Un début de bilan du Grenelle de l'environnement

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Bien sûr , la photo ne correspond pas à la ministre,

mais comme elle est partout, j'ai changé  !

Par contre rien sur le Grenelle de la mer et l'économie maritime.

Je retiens aussi : " Mais M. Wahl souligne que les "nombreux services - essentiellement gratuits - que la biodiversité nous rend" mériteraient bien une évaluation, ne serait-ce qu'économique."

Voici l'article:

Cinq ans après le Grenelle, il reste encore du travail 

"Comment va la France ? L'état de l'air, de l'eau, des sols s'est-il amélioré depuis la mobilisation du Grenelle de l'environnement il y a cinq ans ? La ministre de l'écologie, Delphine Batho, a demandé des réponses en une trentaine d'indicateurs, reprenant l'idée lancée par Nicole Bricq, qui l'avait précédée à la tête du ministère.

Les résultats doivent être rendus publics avant la conférence environnementale des 14 et 15 septembre. Réalisé par l'inspecteur général des finances, Thierry Wahl, le rapport, dont Le Monde présente en primeur les principaux résultats, établit un diagnostic mitigé.

Voir notre infographie : En France, des objectifs environnementaux encore distants

CONSOMMATION D'ÉNERGIE

Au chapitre de l'efficacité énergétique, le rapporteur constate que la consommation d'énergie est à la baisse par rapport aux années 2000, mais pas suffisamment. Celle-ci reste supérieure de 20 % au niveau nécessaire pour que la France tienne ses engagements européens.

La construction de logements obtient un bon point : les bâtiments résidentiels ont amorcé une amélioration en réduisant leur consommation d'énergie de 4,4 % entre 2006 et 2010. Loin toutefois de l'objectif de réduction de 38 % d'ici à 2020. Concernant les logements à basse consommation, qui sont censés être la règle pour toutes les constructions privées neuves à partir de 2012, l'objectif n'était atteint que pour moitié en 2010.

Quant aux ménages, ils ont fait des progrès dans le tri de leurs déchets. C'est l'un des rares objectifs du Grenelle en passe d'être atteint.

En revanche, on est loin du compte pour les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports, qui sont reparties à la hausse en 2010 et 2011. La consommation d'énergie de ce secteur était - tous véhicules confondus hors trafic maritime - équivalente en 2011 et en 2006. Un résultat plutôt encourageant puisque, dans le même temps, le produit intérieur brut (PIB), lui, progressait.

Chez les voyageurs, la part des déplacements en commun, en train et en car, à l'intérieur du pays, augmente et passe de 14,5 % en 2006 à 16 % en 2011. Du côté des marchandises, en revanche, on est loin de l'ambition du Grenelle qui fixait pour objectif aux secteurs ferroviaire et fluvial de représenter un quart du fret terrestre dans dix ans. Si les camions gagnent du terrain, la part du train et des péniches continue à chuter et ne représentait que 11,7 % en 2011. La situation sanitaire s'en ressent : l'indice d'émission de particules fines reste très au-dessus du seuil maximum espéré de 25 microgrammes par mètre cube en moyenne par an.

"BÉTONNAGE"

Parmi les indicateurs franchement mauvais, le rapporteur recense aussi l'artificialisation des sols - le "bétonnage" - qui s'accroît, l'usage des pesticides en agriculture ou l'état des eaux. De très gros efforts restent à accomplir pour parvenir à l'objectif de deux tiers des masses d'eau "en bon état écologique" à l'horizon 2015.

Voilà pour l'environnement où évoluent les hommes. Et les autres espèces vivantes ? Le rapport donne peu d'indications à leur égard. Mais M. Wahl souligne que les "nombreux services - essentiellement gratuits - que la biodiversité nous rend" mériteraient bien une évaluation, ne serait-ce qu'économique.

Martine Valo

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Le futur canal Seine-Nord menacé, faute d'argent

Fruit du Grenelle de l'environnement, le canal Seine-Nord risque d'être abandonné, faute d'un financement suffisant. Selon le groupe Bouygues, l'opération d'attribution du partenariat public-privé est "suspendue". Pour le ministre délégué aux transports Frédéric Cuvillier, qui avait dans le passé jugé "sous-évalué" le coût (4,3 milliards d'euros) de ce projet relancé par Nicolas Sarkozy, il faut "explorer toutes les pistes de financement, y compris européennes". Le canal devait permettre d'accroître la part du transport fluvial entre le bassin de la Seine et l'Europe du Nord.

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Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/08/30/cinq-ans-apres-le-grenelle-il-reste-encore-du-travail_1753385_3244.html

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