POPULARITÉ
508

COOPÉRATIVES & BIODIVERSITÉ

Éditer
Publié dans
le 11.03.17
Thema_biodiversite_une

Préserver et valoriser

Depuis plusieurs années, la coopération agricole est engagée dans des démarches de développement durable des productions agricole et agroalimentaire.

COOP DE FRANCE est une organisation professionnelle qui a signé en 2015 la Stratégie Nationale pour la Biodiversité, réaffirmant l’objectif de préserver, restaurer, renforcer et valoriser la biodiversité.

Coop de France publie un recueil d’expériences dont on peut prendre connaissance sur son site.

Notre président, Bernard Chevassus-au-Louis, a été invité à s'exprimer.

Quel est le rôle de votre association qui lie l’homme à la biodiversité?

La biodiversité est un capital naturel précieux, façonné durant 4 milliards d’années. L’espèce humaine, tout comme les micro-organismes ou les fauves, font partie de cette biodiversité. L’homme et la biodiversité ont donc des destins liés. Elle influence notre quotidien et nous est vitale. Bien sûr, nous pouvons utiliser toutes ses richesses. Mais nous devons aussi la préserver, la respecter pour la transmettre en bon état aux générations futures. Au sein de notre association, nous travaillons avec tous les secteurs d’activité: la santé, l’urbanisme, l’économie, la grande distribution... et bien entendu avec le monde agricole. L’idée est que chacun réponde à ces deux questions : pour vous, la biodiversité, c’est quoi? Et comment agissez-vous, au quotidien, pour la protéger? Nos objectifs: favoriser la prise de conscience, influencer les décideurs mais aussi, agir sur le terrain, de façon concrète via des conférences, l’animation de réseaux ou la mise en place d’actions avec toutes sortes d’acteurs.

Pensez-vous que la prise de conscience pour préserver la biodiversité est déjà bien engagée ?

Nous sommes encore en phase de sensibilisation. Les premiers défenseurs de la biodiversité, dans les années 1960-70, prêchaient dans le désert ! Motivation et patience... deux règles d’or au sein de l’association. Loin de nous la volonté de transmettre un discours catastrophiste. Mais l’homme est un acteur majeur de l’avenir de la biodiversité. Chacun doit se sentir concerné et voir ce qu’il peut faire, à son échelle.
Nous sommes condamnés à réfléchir ensemble. Les outils existent. À nous de les mettre en place. Le plus important: sortir de cette vision simpliste selon laquelle il faudrait choisir entre la croissance économique, le progrès social et la protection de l’environnement.
Pourquoi choisir ? Ces trois objectifs peuvent être liés et se développer conjointement. À chacun d’innover. Ainsi, associer les citoyens à la connaissance et à la protection de la biodiversité permet de créer du lien social à l’échelle d’un territoire.

Quel regard portez-vous sur les actions des coopératives mises en avant dans ce livret pour préserver la biodiversité ?

J’ai beaucoup apprécié la dynamique, l’énergie qui se dégagent de ces initiatives. Si certaines coopératives veulent aller loin en mobilisant l’ensemble de leurs adhérents – comme c’est le cas pour la coopérative Unicoque ou la coopérative Uniré par exemple – d’autres s’appuient pour l’heure sur un petit nombre d’agriculteurs. Leur projet ne demande qu’à grandir. Pour que ces initiatives se multiplient, un biodiversité à l’agriculture » (utiliser des auxiliaires par
basculement idéologique doit s’opérer. Passer de «qu’apporte la exemple) à «que peut faire l’agriculture pour reconquérir la biodiversité». Dans ce schéma, la notion de service rendu n’est plus liée à une rentabilité économique. Préserver le grand hamster d’Alsace n’a, par exemple, aucun intérêt économique pour le quidam. Mais cette action participe à la sauvegarde d’une partie de la biodiversité de la planète. Les agriculteurs de la coopérative de Boisseaux l’ont bien compris. En cherchant à assurer une continuité écologique au sein de leur territoire, les agriculteurs participent à maintenir certains animaux sur les exploitations sans perturber leur mode de vie. Cela nécessite une réflexion globale, un changement d’état d’esprit et les efforts de tous. Les coopératives ont un rôle fédérateur à jouer. Ayant une réelle capacité d’influence sur le monde agricole, à elles d’être pro-actives pour fédérer différents partenaires au sein d’un territoire. L’idéal serait de pouvoir associer d’autres acteurs : collectivités, grand public, industriels... pour fédérer, sensibiliser et donner encore plus d’ampleur à ces actions.

Commentaires

0
2017-03-14 07:45:27 +0100

L'homme et sa vraie valeur

0

À propos de l'auteur

Humanité et Biodiversité, est une association loi 1901, reconnue d’utilité publique, agréée au titre de la protection de la nature. Elle est actuellement présidée par Bernard Chevassus-au-Louis, et Hubert Reeves est devenu son actif président d'honneur. Humanité et Biodiversité mène une action de plaidoyer et d'influence pour faire émerger dans la société les défis posés par l’érosion d...

Réputation
Découvrir la biodiversité #1f6929 decouvrir-la-biodiversite 764031
Patrimoine naturel #81A23E patrimoine-naturel 338938
Ménagement du Territoire #D05D10 menagement-du-territoire 131218
Cadres institutionnels #B36281 cadres-institutionnels 210849
Économie et Biodiversité #723DC4 economie-et-biodiversite 41208
Transition écologique #168DBE transition-ecologique 281902

Ses derniers articles

Powered_by_tinkuy