L'échinococcose alvéolaire

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Campagnol

Il existe deux formes d'échinococcoses dues aux larves de deux espèces différentes de ténias. Ce sont des parasitoses liées au développement, chez les mammifères herbivores, et aussi chez l’homme, des larves de ténias du genre Echinococcus. L’échinococcose est une hémizoonose : le cycle des parasites s’arrête chez l’humain puisque celui-ci n’est pas une proie pour les carnivores qui sont seuls les hôtes définitifs des parasites.

Nous traiterons ici de l’échinococcose alvéolaire (ténia Echinococcus multicularis), l’échinococcose cystique (ténia Echinococcus granulosus) étant quasi absente de France.

CYCLE DE L’ÉCHINOCOCCOSE ALVÉOLAIRE

Le parasite adulte vit dans l’intestin d’un carnivore (renard, chien, chat...), hôte définitif qui se contamine en consommant des petits rongeurs parasités. Le carnivore guérit spontanément, mais peut se réinfecter.? Il évacue les œufs infestants dans ses matières fécales. Des insectes coprophiles peuvent contribuer à disséminer les œufs.?Les rongeurs (campagnols surtout), hôtes intermédiaires, se contaminent en ingérant les œufs avec leur nourriture végétale. Une forme larvaire se développe alors dans le foie ce qui entraîne, à terme, la mort du rongeur.?On parle de cycle puisque des rongeurs infectés sont mangés par un carnivore, qui par ses fèces disséminera des œufs. 

 

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Intestin d’un herbivore

Intestin d’un carnivore: hôte définitif forme adulte du parasite

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végétaux :

(ou omnivore) hôte intermédiaire, forme larvaire du parasite...

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peuvent porter les œufs rejetés par les fèces


PROPHYLAXIE

Le risque de contamination humaine n’est pas nul mais comparativement à d’autres pathologies infectieuses, il reste limité. La prévention consistant à privilégier des mesures d’hygiène et de bon sens devrait suffire à le réduire fortement. L’éducation du public est la meilleure méthode.

    Parce que les œufs du parasite sont détruits par la cuisson, il faut éviter de consommer crues des plantes et baies sauvages ramassées au sol ou à faible hauteur, dans la nature.

    Le jardin familial doit être interdit aux renards par une clôture adaptée. De même il faut l’interdire aux chats et aux chiens, surtout si on les laisse divaguer. Les propriétaires doivent faire vermifuger leurs animaux par un vétérinaire et il appartient aux maîtres habitant en zone infestée de les laver et de ne pas leur permettre une familiarité excessive telle le léchage des assiettes ou des humains.

    Pour ceux qui étudient des carnivores sauvages, il est impératif d’utiliser des gants et masques pour toute manipulation.

SUGGESTIONS DE "HUMANITÉ ET BIODIVERSITÉ"

    Des études complémentaires sur le rôle du chien et du chat sont nécessaires, car il semble que l’attention soit davantage attirée sur le renard que sur ces animaux familiers.

    Un produit de déparasitage doit pouvoir être combiné au vaccin contre la rage distribué aux renards par voie orale.


Ce document a été réalisé avec l’aide de médecins et de vétérinaires.

Tout apport de références scientifiques apprécié.

 

 

 

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