefois, le Conseil d'État, dans un arrêt du 11 mai 2007, Mme Pierres, n° 284681, a considéré que ce pouvoir de police du maire est applicable même sans décret d'application. Le juge administratif a d'ailleurs été amené à définir les contours de l'expression « motifs d'environnement » puisqu'il a déjà été jugé qu'une végétation abondante et vigoureuse ainsi que la présence d'engins de chantier détériorés et abandonnés depuis de nombreuses années sur des parcelles pouvaient être considérés comme un motif d'environnement au sens de l'article L. 2213-25 du code précité (CAA de Nancy du 17 janvier 2008, n° 06NC01005)."

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2013-12-25 21:41:58 +0100

Il y a encore de "veillles mentalités" pour lesquels les rues d'un village (et surtout les cimetières) doivent être 100% minérales (et 100% des déserts de vie pour les cimetières), et qui crient à la "saleté" et au manque d' "entretien" dès que quelques brindilles osent exposer leur chloropylle aux rayons du soleil. Ce n'est pas parceque ces mentalités existent qu'elles ne peuvent pas changer (nous avons tous la possibilité d'amener les gens à se poser des questions, et il arrive que, peu à peu, ils changent d'avis, selon leur souplesse cérébrale). Ce n'est pas parcequ'il existe des lois qu'elles sont éternelles, et j'ose espérer qu'Humanité et Biodiversité s'emploie à faire évoluer la question.

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2013-12-25 21:45:14 +0100

Idem, sur notre terrasse, nous avons vu apparaître des plantes que d'autres auraient coupées, et abeilles, papillons et chenilles sont arrivés...Par contre, au cimetière, mes efforts de semis de graines sont annihilés par l'emploi -persistant- du glyphosate. L'été dernier, la municipoalité a même pulvérisé du glyphosate sur toute la surface d'une tombe abandonnée recouverte de magnifiques coquelicots...et les coquelicots, tués, noircis, mais pas arrachés, ont coloré de la mort l'endroit qu'ils teintaient de vie...Le cimetière est-il l'endroit où l'on rend hommage aux morts ou l'endroit où l'on cultive la mort?

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