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Loup et pastoralisme

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Publié dans
le 16.02.18
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La position de Humanité & Biodiversité adoptée par son Conseil d'administration

Le retour du loup en France s’est accompagné de conflits avec l’élevage ovin qui a cristallisé des débats stériles entre pro et anti-loup. Malgré deux plans d’action loup, aucune partie ne semble se satisfaire des solutions proposées. Ainsi notre association fait un certain nombre de propositions avec deux objectifs qui (I) ne remettent en cause la viabilité et la pérennité de l’espèce sur le territoire français et (II) permettent de réduire efficacement les attaques dans les foyers de prédations.

Positionnement

En préambule, notre association affirme son attachement à la présence sur notre territoire, comme partout dans le monde, de la grande faune sauvage indigène. On ne peut défendre la nécessité de protéger les tigres, lions et éléphants en zone intertropicale et prôner l’éradication en France du loup, de l’ours ou du lynx.
Mais notre association est consciente que l’évolution de notre pays et les modes d’utilisation de l’espace qui se sont développés obligent à inventer (comme d’ailleurs partout dans le monde) des modes de gestion nouveaux assurant une cohabitation viable entre les activités humaines et la présence de ces espèces. Nous reconnaissons par ailleurs, l'intérêt du pastoralisme, dans des conditions raisonnées, pour la préservation des milieux peu anthropisés de plaine et de montagne.

Dans le document joint:

  • Nos propositions
  • Notre analyse

Vignette: Crédits : Jean-Baptiste Oudry, 1751 (Photo : Josse/Leemage)
Le loup et l' agneau. Illustration d'une fable de Jean de La Fontaine (1621-1695), exposé au Musée des Beaux-Arts de Metz.

Commentaires

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2018-02-16 10:18:28 +0100

Un article fort intéressant...
Jean-Marc Landry et l’Institut pour la promotion et la recherche sur les animaux de protection des troupeaux (IPRA), qu’il a fondé en 1997, ont ainsi lancé en 2013 le projet CanOvis.
Son objet est l’étude des relations régissant le triptyque «loups-chiens-troupeaux». Car, malgré la généralisation des systèmes de protection, force est de constater une progression, localement sensible, des dommages dus au loup.

L’IPRA a donc mené, en collaboration avec des éleveurs et des bergers, une série d’observations nocturnes à l’aide de caméras thermiques, dans les massifs du Mercantour (Alpes-Maritimes) et le camp militaire de Canjuers (Var), qui concentrent à eux seuls 50% des dommages enregistrés en France.
http://www.lagruyere.ch/201...

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2018-02-16 12:27:31 +0100
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2018-02-16 16:32:32 +0100

Comprendre la nature et voir comment nous pouvons interagir avec elle, en tant qu'espèce animale.
Nous avons une place dans la nature mais certainement pas au-dessus. Grâce à ce reportage nous pouvons voir une personne pleine de bon sens. Observons réfléchissons et ensuite adaptons-nous pour un bon compromis homme/loup.

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2018-02-18 22:19:47 +0100

Merci pour ce bel article.
Nous devons protéger ces espèces.

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2018-02-19 22:14:34 +0100

En France, un plan loup critiqué par tous les camps

Le gouvernement a donné ce lundi 19 février son feu vert : en 2018, les éleveurs français pourront abattre jusqu’à 40 loups pour protéger leurs troupeaux. Beaucoup trop, pour les défenseurs de l’environnement, mais pas assez pour les éleveurs d’ovins

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2018-02-20 09:26:50 +0100

Et pour qui veut connaître le rapport d'expertise collective sur le devenir de la population de loups en France, c'est là http://www.oncfs.gouv.fr/Es...

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2018-02-20 14:54:39 +0100

Arrêté du 19 février 2018 fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée chaque année
https://www.legifrance.gouv...

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2018-02-20 19:15:16 +0100

Bravo pour ce travail qui recherche une position juste et argumentée.
A propos de la proposition 7:
Mettre en place toutes les mesures de protections disponibles aujourd’hui et les utiliser de manière combinée
(gardiennage, abri nocturne et clôture).
L'indemnisation des victimes d'attaques de canidés quels qu'ils soient (loup et chiens errants comme cela survient parfois dans des zones où le loup n'est pas présent) n'est actuellement pas inféodée à un contrôle de l'application de ces mesures: c'est déjà un point important à corriger (or, une simplification de la démarche de demande d'indeminsation est prévue!).

Concernant "l’élevage est une activité vitale aux paysages
et territoires": c'est vrai mais il ne faut pas la bonifier systématiquement. En vacances régulièrement dans le superbe département des Hautes-Alpes, j'y ai vu un troupeau de 3000 brebis (plusieurs élevages confiés à un berger professionnel) dévastant les prairies privées de la flore alpine qu'on pouvait observer là où les moutons n'allaient pas... et la région du col Isoard est réellement enlaidie par la seule présence de milieux ouverts et la totale déforestation...

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2018-02-23 10:18:46 +0100

Je suis assez consterné de constater qu'une fois de plus la nature et nous, c'est comme si nous ne serions pas du même monde .
Je commence à avoir des doutes sur notre provenance. Nous avons comme émergé de façon spontanée dans un monde à détruire ... fiction ou réalité ? On peut capturer, déplacer, stériliser ...
Dès le moindre problème il faut tuer alors qu' à la base le problème est NOUS!
Partout, où que l'on soit sur terre, "on" gruge l'espace de l'autre et c'est l'autre qui est en trop ..EXTRAORDINAIRE . Le pastoralisme perdure alors que nous n'avons plus les surfaces nécessaires pour une activité qui semble aller à contre sens du partage des espaces entre espèces, sans prendre en compte le fait qu'il y a trop de "viande" sur le marché, trop de consommation, et que les surfaces utilisées rien que pour l'élevage sont plus importantes que pour nourrir l'humain . Une balle dans le pied comme l'on dit .

Pas d'accord pour détruire ! Restreignons nos surfaces ( un régal pour la biodiversité en dehors du loup ) restreignons les quantités d'animaux élevés. Il y aura moins de bêtes conduites aux abattoirs .

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2018-02-23 10:35:57 +0100

Être "ANTI" loup est effectivement être hors sol et anti-naturel puisque le loup gris (Canis lupus) est un élément fondamental des équilibres naturels de notre continent. On ne pourrait pas être "anti-lacs" ou "anti-forêts" ou encore "anti-bactéries" au prétexte que les infections bactériennes sont une cause fréquente de décès ... C'est exactement ça: notre relation à la nature, au naturel, à l'existence naturelle du risque de prédation, doit être revue. Et les animaux domestiques ou d'élevage se sont invités dans le milieu naturel par notre intermédiaire. Mais ne devraient pas avoir la priorité, dès lors que leur présence crée un déséquilibre : trop de vaches à l'hectare dans le Cantal, créant des épandages d'engrais dans les prés, et une eutrophisation des rivières. des brebis éparpillées partout dans les Alpes.

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2018-02-24 22:04:25 +0100

Il faut "mettre de la science derrière l'émotion": la cohabitation du loup et de l'éleveur sera possible, si l'on apprend à mieux cerner ce prédateur ancré dans notre imaginaire mais très mal connu, estime le biologiste et éthologue suisse Jean-Marc Landry, spécialiste du loup, ici. https://www.sciencesetaveni...

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À propos de l'auteur

Humanité et Biodiversité, est une association loi 1901, reconnue d’utilité publique, agréée au titre de la protection de la nature. ************************************************************************************************************************************* Elle est actuellement présidée par Bernard Chevassus-au-Louis, et Hubert Reeves est devenu son actif président d'honneur. ****...

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