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Réfugiés environnementaux?

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Publié dans
le 04.07.18
2018-07-zetter-faut-il-parler-de-refugies-environnementaux

On le sait ce qui a prédominé lors de la guerre de Syrie, ce sont plusieurs années de sècheresse due au changement climatique.
L'article qui suit n'aborde pas la question des réfugiés Syriens mais celle des personnes déplacées.

Le changement climatique et la dégradation de l’environnement ne sont pas sans incidence sur le déracinement des populations.
Mais la notion de « réfugiés environnementaux » est-elle la plus adéquate et la plus efficace pour sauvegarder les moyens de subsistance et protéger les droits de ceux qui courent des risques ?

Ces dernières années, la communauté internationale a porté une attention croissante à ce fait : la dégradation environnementale et les changements climatiques dus à l’activité humaine peuvent provoquer des déplacements de populations entières. En cause, la fréquence de catastrophes climatiques, avec des conditions météorologiques extrêmes, ainsi que l’impact lent mais inexorable de phénomènes comme la désertification, la salinisation des sols, la montée du niveau des mers, l’érosion des digues fluviales.

Il n’existe pas de terminologie officielle pour décrire les populations ainsi contraintes à se déplacer, mais la notion de « réfugiés environnementaux » est de plus en plus utilisée au niveau international. L’opinion, selon laquelle une nouvelle forme de « déracinement forcé » est apparue, progresse. Dans les nombreux débats liant déplacements forcés et impact des changements climatiques, les « maximalistes » soutiennent que d’ici à 2050, jusqu’à 250 millions de personnes pourraient être contraintes de se déplacer.

Finalement, quand on parle de réfugiés, on présuppose souvent que, pour qui a dû abandonner sa patrie contre son gré, retourner chez lui est, à long terme, la meilleure solution. Or celui qui est contraint de partir pour des raisons environnementales ne pourra pas revenir. Là encore, le concept de réfugié est inadéquat.

Le nœud de causalité entre dégradation environnementale et déracinement de populations est grandement influencé par l’intervention humaine. Toutes les personnes n’en viennent pas à se déplacer devant des changements climatiques négatifs. L’émigration peut être un choix pour quelques-uns, alors qu’elle sera inévitable pour d’autres.

Il reste que les situations qui ont contribué à faire émerger l’expression de « réfugié environnemental » sont devant nous et se diversifient. Mais, plutôt que de s’appuyer sur ce concept, un cadre de référence plus pertinent pourrait être construit autour de trois principes fondamentaux, trois « R » : rights, resilience, resettlement (ou droits, résilience, réinstallation).

Pour en savoir plus (notemment sur l'arsenal juridique) Source: La revue projet
http://www.revue-projet.com/articles/2018-07-zetter-faut-il-parler-de-refugies-environnementaux/

Commentaires

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2018-07-05 01:16:54 +0200

C’est incroyable! Où pourront aller tous ces pauvres gens, s’ils sont rejetés par tous les pays comme maintenant?

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