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Veolia se penche sur l’agriculture de demain

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Publié dans
le 12.02.18
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Le leader mondial de la gestion de l’eau et des déchets a présenté ses expérimentations liées à l’agriculture qu’il considère comme un possible axe de développement à long terme.

Production de protéines animales à base d’insectes, agriculture urbaine, ferme aquaponique (culture associant poissons et plantes dans un système en production fermée) : Veolia multiplie les expérimentations dans le domaine agricole. Le leader mondial de la gestion de l’eau et des déchets les a dévoilées le 8 février 2018. Son objectif est de « développer un corpus de connaissances » pour être en mesure de proposer à l’avenir de nouveaux services à ses clients, a expliqué Antoine Frérot, le PDG du groupe, lors d’une journée ayant pour thématique le monde en 2040.

Un intérêt surprenant

Avec neuf milliards d’habitants et une classe moyenne beaucoup plus nombreuse, les besoins en nourriture à cet horizon seront supérieurs de moitié à ceux d’aujourd’hui. « Cela peut paraître surprenant de voir Veolia s’intéresser à l’agriculture », a reconnu Antoine Frérot, avant d’ajouter que ce domaine se trouvait au « carrefour de nos trois métiers existants » que sont la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie.

Le groupe recycle des déchets pour les transformer en engrais et fertilisants et, en Allemagne, il a mis au point une technologie permettant de « récupérer, de valoriser et d’utiliser le phosphore contenu dans les eaux usées municipales ». Au-delà de ces utilisations « traditionnelles », l’entreprise conduit des expérimentations en France et en Malaisie avec des start-up qui élèvent des larves de mouches sur des déchets organiques, pour ensuite les transformer en farine ou en huile.

Courant 2018, deux nouveaux projets ayant trait à l’agriculture urbaine et à l’aquaponie doivent voir le jour.

Des opportunités à prendre

« Pour nous, c’est un moyen d’élargir nos actions au service des villes », a expliqué Loïc Couttelle, qui dirige ces deux projets. Selon lui, l’agriculture urbaine n’est pas « un effet de mode » et ouvre de « multiples opportunités » pour Veolia, même si, pour l’instant, il s’agit surtout de développer une expertise dans ces domaines.

« Il est trop tôt pour parler de développement », a résumé Antoine Frérot, dont la priorité est de consolider la croissance organique du groupe, tout en poursuivant son désendettement. Au-delà de l’agriculture, Veolia travaille, pour la période post-2019, sur d’autres pistes liées à la décarbonation de l’énergie et à la dépollution de l’eau et de l’air.

Commentaires

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2018-02-12 09:33:22 +0100

L'augmentation prévue de la population mondiale engendre des besoins alimentaires supplémentaires et cet avenir se prépare.
Comment nourrir le monde en 2050?
http://www.fao.org/fileadmi...

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2018-02-12 15:37:02 +0100

Je trouve toujours dommage que l'on parle de besoins supplémentaires à couvrir en offrant comme seule solution une meilleure production quand on sait que, à ce jour, nous avons de quoi nourrir tout le monde sur notre belle planète.
En l'absence de volonté politique et "économique" cela n'est pas fait, mais nous avons aujourd'hui les ressources, les connaissances et la nourriture nécessaire pour le permettre si la volonté était présente là où elle ne l'est visiblement pas.
Ensuite toutes les initiatives visant à anticiper ce qui peut pertinent devenir une réelle difficulté sont à étudier de près bien sûr et il faut se réjouir qu'il y en ai.
Concernant l'augmentation de la population, c'est un débat impressionnant dont certaines solutions possibles complémentaires ne sont peut-être pas toujours évidentes mais que nous pourrions trouver, je le crois, en y mettant assez de ressources et d'énergie pour les trouver :)

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