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Une petite oasis, la nôtre.

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Publié dans
le 05.05.17
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Bonjour,

Nous permettriez-vous de vous décrire notre petite Oasis?
Elle sera bientôt officialisée par Humanité & Biodiversité!

Certes elle n'est pas bien grande, pour ainsi dire minuscule. Une lentille parmi un océan de lentilles, un petit pois dans une mer de petits pois. Mais qu'importe. Elle fait partie du tout.

Dans notre jardin que nous avons voulu le plus naturel possible, nous avons un vieux cerisier d'au moins un demi-siècle d'existence.
Certaines années, il donne tant de cerises que ni nous avec les confitures notamment, ni nos voisins ou amis invités, ni les oiseaux n'en viennent à bout.
Il est entouré par des groseilliers, des cassis, des framboisiers, deux pommiers et un corète du japon.
Contre l'arbre vénérable se presse le lilas blanc dont la couleur se marie avec le mahonia et le berbéris. A ses pieds poussent des fraises sauvages, quelques tulipes, jonquilles ou autre couronnes de primevères. Lesquelles se plaisent aussi sous le noisetier trop prolifique lui et un peu gênant.

Plus loin contre le mur nord, deux camélias bien abrités se cachent et prospèrent lentement. Contre les murs est ou ouest les hortensias présentent leurs têtes roses, bleues ou blanches. C'était ma fleur préférée. Je me cachais dans leurs massifs à Perros-Guirec dans mon enfance. La vigne vient les envahir l'été et il convient de la traiter ou de la contrôler, car elle pousse sans vergogne et les recouvre.

Mais nous avons aussi les capucines naines ou géantes qui colorent l'entrée et les abords, quelques rares géraniums qui provoquent mes allergies saisonnières et dont je me méfie, ainsi que l'herbe de la pampa fière de ses touffes de lumière fragile ou le pyracanthe qui s'ébouriffe non loin du pin noir qui grandit, qui grandit et grandit encore: le tout premier arbre que j'ai planté dans ce jardin.

Mais que dire de cet arbre qui a été arraché au bulldozer dans le domaine où je travaillais autrefois? Je l'ai récupéré parmi bien d'autres cadavres comme lui et nous l'avons planté à l'Ouest, près du laurier. Il a repris petit à petit bien que sa branche maitresse ne soit pas repartie et il est devenu désormais adulte à notre plus grand plaisir.

J'aurai garde d'oublier le forsythia qui nous éclaire le printemps de ses lumières jaunes. Et surtout le petit arbre de Judée qui m'a été offert par le géniteur de mes jours tout étonné qu'il était de me voir jardiner. Lui qui pensait que ce genre d'occupation m'était complètement étranger. En fait j'ai toujours eu la main verte. J'avais des prédispositions.

Les plantations mes amis, sont une chose bien réjouissante mais plus encore la faune qui y habite ou s'y dépose. Oiseaux de plumes, oiseaux de couleur, oiseaux de chants, quelle que soit la taille, ils sont les bienvenus. Mésanges charbonnières, mésanges huppées, couple de tourterelles, roitelet ou rouge-gorge de passage lui, ils accompagnent le merle chanteur, enchanteur de nos réveils au matin. Ils s'invitent avec les plus rares moineaux et encore plus rares hirondelles ou martinets qui, il n'y a pas dix ans, s'abritaient sous notre toit.

Mais les chats, puisque chats il y a, ont dû les inciter à trouver ailleurs un abri plus sûr. Pour permettre à tout ce monde de se côtoyer, nul chat dehors avant la fin de la matinée. Dame merlette et son compagnon aiment à venir au sol y dénicher quelques vers à se mettre dans le bec. Cela se respecte. Nous n'aimons guère les cadavres de plumes que nous pourrions retrouver.
Même des petits rongeurs viennent se perdre. Bien entendu, les musaraignes, souris et même quelques mulots sont les malvenus. Il vaut mieux pour eux de déguerpir promptement, le chat ayant dans sa nature, besoin de chasse alors qu'il a de quoi se nourrir par ailleurs. Ainsi en va-t-il de certains hommes finalement qui ne parviennent pas à évoluer dans leur mentalité et leurs habitudes.

Nous avons régulièrement des orvets qui s'enfouissent sous la végétation. Ils s'y reproduisent en toute tranquillité, juste dérangés peut-être par les fourmis. Ces fourmis qui élèvent les pucerons que dévorent nos larves de coccinelles.

Bref, pour en terminer, cette toute petite oasis, c'est la vie. Celle des plantes, des arbres ou des fleurs. Celle de la faune et finalement la nôtre aussi.

Fasse que ce petit descriptif soit un moment réjouissant !.
Bien à vous.

L. Y. SENECAL.

Commentaires

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2017-05-06 12:13:47 +0200

Quelle belle Oasis !
Mettez en ligne sans hésiter régulièrement des photos

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2017-05-07 09:03:39 +0200

Merci pour ce charmant descriptif et bienvenue au sein de la communauté des Oasiens Oasiennes.
Votre "lentille" à voir ce qu'elle contient serait plutôt un "nénuphar" pour reprendre l'image tant elle contient d'arbres et plantes en tous genres.
Mais l'essentiel ne réside pas dans la taille mais dans l'esprit d'accueil de la Biodiversité et de l'harmonie à vivre avec la Nature.
Juste une idée : Pourquoi ne pas installer des nichoirs pour les hirondelles si elles étaient présentes il y a quelques années ?
Nous pouvons échanger sur le sujet puisque j'ai installé près d'une centaine de ces nichoirs dans ma communauté de communes...

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2017-05-07 17:05:29 +0200

Oui Alain, j'ai songé à des nichoirs pour les hirondelles mais primo, les chats doivent les effrayer et secundo je me suis renseigné pour connaître les raisons de leur diminution. Ce sont des gens de la campagne qui m'ont le mieux informé à mon sens. Ils m'ont fait savoir que les hirondelles et les martinets mangent des insectes pendant leur vol. Ceux-ci se trouvent de préférence, près des fermes, des étables ou des écuries où ils prolifèrent. Ce qui n'est pas le cas de notre zone de résidence ici, dans notre jardin. Néanmoins l'ancienne ferme que nous avons aménagée dans le Périgord, en Dordogne, recevait régulièrement leur visite dans la grange, ce qui n'a plus été le cas depuis maintenant trois ans... Je reste convaincu que les pesticides qui empoisonnent les insectes, empoisonnent tout aussi bien les oiseaux qui les consomment. C'est évident. On peut espérer que le mouvement entamé désormais pour les réduire et les remplacer ait quelques résultats pour renouveler leurs populations.

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2017-05-10 10:31:46 +0200

Il faut distinguer les hirondelles rustiques qui, traditionnellement, faisaient leurs nids dans les étables ou sous les porches soit , en "intérieur" et les hirondelles de fenêtre qui, comme son nom l'indique, font leurs nids dans les encoignures de fenêtre soit "en extérieur".
Les nichoirs aident les hirondelles en cas de pénurie de boue, les sécurise visuellement et leur résistance est un atout ( la mode du PVC pour les fenêtres est une catastrophe car les nids sont mal accrochés sur ce matériau lisse et finissent par tomber lorsque les jeunes commencent à remuer !
Ce qu'il faut faire, c'est essayer et s'enrichir des expériences déjà réalisées par ailleurs.
Nous savons, par exemple, que les nichoirs pour les hirondelles de fenêtre doivent être installés au coeur ou à proximité des colonies existantes...
Chez nous, les hirondelles de fenêtre commencent tout juste à arriver, je ferai un bilan en fin de saison pour vous donner les résultats de cette pose de nichoirs dans notre communauté de communes.

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2017-05-11 09:54:18 +0200

Volontiers.

Pour illustrer ce propos, si vous le voulez-bien, j'adjoins un petit poème que j'avais écrit il y a quelques temps.

Hirondelle, hirondelle,

Où vas-tu belle et mystérieuse hirondelle
petite princesse voltigeant dans mon ciel
élégante virevoltante et si ponctuelle
voyageuse merveilleuse et pourtant si frêle. ?

Au printemps tu es revenue
Dans l'ancien nid sous le toit
tu t'es installée toute menue
accompagnée comme je le vois.

Tu as fondé une petite famille
et ces impatientes petites têtes
attendent l'insecte qui fourmille
capturé en vol comme à la fête.

Mais bientôt tu nous quittes,
toi, la voyageuse impénitente,
vers quelques lointains sites,
là-bas, que tu enchantes.

J'attendrai, jaloux que je suis,
que tu griffes encore cet air bleu
que tu gifles et que tu essuies
la larme de ma joue où il pleut.

Car toute petite vie si frêle,
comment peux-tu d'un trait
t'effacer de mon regard distrait
et t'éloigner ainsi à tire d'aile.

M'annoncerais-tu qu'après le miel délicieux de la vie
vers quelque paradis, avec le vent tu m'emporteras ?
Est-ce donc là ce ciel vers lequel tu m’emmèneras
et dans lequel je volerais enfin, absolument ravi.

L.Y.S

Bonne et belle journée à vous et à vos proches.

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2017-05-16 15:14:38 +0200

Votre petite oasis est enchanteur j aime ce qui est petit car il est bien à nous ...notre petit parc naturel est magique. Dès que vient le printemps nous y passons des moments délicieux à laisser notre imagination

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2017-05-16 15:15:46 +0200

suite !!... a laisser notre imaginaire et nos reves vagabonder !!!

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À propos de l'auteur

Enfant de l'estran, cabri breton comme on me baptisait dans mon enfance lorsque je sautais d'un rocher à l'autre, je ne suis jamais qu'un passant. Un passager de la vie au parcours qui m'a conduit au travers de la société, du monde bourgeois dont je suis issu au monde tout court, celui qui parcourt la cité. Celui-là même auquel on se frotte quotidiennement sans même parfois le remarquer. Or j'a...

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