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Les requins: des poissons très divers...

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Publié dans
le 30.05.12
Requins_(site_larousse)

Avant de considérer leur rôle et leur situation, voici une présentation de ces poissons...


Des poissons cartilagineux


Les requins sont des vertébrés et plus précisément des Chondrichtyens, c’est-à-dire des poissons cartilagineux dont le squelette est formé de cartilage, à la différence des Ostéichtyens (poissons au squelette osseux). Les requins sont donc à regrouper avec les raies et les chimères.


Les requins forment un groupe très ancien, apparu il y a 400 millions d’années environ. On compte 8 ordres, 34 familles et au total 479 espèces. La classification continue d’évoluer, à être remaniée au fil des découvertes et des précisions apportées par la recherche.


Présents dans toutes les mers


Les requins ont une distribution géographique très large : ils se rencontrent dans toutes les mers du monde tempérées, tropicales, froides, arctiques ou antarctiques, et chaque espèce possède en général elle-même une aire de répartition vaste.


Les requins occupent également toute la colonne d’eau depuis certaines espèces habitant les fonds (jusqu’à 2 000 m et plus) jusqu’à d’autres plus actives en surface. Certaines espèces effectuent d’ailleurs des migrations verticales entre la journée et la nuit, nageant en profondeur la journée et migrant la nuit vers la surface (Requin grande-gueule (Megachasma pelagios)).


Certains requins peuvent également vivre temporairement en eau douce ou peu salée au cours de leur cycle de vie comme le Requin bouledogue (Carcharhinus leucas).


Les requins sont capables de parcourir des distances très importantes pour suivre les courants, s’adapter aux changements de température, pour la recherche de nourriture ou encore pour la reproduction. Par exemple, des individus de Peau bleue (Prionace glauca) ont été marqués près de l’Angleterre puis repris au large du Brésil.


Un profil hydrodynamique


La forme du corps est liée aux mœurs de chaque espèce comme son mode d’alimentation ou la profondeur à laquelle elle nage. Toutefois, les requins ont, en règle générale, un corps hydrodynamique: un long museau fuselé avec une bouche ventrale et une nageoire caudale asymétrique (lobe supérieur bien plus long que celui du bas) servant à la propulsion. Par ailleurs, la peau des requins est couverte de petits denticules qui réduisent à la fois la friction durant la nage et le bruit produit par les mouvements du squale. Les espèces les plus rapides peuvent nager jusqu’à 70 km/h (Requin Peau bleue).


Des petits requins jusqu’aux géants des mers


Leur taille est variable selon les espèces, certaines inférieures à 1 m 50 (par exemple 15 à 20 cm pour le Requin pygmée (Euprotomicrus bispinatus)) jusqu’aux espèces qui excèdent 4 m 50 (comme le Requin pèlerin (Cetorhinus maximus), le Grand requin blanc (Carcharodon carcharias) ou encore le Requin baleine (Rhincodon typus)). Un spécimen de Requin baleine de 20 m aurait été pêché dans les eaux de Taiwan et il constituerait ainsi le plus grand poisson du monde.


Quelques éléments de biologie


Les requins sont des poissons et sont donc munis de branchies qui leur permettent de respirer en extrayant l’oxygène contenu dans l’eau qu’ils filtrent via leurs fentes branchiales latérales.


Les requins, selon les espèces, peuvent être ovipares (production d’œufs  fécondés dans lesquels les embryons se développent) ou vivipares (la mère donne naissance directement à des jeunes, avec présence ou absence d’un placenta). Dans tous les cas, les requins nés sont directement autonomes et ne reçoivent aucun soin parental.


Une vie longue avec peu de descendants


Les requins sont caractérisés par une longévité qui peut aller de 10 jusqu’à 70 ans (Aiguillat commun (Squalus acanthias)). A cette durée de vie importante, s’associent en contrepartie un taux de croissance lent et une maturité sexuelle tardive, acquise entre 2 et 20 ans selon les espèces. La période de gestation peut également être longue, jhttp://humanite-biodiversite.fr/doc/les-requins-des-poissons-tres-divers/editionusqu’à 22 mois chez l’Aiguillat commun. Un à deux petits seulement peuvent être produits par portée.


 "D'après DE MADDALENA A. (2011). Requins - Les parfaits prédateurs. Éditions de l'Ancre de Marine. Louviers, France. 255 pages.".


Photo Larousse


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