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Quand l’oiseau fait de l’ombre à l’insecte

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Publié dans
le 10.05.18
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Le terme biodiversité recouvre l’ensemble des espèces. Est-elle observée dans son intégralité ? Malheureusement la réponse est non.

Un déséquilibre aux conséquences fâcheuses
Dans les études scientifiques, on repère un « biais » en faveur de certains groupes d’espèces, appelés taxons, comme les mammifères ou les oiseaux. Cet aspect est connu depuis longtemps et a été dénoncé à de multiples reprises.

Nous pouvons cependant difficilement imaginer pouvoir protéger efficacement ce que nous ne connaissons pas. Sans parler des freins que cela engendre sur les études de bioprospection, la recherche de nouveaux produits naturels au sein de la diversité biologique, ou sur notre connaissance générale du fonctionnement des écosystèmes.

Plus de la moitié des informations concernent les oiseaux pour lesquels 13 000 espèces sont répertoriées dans le GBIF...
On possède au moins 371 données par espèce pour la moitié des oiseaux, alors qu’on doit se contenter de 3 données ou moins pour la moitié des insectes ! Sans oublier les innombrables espèces d’insectes non répertoriées ou simplement non encore décrites. D’une manière générale, les Vertébrés et les plantes sont relativement bien référencés et étudiés, contrairement aux Invertébrés et aux algues.

Une corrélation a été mise en évidence entre les préférences des citoyens pour certains êtres vivants – mesurées via le nombre de pages web qui leurs sont consacrées – et la quantité de données pour ces mêmes organismes.

Vignette Évolution dans le temps du biais taxonomique pour chaque classe étudiée. Plus le cercle est grand, plus l’écart est élevé par rapport à une répartition « équilibrée » d’occurrences par classe. Les points rouges indiquent des écarts négatifs (c.-à-d.. un déficit d’occurrences = classes sous-représentées) ; les points verts indiquent des écarts positifs (c.-à-d.. une abondance d’occurrences = classes hyperreprésentées).

Promouvoir les espèces moins charismatiques

C'est une tâche qui incombe aux chercheurs mais il revient également au grand public de s’ouvrir à leur charme tout particulier et aux récits passionnants les concernant.

Appel entendu ! Humanité & Biodiversité et Hubert Reeves n'ont de cesse de documenter sur, par exemple, les vers de terre !

Les Oasiens font de même!

Commentaires

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2018-05-10 17:55:19 +0200

Tout étant relié dans le vivant, comme ça a été souvent dit ici, tout doit bien évidemment être étudié pour être protégé.

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2018-05-16 09:20:13 +0200

protéger le ver de terre est protéger la terre nourricière ,protéger l'insecte c'est s'assurer un beau potager( par exemple), et donc la nourriture de l'oiseau qui lui protège le potager en éliminant le surplus , les "nuisibles". la boucle est bouclée .Comme dit si bien Zena tout est relié dans le vivant .

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À propos de l'auteur

Humanité et Biodiversité, est une association loi 1901, reconnue d’utilité publique, agréée au titre de la protection de la nature. ************************************************************************************************************************************* Elle est actuellement présidée par Bernard Chevassus-au-Louis, et Hubert Reeves est devenu son actif président d'honneur. ****...

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