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Sivens, il faut retrouver de la raison.

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Publié dans
le 06.11.14
201408311275-full

La situation est bloquée, la mort a frappé, les tensions sont très fortes.
L’initiative de la ministre de l’écologie a permis de mettre autour de la table toutes les parties prenantes : c’est une étape obligatoire pour trouver une issue.

La décision d’envoyer de nouveau des experts doit conduire à poser les bases objectives d’une prise de décision si possible partagée. La biodiversité est, par la présence d'un expert, mise en scène de manière aussi centrale que l'hydrologie et l'agronomie. C’est, pour notre association, un signe encourageant pouvant déboucher sur la construction d'alternatives satisfaisantes.

Notre association soutiendra toutes les réflexions visant à construire une solution qui s’inscrive dans une perspective de réelle prise en compte des impératifs de préservation des écosystèmes dont nous dépendons, qui vise à aider un modèle agricole durable reposant sur l’agro-écologie, et qui tienne compte de la raréfaction de l’eau car le réchauffement climatique est une réalité qu'il convient d'intégrer aux décisions.

Au delà, il faudra tirer les enseignements de ce dossier Sivens.
D’ores et déjà, les procédures d’instruction des dossiers et de débat public doivent être sérieusement améliorées. Il convient notamment de veiller à la présence d'une autorité environnementale forte en région, l’autorité porteuse d’un projet ne peut en même temps être responsable de son évaluation environnementale. Le processus engagé de modernisation du droit de l’environnement doit y veiller, pour éviter que « trop de Sivens » ne surviennent.
H&B sera particulièrement vigilante sur ce point.

Commentaires

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2014-11-06 12:33:43 +0100

Faut-il un mort à Notre-Dame-des-Landes et/ou autres projets qui fâchent pour faire bouger les choses ?

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2014-11-06 12:41:12 +0100

Sur une autre page du site, une personne demande : "c'est quoi un expert en biodiversité ?". En effet, avez-vous une idée du type d'expert qui sera mandaté : un biologiste ? un économiste ? un spécialiste du développement durable ? Merci de nous éclairer, si vous avez des indices.

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2014-11-06 12:55:19 +0100

Il faudrait un ingénieur -ecologue ou bien des spécialistes faune/flore.
Pour une approche plus globale (environnement écologique/économique/sociologique), il convient de faire appel à des "specialistes" du Développement Durable...

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2014-11-06 13:20:25 +0100

Je suis heureuse de voir notre association prendre position et ne pas crier avec "les médias" ( car les loups n'y sont pour rien). Hier sur Toulouse la FNSEA qui manifestait contre "les contraintes environnementales et le coût du travail" - des salariés, je suppose, a clairement indiqué en déversant fumiers et autres immondices sur le local d'EELV et autres bâtiments qu'elle voulait envers et contre tout ce barrage. La violence n'est pas toujours du côté que l'on croit. Lorsqu'on entend un "agriculteur" molestant "des ragondins nuisibles" appeler Madame Royal "Ségolène nuisible", il s'agit clairement d'un appel à la haine.
Certes il nous faut garder raison, se mettre autour de la table pour discuter mais encore doit on reconnaitre, d'accord ou pas avec leur action qu'à Notre Dames des Landes comme à Siviens sans l'occupation du terrain les choses seraient pliées faute de démocratie de base.

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2014-11-06 14:18:40 +0100

Dans Le Monde du 4 novembre - version papier, un petite phrase a retenu mon attention:
"La zone humide intacte est réduite à un petit bois… "

Et d'autres phrases aussi dans Libération du 4 novembre - version électronique:
"Sur les 42 hectares d’emprise du projet, 16 concernent les zones humides. Sur ces derniers, 12,7 hectares devaient être noyés, et 3 autres, en aval de la digue, ne devaient pas être touchés.» Or, constate Jacques Thomas, qui s’est rendu sur place, sur ces 3 hectares en aval de la digue, la moitié est «gravement abîmée et l’autre moitié risque à terme de l’être indirectement si on n’arrête pas les travaux pour permettre de reconnecter tout cela et faire transiter l’eau»."

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2014-11-07 10:32:02 +0100

La question des formes d'action est en effet posée. Il est vrai que la résistance sur le terrain, via les occupations, joue un rôle réel. Mais la question de la violence nous interpelle comme celle de la légalité.
Jusqu'où accepter le verdict juridique et politique? On doit réfléchir aux éléments à mettre en place pour obtenir une "bonne " décision.
Les décisions sont marquées historiquement, accepterions-nous aujourd'hui les grands barrages hydroélectriques?
Ne sommes-nous pas dans une période où les grands travaux, voire les petits, Sivens est un petit, sont impossibles?
Jusqu'où mener les débats avant de prendre une décision d'intérêt plus collectif? Il s'agit d'intérêt plus collectif et pas d'intérêt général (toujours difficile à définir), cela peut s'appliquer à la construction d'éoliennes terrestres et off shore pour lesquelles les oppositions locales sont fortes.
Débattons. Une stratégie de développement durable implique des compromis entre les exigences économiques, sociales et environnementales. C'est très difficile à mettre en œuvre.

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2014-11-07 11:23:11 +0100

Je suis plutôt d'accord avec vous, M. Bompard. Néanmoins, pour participer - à titre associatif - à de nombreuses instances de concertation, je constate que les questions environnementales passent toujours au second plan et qu'il faut inlassablement se battre pour se faire entendre.

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2014-11-09 00:09:18 +0100

Quant à moi, je suis abonné à l'Âge de Faire et n'ai pas raté cet article, le premier du genre à être paru: http://www.lagedefaire-lejo...

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2014-11-09 00:16:48 +0100

Des compromis, c'est bien, mais trop de compromis, là, je dis non: qui a imaginé ce projet? Qui sert-il rééllement? S'il n'est pas fait, la société d'aujourd'hui et de demain aura t'elle à en souffrir? Et plus que si l'on fait de cet endroit un havre de biodiversité? L'agriculture ne doit-elle pas entamer une transition? Des cultures plus adaptées aux régions (on trouve parfois du maïs cultivé dans des endroits secs au prix d'arrosages intempestifs et parfois choquants), des circuits courts, une éthique de l'agriculture...tout cela devrait aussi se travailler, un peu comme un chantier aussi. Dans la biovallée de la Drôme, on construit quelque chose qui relevait du domaine de l'utopie à en entendre certains il y a quelques années. Pourquoi cela ne pourrait-il pas arriver dans le Tarn? Nous avons un oncle albigeois bien renseigné qui fait partie de l'important collectif contre ce barrage, et avec lequel nous n'avons pas trouvé un seul argument qui tienne réellement la route pour le construire...A l'époque des grands barrages hydroelectriques, l'industrie était pionnière, une force, les gens avaient confiance en elle et elle apportait le progrès, à un prix écologique alors ignoré. Aujourd'hui, les progrès sont vraiment discutables (nous avons l'eau, l'electricité, à manger, nous voudrions manger mieux et polluer moins) et les gens ont conscience de l'impact écologique. Plus rien ne sera comme avant. Et nous sommes bien plus nombreux aussi, consommant chacun bien plus qu'en 1950...

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2014-11-09 08:53:55 +0100

Il est rare qu'une situation soit simple. Et la simplifier éloigne du réel…
Il n'y a pas que des agriculteurs voués au maïs qui réclament la retenue d'eau…
"...Pour ce maraîcher d'une cinquantaine d'années, élu d'une commune voisine, cette retenue d'eau est « primordiale ». …Lui fait pousser des légumes sur de petites parcelles, et aussi quelques céréales. De l'orge, « pour les brasseries locales » et un peu de blé. En 2011, une sécheresse lui a fait perdre 30 % de ses revenus liés aux légumes. La retenue d'eau, affirme-t-il, « c'est une sécurité qui nous assurera une production ». « Dans les années 1970, il y avait 150 exploitants, se souvient-il. Aujourd'hui, il n'en reste qu'une quarantaine. Les autres sont partis car ce n'était pas rentable. » Son fils, Simon, étudiant de 22 ans, envisage un jour de reprendre l'exploitation familiale. « Mais sans la retenue d'eau, il ira sans doute s'installer ailleurs », se désole-t-il. …
« Le décès de Rémi Fraisse, c'est un drame humain », murmure Jean-Louis Marty. « C'était un homme imprégné du respect de la nature », estime celui qui, à 16 ans, marchait sur le Larzac. La ZAD, il s'y est rendu deux fois. « On a bu un café, mais tout de suite, quand j'ai dit que j'étais agriculteur, j'ai été considéré comme un pollueur. La deuxième fois, j'ai senti une fin de non-recevoir totale. Ce manque d'écoute me fait mal. »

D'autres ont des mots plus durs. Bernard Durrieu, dont le terrain borde le Tescou, reproche aux zadistes d'être « partout chez eux ». « Et nous, on n'est plus chez nous », poursuit ce maraîcher bio, évoquant une route bloquée, et l'impossibilité pour certains agriculteurs d'accéder à leurs champs, proches de la ZAD. « Ils m'invectivent sur les marchés, je les rends fous car en tant qu'agriculteur bio, je devrais être de leur côté ».
Pour lui, le combat des zadistes est « contre-productif » : « sans irrigation, les petits agriculteurs vont mettre la clé sous la porte. Il restera une concentration de quelques exploitations. On va donc en arriver à ce qu'ils dénoncent... Et là, ils vont voir à quoi ça ressemble, l'agro-industrie ! » Lui, comme d'autres, assure que les agriculteurs de la vallée n'ont rien à voir avec de gros producteurs. « Ce sont de petites exploitations, 40 hectares en moyenne, qui font généralement de l'agriculture raisonnée ». Non sans difficulté. « Mon rendement de blé est minable, à peine rentable, regrette-t-il. Le barrage me permettrait de faire des semences potagères, comme des lentilles, des pois, des carottes... Bref, des cultures bien plus rentables. Actuellement, je bosse pour deux euros de l'heure. »
Extraits de: http://www.lemonde.fr/plane...

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2014-11-09 09:20:23 +0100

Les problèmes des revenus des agriculteurs ne dépendent pas que de cela…
Partout en France, de grosses exploitations industrielles, peu respectueuses de l'environnement, reçoivent des subventions alors que des paysans traditionnels ont du mal à joindre les 2 bouts, et ce n'est pas un barrage qui changera ce problème, même si quelques-uns pourraient enbénéficier.
D'accord, comme le yin et le yang, ce projet n'est peut-être pas 100% négatif, mais il est rééllement infesté de conflits d'intérêts et trouve plus d'opposants que de défenseurs: n'est-ce-pas là une réponse ? Professionnellement, je fais tout pour éradiquer les conflits d'intérêts de ma pratique et ma formation, c'est un sujet sérieux qu'on ne peut pas négliger, et qui peut aboutir à de grosses dérives.
On peut tout de même attendre des hommes d'Etat et des conseils généraux un maximum d'intégrité. Ce n'est pas une utopie, c'est simplement la normalité.

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2014-11-09 12:11:30 +0100

Aujourd'hui on est dans une situation nouvelle, le chantier est arrêté, trois experts iront "voir" si d'autres solutions sont possibles.
On doit donc se situer dans cette nouvelle configuration. Il faut bien sûr combattre les conflits d'intérêt, même si sur un petit territoire le risque est grand.
Comment faire au niveau local? On ne peut transformer tous les travaux en projet national. Il faut donc revoir les procédures d'instruction et : "Il convient notamment de veiller à la présence d'une autorité environnementale forte en région, l’autorité porteuse d’un projet ne peut en même temps être responsable de son évaluation environnementale. Le processus engagé de modernisation du droit de l’environnement doit y veiller, pour éviter que « trop de Sivens » ne surviennent."

Sur l'agriculture concernée par l'irrigation prévue par le projet, nécessairement remanié, on doit éviter le manichéisme et faire une analyse coût-bénéfice de manière à repositionner la défense de la biodiversité face à l'activité agricole.
De manière générale, on est devant un problème de démocratie participative: comment la construire sans mettre en cause le suffrage universel?

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2014-11-09 19:20:33 +0100

Mais comment expliquer alors, que ces maïsiculteurs, grands bénéficiaires des aides publiques de la PAC (Politique Agricole Commune), expliquant d’ailleurs la majeure partie de la rentabilité de cette culture, ne puissent pas, au nom de cette rentabilité, financer eux-mêmes, un tel projet ? 8,5 millions d’euros pour 20 exploitations agricoles http://www.bastamag.net/Bar...

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2014-11-09 19:20:59 +0100

L'analyse coût-bénéfice de l'association, je l'attends avec impatience !

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2014-11-09 19:48:05 +0100

Et puis , alors que les parties sont normalement entrain de discuter la FNSEA annonce une grande manifestation avec tracteurs et lisiers à Toulouse pour le barrage. Où sont les provocateurs in fine?

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2014-11-10 11:29:18 +0100

L'exercice coût-bénéfice est à construire, car il faudrait donner une valeur monétaire à la biodiversité. Le travail reste à faire, mais sans cette prospective "scientifique", la biodiversité risque d'avoir une valeur économique égale à zéro. En attendant, on peut s'appuyer sur une approche en terme bio-physique et envisager la démarche ERC. Éviter, Réduire, Compenser : http://www.parcs-naturels-r...

Je reconnais que ma réponse est empreinte de doutes, nous sommes dans l'empirisme, d'autant plus empirique que nous ne savons pas donner une valeur au temps. On peut néanmoins considérer qu'il y a urgence à protéger la biodiversité dans le cas Sivens et donc que la projection économique agricole doit avoir une valeur forte pour justifier la destruction d'une biodiversité dont il reste à démontrer le caractère vital dans la zone considérée.
J'attends donc des trois experts des réponses à mes questions et des voies de compromis.

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2014-11-10 13:09:54 +0100

Information: Les organisations favorables au barrage et qui appellent à la manifestation pour le 15 novembre: Fédération départementale des pêcheurs, des chasseurs, syndicat des propriétaires sylviculteurs, Chambre d'agriculture, Fdsea, Chambre de commerce et d'industrie, Chambre des métiers, association des maires et élus du Tarn, association «Eau, vie Tescou», Jeunes agriculteurs.
Extrait de http://www.ladepeche.fr/art... :
" Samedi à Albi les autorités s'attendent à une forte mobilisation. Un défilé dans le calme qui, à l'encontre de la dernière manifestation des agriculteurs opposés à la directive nitrate, ne sera pas accompagné par des tracteurs."

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2014-11-10 13:52:08 +0100

Ce qui me mobilise: l’objectif de recapitalisation écologique sur l’ensemble du territoire national. Comment l'atteindre?
Il y a forcément nécessité de concilier les 3 piliers: économique, social et environnemental. Les intérêts des parties prenantes ont au départ des orientations différentes.
Réussir à concilier ces intérêts, ce ne peut être qu' ENSEMBLE
Tous les acteurs doivent se retrouver et admettre que

  • le vivant n’a pas de prix et ne saurait être considéré comme une marchandise,
  • que les supports du vivant sont utilisés dans l’économie, avec une valeur monétaire nulle, qui en fausse l’utilisation et en oriente la surexploitation. Ce qui n’a pas de prix est négligé, et en économie, cela donne l’illusion de l’infinité de la ressource.

Pour se comprendre, il faut donner une valeur au vivant

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2014-11-10 14:41:30 +0100

Essayons d'être consensuels mais pas naïfs tout de même. Ce barrage est aussi utile à la collectivité que le fameux aéroport de la zone toulousaine dont on nous rebattu les oreilles pendant X années avant d'être enfin abandonné!
La liste publiée ci-dessus montre clairement où sont les défenseurs de la biodiversité qui se sont fait traiter - ainsi qu'une ministre - de nuisibles, nouvelle injure en vogue dans certains milieux. Il s'agit d'argent de de pouvoir avant tout, de maintenir à tout prix un modèle qui a montré "ses limites" ou plutôt sa toute puissance. Les enjeux financiers pour quelques uns sont trop importants pour que la simple raison puisse émerger. Il est hélas nécessaire de construire un rapport de force tout en ne se perdant pas soi-même.
Quant à quantifier monétairement l'utilité de la biodiversité, si j'en comprends les raisons, je suis tout de même un peu gênée car c'est entrer dans une logique ou tout se paie, y compris le droit de respirer.

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2014-11-10 16:02:28 +0100

Extraits de nos statuts
Article 1
L’association dite « Humanité et Biodiversité » a pour objet le renforcement de la perception et de la prise en compte par tous, des synergies et des liens indissociables entre humanité et biodiversité, fondés sur le respect entre les humains et les autres êtres vivants, en particulier les êtres sensibles.

Elle agit notamment pour :

  • la préservation de la diversité du vivant et de sa capacité à évoluer, dans toutes ses composantes et à tous les niveaux,
  • favoriser l’intégration de la biodiversité dans tous les secteurs d’activités, en prenant en compte les dimensions économique et sociale,
  • favoriser le développement de la biodiversité et du capital naturel pour les générations actuelles et futures,


Article 2
L’association prend toute initiative pour agir en faveur des objectifs et intérêts visés à l’article 1.

Elle dispose de tous les moyens d’actions autorisés par les lois et les règlements ou encouragés par des textes stratégiques ou négociés entre acteurs.
En particulier :
- par le dialogue multi-acteurs,
- par la construction et le plaidoyer de propositions en direction de tous décideurs publics et privés,

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2014-11-10 16:28:03 +0100

Notre association n'agit pas avec naïveté mais avec pragmatisme, et dans le respect de ses statuts donc dans celui de tous les interlocuteurs.
Et je me répète: Si on ne donne pas de valeur au vivant, la nature est considérée comme mise à disposition où tout est gratuit, et où tout peut être pillé et gaspillé…
On peut donner un coût à la biodiversité, sans pour autant considérer qu'elle constitue une valeur marchande.
C'est la position de notre association.

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2014-11-10 17:25:20 +0100

Donner un prix, une valeur économique à la nature n'est pas nouveau. On lira par exemple ce qu'en dit le Ministère de l'Ecologie Google.

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2014-11-10 17:51:27 +0100

Ce n'est effectivement pas nouveau, mais les difficultés méthodologiques sont considérables.
Pour l'économie, un prix signifie un marché ou l'offreur et le demandeur sont sensés être en situation équivalente en terme d'information (les offreurs connaissent les gouts des demandeurs et les demandeurs ont face à eux de nombreux offreurs en situation de concurrence. Mais de nombreux marchés sont surdéterminés par des positions de quasi-monople de l'offreur. Le consommateur n'a donc pas le choix et paie le prix fixé par l'entreprise.

Dans l'univers de la biodiversité, même si l'on admet possible la définition d'un bien complexe correspondant à la biodiversité, le marché n'existe pas. On peut au mieux demander aux usagers le prix qu'ils seraient prêts à payer pour "profiter" de ce bien. C'est une démarche très anglo-saxonne qui correspond au prix d'accès à un parc "naturel". On est à la limite de l'économie.
C'est le marché, régulé par un ETAT plus ou moins puissant, qui donne la possibilité de faire de l'économie, au moins de la micro-économie ( niveau de l'entreprise).

Refuser l'économie peut nous amener à ne concevoir une société qu'en terme physique ou en terme de don et de coopération.
Dans la démarche "développement durable" chaque pôle a donc sa propre logique: rentabilité, protection sociale, défense de l'environnement.
Le langage du compromis est donc difficile à trouver, mais la monétarisation des actes des trois pôles, profits, salaires, services monétaires rendus par la biodiversité permet l'accord entre les parties prenantes.
Mais comme personne n'est naïf, le rapport de force fait bouger les lignes du compromis. Il reste alors à voir ce qui est acceptable dans une démocratie comme action de rapport de force.

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2014-11-11 12:51:46 +0100

Dans les programmes d'enseignement, je ne vois nulle trace de l'étude de l'économie.
Pourtant ce serait bien utile quand il faut concilier écologie et économie. Sans cette double approche: Comment se faire une opinion tenant compte de ces intérêts souvent contradictoires et trouver "l'intérêt commun" préservant - autant que faire se peut - la cohésion sociale.

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2014-11-11 15:05:09 +0100

Il doit obligatoirement y avoir cette double approche dans les études "developpement durable" voire même triple approche puisqu'il faut intégrer les aspects sociaux et la communication. C'est pourquoi les "specialistes" DD, doivent en fait être pluridisciplinaires ou bien travailler en synergie avec des spécialistes des différents domaines concernés.

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2014-11-17 09:11:48 +0100

Arrivé dans ma boîte aux lettres personnelle, cet extrait référencé:
"La vallée voisine de la Vère bénéficie d'un soutien d'étiage depuis 1998.
Contestée au départ, la retenue de Fourogue fait aujourd'hui consensus, tant du point de vue de l'environnement que du point de vue des usages."
http://www.ladepeche.fr/art...
Dans l'impossibilité de vérifier ces dires...

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2014-11-17 09:17:14 +0100

Lire le récent article de GermainGrignan http://www.humanite-biodive...

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2014-11-17 14:09:48 +0100

Pour info, en attendant la prochaine manifestation des "anti-barrage"

http://www.francetvinfo.fr/...

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2014-11-17 15:02:40 +0100

Ainsi, la manifestation des pro-barrage s'est, comme ils s'y étaient engagés, déroulé dans le calme.
Et l'appel à procéder autrement pour ne pas reproduire d'autres "Sivens" par une élue rejoint notre position:

"... les procédures d’instruction des dossiers et de débat public doivent être sérieusement améliorées."

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2014-11-17 16:23:18 +0100

Le problème n'est pas qu'il y ait des "PRO" et des "ANTI": ça, c'est naturel, inhérent à la liberté humaine et aux influences diverses subies (ou suivies délibérément) par les uns et les autres. le problème est bien le PASSAGE EN FORCE de ce barrage et les CONFLITS D'INTERETS mis en évidence...D'où la justesse de la prise de position de l'association Humanité & Biodiversité, dont on connait la qualité du travail (en lisant l'ECHO)...

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2014-11-19 11:08:12 +0100

Le 19 novembre 2014, la Commission européenne enquête en vue du lancement éventuel d'une procédure d'infraction.
Le 18, une chaine d'information l'avait annoncé : http://www.lcp.fr/actualite...

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2014-11-25 13:21:41 +0100

AVEC LES EXPERTS
- le 13 septembre, première réunion en préfecture du Tarn;
- le 24 novembre: réunion avec les représentants des chambres d'agriculture du Tarn et du Tarn et Garonne, les élus du conseil général des deux départements concernés et les représentants des associations France Nature Environnement et le collectif du Testet;
- les 5 et 19 décembre. dernières rencontres et les experts devaient présenter le fruit de leur travail.
Source: http://www.ladepeche.fr/art...

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2014-12-20 12:52:23 +0100

La concertation souhaitée par la ministre de l'écologie sur le très sensible dossier du barrage de Sivens, dans le Tarn, n'a pas abouti. Vendredi 19 décembre, en fin de journée, Ségolène Royal a expliqué au Monde qu'elle demandait aux deux experts auteurs du rapport, débattu dans le cadre de la mission de dialogue instaurée début novembre, de « retourner sur place dans les dix premiers jours de janvier pour compléter, peaufiner leur rapport ».
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/plane...

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2015-12-27 14:02:17 +0100

Le 24 décembre 2015, l'État a signé l'arrêté qui officialise l'abandon du projet initial de barrage prévu sur le territoire de Sivens dans le Tarn. Un projet plus réduit à l'étude.
Source : http://actu.cotetoulouse.fr...

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2016-07-02 22:19:12 +0200

Sivens: la justice annule l'utilité publique du barrage et donne raison à ses opposants. Des articles de Reporterre, Le Monde et 20 minutes.

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À propos de l'auteur

Humanité et Biodiversité, est une association loi 1901, reconnue d’utilité publique, agréée au titre de la protection de la nature. Elle est actuellement présidée par Bernard Chevassus-au-Louis, et Hubert Reeves est devenu son actif président d'honneur. Humanité et Biodiversité mène une action de plaidoyer et d'influence pour faire émerger dans la société les défis posés par l’érosion d...

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