La recherche aura-t-elle un place dans la prochaine conférence dite de transition écologique?

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 Le traitement de la question de la recherche et de l’innovation lors de la conférence dite de transition écologique.

Cette conférence comportera  cinq ateliers de méthode, sans décision liée à l’urgence de la situation. Elle sera sur le modèle de la conférence sociale.

Les ateliers sont prédéfinis, mais pourront voir leur champ modifié en fonction des discussions avec les acteurs.

1-      Transition énergétique.
2-      Biodiversité
3-      Fiscalité environnementale
4-      Santé et Environnement
5-      Gouvernance, dont la RSE et le rôle des territoires.
 
On peut déjà regretter que la question des mobilités et des transports ne soit pas à l’ordre du jour, ni les modes de production agricole ou de gestion des océans. Sur ces deux derniers points il est concevable que les politiques étant essentiellement européenne, on puisse organiser une large concertation dans l’espace européen. La réforme de la PAC, comme celle de la PCP ne peut se faire dans les couloirs.
L’absence des transports n’est compréhensible que par le découpage ministériel, ce qui n’est pas en soi un argument acceptable. Certes dans la transition énergétique, la question des nouvelles technologies de mobilités doivent être traitées, les NOx dans Santé et Environnement, la recomposition du SNIT traverse tous les ateliers surtout si ces ateliers mettent à l’ordre du jour le calcul économique et les conditions d’un débat public avec une CNDP rénovée.
Tous ces ateliers impliqueront des axes de recherches appliquées, des constructions de modèle d’innovation, poseront la question de la gouvernance de l’ANR et des instituts ou agences. 
Si l’espace-temps est celui des 5 ans de présidence, notre univers technologiques est déjà dessiné.
Il n’y aura pas de technologie de rupture sur l’hydrogène, sur les batteries, sur les ENR. Ce ne sont que des exemples, mais il faudra appuyer  des recherches sur des pistes ouvertes dans les têtes mais loin d’être concrétisée de manière efficace, comme le véhicule électrique ou les carburants de seconde génération.
Il faudra surtout définir les conditions de mise en action des disponibilités techniques existantes.
L’isolation des bâtiments est disponible, mais il manque les professionnels certifiés comme pour les ENR décentralisées.
Mais tous ces ateliers devront être innovants, imaginatifs, ne pas avoir une lecture du principe de précaution qui débouche sur le moratoire obligatoire.
On peut dans le domaine de la recherche concevoir un CSRT plus actif, plus ouvert chargé de rendre compte à chaque conférence annuelle des avancées, des obstacles, des échecs dans les recherches nécessaires à la réussite des 5 ateliers. Ce qui implique toutes les sciences, dont les sciences sociales et humaines. Ces dernières doivent être associées au départ des projets, sauf dans les recherches fondamentales des disciplines de base, une exception est à prévoir si des questions éthiques se posent (comme sur le mégavirus).
La recherche devra aussi se poser la question de l’information scientifique et technique, parent pauvre depuis le départ du ministre Curien. Elle ne devra pas être jugée par le biais des grands équipements. Faut-il un nouveau lanceur spatial ? Faut-il continuer ITER ?
Sur les mécanismes d’innovation, il faut que la future banque publique d’investissement joue un rôle  de risque. Je ne pense toujours pas que nos banques même coupées en deux aient l’esprit entrepreneuriale, elles sont fascinées par les marchés financiers, leurs dirigeants n’ont aucune culture scientifique et technique, c’est un monde de l’instant.
Comme on ne va pas renationaliser les banques, il faut les contourner sur l’innovation.
 

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