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Réveil après 32 000 ans d'endormissement

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Publié dans
le 04.03.14
Pithovirus_web


  • En dépit de son séjour prolongé dans le pergélisol (partie du sol gelée toute l’année), le virus Pithovirus a conservé son potentiel infectieux. 

  • En collaboration avec plusieurs chercheurs français et russes, l’équipe de Jean-Michel Claverie et Chantal Abergel, au Laboratoire Information génomique et structurale (IGS) de Marseille, vient d’identifier ce qui est désormais le plus grand virus connu.... comme tous les virus géants découverts à ce jour, il s’attaque à Acanthamoeba, un genre d’amibes très fréquent dans le sol et les cours d’eau, mais pas à des organismes complexes. C’est d’ailleurs dans une telle amibe, utilisée comme appât, que les chercheurs ont pu identifier le virus. Leur échantillon provenait de la région de la Kolyma, dans la pointe nord-est de la Sibérie. Le virus dormait à 30 mètres de profondeur, dans une couche du sol datant du Pléistocène supérieur, vieille de 32 000 ans.


    Extraits de "Le plus gros virus du monde a 30 000 ans" http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-le-plus-gros-virus-du-monde-a-30-000-ans-32684.php 


    Vignette: En plus de sa silhouette en forme d’amphore, Pithovirus sibericum pousse la ressemblance jusqu’à être muni d’un intriguant bouchon en nid d’abeilles (partie striée de l’enveloppe)


    © CNRS Images


    MA CONCLUSION
    Le pergélisol est un lieu de conservation de micro-organismes du sol.
    La survivance du pouvoir d'infection est prouvée
    Quelle résistance !
    Le CNRS communique sur ce « Pithovirus sibericum »
     http://www2.cnrs.fr/presse/communique/3451.htm


    A retenir:


    " Cette démonstration a des implications importantes sur les risques de santé publique liés à l'exploitation des ressources minières et énergétique des régions circumpolaires que le réchauffement climatique rend de plus en plus envisageable. La résurgence de virus considérés aujourd'hui comme éradiqués, tel celui de la variole dont le processus de réplication est similaire à celui des Pithovirus, n'est désormais plus du domaine de la science-fiction. La probabilité d'un tel scénario devrait être estimée de manière réaliste. Le laboratoire « Information génomique et structurale » s'y attèle d'ores et déjà à travers une étude métagénomique du permafrost qui bénéficie du soutien de l'infrastructure nationale France-Génomique (Investissement d'avenir)"

Commentaires

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2014-03-05 12:48:07 +0100

Un professeur de microbiologie, en faculté de médecine, nous avait dit que certains virus étaient vraiment à la limite de la définition de l'être vivant...ce propos est en rapport avec la longévité de ce virus de 32 00 ans...et cela nous laisse pantois !

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À propos de l'auteur

La nature ... plus d'un demi-siècle que je prends une part active à sa défense. … Et depuis 1976, j'accompagne l'action de l'association devenue "Humanité et Biodiversité". J'en fus administratrice jusqu'à l'AG de 2020: Nelly Boutinot

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