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Participez à la consultation publique sur les arrêtés de tirs de loups

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Le Ministère de l’Ecologie a ouvert la consultation publique sur les arrêtés 2015 de gestion du loup.

Humanité et Biodiversité est en désaccord avec ces textes.

Un choix unilatéral qui ne peut convenir.
Humanité et Biodiversité a depuis toujours promu et œuvré pour la mise en place d’un dispositif de gestion du loup qui permette la coexistence.
Cela signifie d’engager une politique équilibrée et volontariste. Là, une fois de plus, et cela fait trop d’années que cela dure, les décisions du gouvernement ne vont pas dans ce sens. Elles ne penchent, en effet, que d’un seul côté, encore et toujours plus de tirs. Mais aucun effort à hauteur du défi, en matière de protection, d’innovation et d'expérimentation pour cette protection. Pas de suite donnée non plus à l’idée de mettre en place une vraie réflexion prospective sur les conditions à moyen terme de la présence pérenne du loup sur notre territoire, dans des conditions qui ne soient plus celles de gestion de tensions perpétuelles.

Non à l’assouplissement des conditions de tirs
Le projet d’arrêté assouplit les conditions de tirs de façon non acceptable notamment en ne les corrélant pas suffisamment à la réalité des dommages et des moyens de protections mis en place, conditions indispensables pour que les tirs restent ce qu’ils doivent être, du dernier recours.

L’extension des tirs de destruction à l’occasion d’opérations de chasse « ordinaire » est confirmée alors qu’elle se voulait expérimentale l’an passé, pourtant aucune évaluation n’en a été faite, et l’on sait que cela a conduit à un débordement dans le Var. Ce n’est pas acceptable, pas plus que ne l’est la facilitation des tirs dans les zones cœur des parcs nationaux.

Non à l’augmentation du nombre de loups qu’il est possible de tuer
Le passage à 36 (au lieu de 24, avec 12 possibles en plus si on atteignait le nombre de 20) du nombre de loups qu’il est possible de tuer n’est pas acceptable et ce, alors même que les données annuelles d’effectifs de l’ONCFS sont plutôt en stagnation voire en régression (estimation 2014 de 301 individus contre 282 pour 2015).
On continue de confondre plafond de loup qu’il est possible de tuer (dans une logique de tirs servant à résoudre des problèmes réels de mise en échec de la protection) et quotas de loup à tirer (comme si tuer X loups allait résoudre tous les problèmes).

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C'est ici

DATE LIMITE DE CONSULTATION : 21 juin 2015

© R. Clerc

Commentaires

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2015-06-10 13:03:35 +0200

La prédation du loup sur les animaux au pâturage, plus facile que sur les animaux sauvages, est forcément mal vécue par les éleveurs et les bergers.
Le développement de méthodes non létales pour dissuader le prédateur l'habituerait à renoncer aux moutons, chèvres,… pour les seules espèces sauvages. Et les conflits cesseraient.
Aux U.S.A. les effets prometteurs du dispositif "fladry" électrifié sont rapportés dans cet article scientifique DE 2010http://www.publish.csiro.au...
Comme dit en conclusion "d'autres essais sur le terrain sont nécessaires pour aider à déterminer si les avantages l'emportent sur les coûts."

En 2015, on trouve, sur internet, trace de l'évolution de la conception du fladry (étude de Janvier-Février 2014 au département américain de l'Agriculture, Wildlife Services, Facility Predator recherche à Millville, Utah, USA.) http://onlinelibrary.wiley....

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2015-06-10 13:14:30 +0200

Puisqu'il y a conflit, il ne peut être dépassé sans un traitement adopté par toutes les parties aux objectifs de départ différents.

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2015-06-10 14:48:16 +0200

à Dominique
Merci pour l'invitation.
S'il y avait des loups dans votre secteur, vous le sauriez..

En ce qui concerne les secteurs où il y en a: Il ne s'agit pas de réintroduction mais de croissance démographique des loups depuis leur arrivée en France. Donc il y a extension de leur aire de répartition. Er, dans les Alpes, là où les loups s'installent, les proies sauvages existent mais la loi du moindre effort les fait aller vers les animaux d'élevage... quand il y en a ...

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2015-06-17 10:58:39 +0200

et tout cela pour fournir des animaux aux abattoirs !
devenons végé !
et reconversion vers le végétal bio de tous ces éleveurs. Stop à la viande. Stop aux abattoirs. Stop aux chasseurs. Laissons les animaux tranquilles.

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2015-06-17 13:56:48 +0200

Je ne partage pas ce point de vue. Au contraire. Et la nouvelle génération est en train de le comprendre. Pour ce qui me concerne, je ne suis végétarienne ni par obligation ni par goût, mais par amour et respect des animaux, et pour la planète, et je ne suis pas seule ! Qu'il y ait des réfractaires au changement, ça oui, il y en aura et ils auront toujours le "loisir" d'aller tuer pour manger des cadavres, mais s'il n'y a plus d'abattoirs (marche contre les abattoirs dans 10 pays du monde ce dernier week-end), il n'y aura plus besoin d'éléveurs. Ils pourront utilement se reconvertir dans le végétal bio, et n'auront alors plus peur du loup !

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À propos de l'auteur

Humanité et Biodiversité, est une association loi 1901, reconnue d’utilité publique, agréée au titre de la protection de la nature. Elle est actuellement présidée par Bernard Chevassus-au-Louis, et Hubert Reeves est devenu son actif président d'honneur. Humanité et Biodiversité mène une action de plaidoyer et d'influence pour faire émerger dans la société les défis posés par l’érosion d...

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