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Travail scientifique et biodiversité

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Publié dans
le 26.12.12
Vision_du_futur

Lorsque l’on commence un travail scientifique, la première démarche est de regarder de manière exhaustive ce qui a été fait sur un sujet, les bases de données sont alors d’une grande utilité, aussi bien dans les publications académiques que dans celles sur la propriété intellectuelle.

Il y a dans ce dernier cas une grande difficulté, car toutes les firmes n’ont pas une stratégie de brevets, d’autant que leurs situations de monopole ou d’oligopole est favorable à la rétention de l’information. C’est un grand obstacle en biologie, d’autant que la difficulté est  forte entre la séparation de connaissances universelles et le comportement des certaines firmes. Ceci étant, sans propriété, pas d’investissement, il faut donc une instance arbitrale. Cette dernière, dite souvent indépendante, doit assumer avec ces experts le conflit d’intérêts. Dans certains domaines, le nombre d’experts est faible et sans le recours à des spécialistes, y compris des firmes, il devient impossible de boucler une expertise valable. Cette interrogation ne met pas en cause la recherche, hors champ d’application, mais elle vise à sortir du manichéisme classique entre une recherche publique «  pure » et une recherche en entreprises « impure ». L’innovation passe par l’entreprise.

Par ailleurs, la seconde condition est la reproductibilité d’une expérience par d’autres que les premiers découvreurs. Ainsi sur la mémoire de l’eau, effet de l’homéopathie, il a été impossible de refaire l’expérience, on reste donc dans l’obscurité.

Lorsque les scientifiques découvrent les revues à comité de lecture avec des experts inconnus, des auteurs font le travail de validation

Il y a des situations d’urgence de santé publique, comme la lutte contre le VIH, qui nécessitent des sauts d’obstacles avec recours aux associations de malades.

Par la suite, il faut faire du travail d’informations scientifique et technique, délicat travail, dans un monde où les raccourcis font des une des journalistes, sans culture scientifique. Le travail est rude, surtout avec des journalistes peu formés. On cherche le spectaculaire, confondant par exemple météorologie et climatologie.

Il est donc important pour un site comme Humanité et biodiversité de communiquer simplement et surtout en ne s’appropriant pas le travail fait par d’autres.

Si vous lisez la une des quotidiens, les journalistes ont tendance à faire du mimétisme. Ils se regardent, il faut donc choisir.

Le site de notre association s’efforce de mixer les trois aspects sur le domaine de la biodiversité avec le souhait de sensibiliser le plus grand nombre, sans acrimonie et avec objectivité.

Donc lire le travail d’autrui, lui donner la primeur, doit permettre de réduire les copies anonymes.

La pari est difficile, mais on doit débattre de tout, sans censure, mais avec respect de l’autre.

JP BOMPARD

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À propos de l'auteur

ex-directeur de Laboratoire INRA, économiste, ex président de l'institut de recherche économique et sociale, ex membre du bureau du CNIS, négociateurs des Grenelles de l'environnement et de la mer, membre du CEDD et de la CNDP. Vice-président d’Humanité et Biodiversité.

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