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Sixième extinction massive: Trente ans maximum pour agir

Éditer
Publié dans
le 11.07.17
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La sixième extinction massive d'espèces est plus sévère que ce que l'on pensait.

Dans une étude plus qu'alarmante, publiée le 10 Juillet par les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), les chercheurs Gerardo Ceballos et Paul Ehrlich concluent qu'une sixième extinction de masse est en cours sur la Terre.

Le taux de perte de population dans les vertébrés terrestres est extrêmement élevé.
Exemple: Chez les 177 mammifères pour lesquels existent des données détaillées, tous ont perdu 30% ou plus de leur aire de répartition géographique et plus de 40% des espèces ont subi de graves baisses de population.
Il en résultera des conséquences négatives en cascade sur le fonctionnement des écosystèmes et les services essentiels au maintien de la civilisation.

En outre, certaines études documentent que les invertébrés et les plantes subissent des pertes massives de populations et d'espèces.

Les auteurs de l'étude décrivent cela comme un «anéantissement biologique»
La Terre est maintenant dans une période d'extinction mondiale massive des espèces. L'ampleur réelle de cette extinction a été sous-estimée,

Tous les signes indiquent des agressions de plus en plus puissantes sur la biodiversité au cours des deux prochaines décennies, donnant une image lugubre de l'avenir de la vie, y compris la vie humaine.

Les auteurs que la sixième extinction de masse est déjà présente et la fenêtre d'action efficace est très courte, probablement deux ou trois décennies au plus.

Par conséquent, l'humanité doit traiter immédiatement ce problème.

Vignette: Les six extinctions

Commentaires

4
2017-07-11 12:25:16 +0200

Les publications se suivent et se ressemblent ;
HIER
CE JOUR

CONCLUSION : AGIR !
Groupons-nous au sein de Humanité & Biodiversité !

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2017-07-12 12:01:21 +0200

Malheureusement l'Homme est en grande partie responsable de ce désastre,

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1
2017-07-15 19:17:21 +0200

Notre espèce n'est pas forcément destinée à disparaître: elle peut se resaisir et prouver que son intelligence n'est pas "un cadeau empoisonné" .

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2017-07-16 18:18:20 +0200

à franck17
Parce que disparaîtrait des êtres de grande bonté et de grande intelligence qui sont la preuve que l'humanité peut produire le meilleur...

2

0
2017-09-06 12:10:59 +0200

Pour information, dans le cadre des actions Animaux et Politique adressé au sénateur Carrère

Monsieur le sénateur,
Dans le journal Sud Ouest du 21 août 2017, j'ai eu l'heureuse surprise d'apprendre que le préfet des Landes a enfin rappelé la loi avec fermeté en affirmant « qu’il n’y aura aucune tolérance pour la chasse à la matole pour cette espèce migratoire. [l'ortolan, mais aussi les pinsons, les chardonnerets, et tant d'autres encore…] Le préfet a réaffirmé aux procureurs de Mont-de-Marsan et de Dax, aux responsables de la gendarmerie et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, la consigne de n’accorder aucune tolérance, ce qui va dans le bon sens et l'esprit de responsabilité.
Par contre, je m'étonne de votre prise de position lorsque vous vous rendez complice d'une incitation aux braconnages en affirmant votre envie d’appeler les chasseurs Landais à la révolte. Vous prenez de gros risques même si aujourd'hui c'est encore plus ou moins permis mais bientôt sans doute vous aurez à répondre personnellement devant les tribunaux pénaux internationaux d'une incitation à des destructions volontaires d'espèces protégées. En effet, le braconnage des ortolans, espèce menacée pourrait relever d'un génocide, appellation relevant de l'étymologie mais les juristes semblent préférer le terme d'écocide. En avril 2010, l’avocate Polly Higgins a déposé officiellement ce concept auprès de la commission des lois des Nations unies. Son idée : en faire le cinquième crime international contre la paix, qui comprend déjà le génocide, le crime contre l’humanité, le crime d’agression et le crime de guerre. Depuis des juristes, entre autres le professeur de droit Laurent Neyret mais aussi la juriste en droit international Valérie Cabanès défendent et théorisent ce concept.

Aujourd'hui, nous subissons une sixième extinction des espèces dont les conséquences sont aussi dangereuses que le réchauffement climatique. La guerre contre le vivant et les animaux finit bien par menacer notre humanité du fait que le destin de l'humanité est très lié à celui des écosystèmes et de la biodiversité. Ainsi les destructions volontaires d'espèces devraient bien pouvoir relever de cette qualification juridique et permettre des poursuites judiciaires au pénal pour arrêter le carnage. Sans compter le droit individuel des animaux sentients de ne pas subir des cruautés indignes pour des motifs gastronomiques troubles qui font de la souffrance une source de plaisir qui interroge le goût et la mentalité du mangeur.
Sans l'intervention d'un droit répressif et la possibilité d'une pénalisation sévère de ces crimes contre la vie et contre des individus sensibles, il y aura toujours des trafiquants pour abattre l'animal, même si c’est le dernier de son espèce. « High profit, low risk » ! Sous prétexte de tradition, il s'agit surtout d'un trafic juteux encore trop souvent couvert par des représentants de l'Etat ou des législateurs partiaux tels que vous (chaque oiseau se vend jusqu'à 150 € pièces sous le manteau par les délinquants). Les autorités chargées d'appliquer la loi ne doivent plus fermer les yeux et c'est votre responsabilité de défendre la loi. A ce sujet, la question d'une agence nationale de la biodiversité intégrant la faune sauvage terrestre se pose de manière insistante. En attendant et malgré les injonctions de la Commission Européenne qui a mis la France en demeure de respecter dans les plus brefs délais ses obligations au regard de l'article 5 de la directive du 30 novembre 2009 sur la conservation des oiseaux, les braconnages perdurent et il faut sortir d'urgence de la croyance en une impunité. Aujourd'hui, la persistance d'une situation de non droit serait une honte pour la France et le risque d'une perte irrémédiable pour une espèce en fort déclin, situation qui devrait mener les responsables politiques ou administratifs ainsi que les hauts fonctionnaires de l'état complices de l'écocide devant des tribunaux pénaux internationaux.

  Dans l'attente d'une évolution de notre droit plus en accord avec la réalité des faits et plus en phase avec les accords internationaux protégeant les espèces et le vivant, je vous prie d'agréer l'expression de ma citoyenneté vigilante.

Mme Nadia Vilchenon
Psychiatre d'exercice libéral
80090 - Amiens

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À propos de l'auteur

Humanité et Biodiversité, est une association loi 1901, reconnue d’utilité publique, agréée au titre de la protection de la nature. Elle est actuellement présidée par Bernard Chevassus-au-Louis, et Hubert Reeves est devenu son actif président d'honneur. Humanité et Biodiversité mène une action de plaidoyer et d'influence pour faire émerger dans la société les défis posés par l’érosion d...

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