POPULARITÉ
48

Que faire pour les insectes ?

Éditer
Publié dans
le 28.05.18
Coquelicot_027

J'observe très peu d'insectes actuellement dans mon Oasis, alors que je vis dans une région habituellement très favorisée en ce qui concerne la conservation des espèces, du fait du non traitement habituel des cultures en dehors de l'épandage de fumier, et de la grande proportion d'espaces sauvages.

Le 7 mai dernier, un violent orage de grêle a haché toutes les fleurs, y compris les pissenlits dont sont habituellement friands les pollinisateurs au printemps. Toutes les fleurs épanouies qui n'étaient pas protégées par des buissons ont été détruites. Les grêlons ont mis deux jours pour fondre dans les zones exposées au soleil, ce qui a ralenti la pousse de tous les végétaux. A l'ombre, la fonte s'est étalée sur plus de trois jours. Disparues, les tulipes et arabettes, primevères et violettes, les corbeilles d'or et disparus aussi les fragiles cœurs de Marie... Même la consoude a souffert.

La conséquence directe de cet épisode météorologique est que, localement, les insectes n'ont momentanément plus trouvé de fleurs pour se nourrir. Je ne sais pas comment ils se sont abrités de la grêle arrivée soudainement. Mon Oasis comporte des arbres et buissons, ainsi que de vieux murs accueillants et des tas de bois à leur disposition. Ont-ils eu le temps de s'y réfugier ? Combien de temps peuvent-ils survivre sous quelques centimètres de billes de glace?

Les premières graminées ne sont pas encore à maturité. De nouvelles fleurs se sont maintenant épanouies, coquelicots, ravenelles et lin bleu, et les géraniums sauvages.

Quand les oiseaux ont faim, on peut leur mettre à disposition des graines et boules de graisse, qu'ils apprécient. Que faire pour les insectes pollinisateurs ?
Les survivantes les plus visibles de l'épisode sont les larves de chrysomèles dans la viorne boule de neige, trop négligées par les moineaux du quartier à mon goût.

Pour la pollinisation des futurs légumes, peut-on compter sur quelques rares osmies et sur les mouches, qui restent abondantes au voisinage des troupeaux de brebis ?

Je reste attentive à tous les conseils.

Commentaires

3
2018-05-29 16:51:38 +0200

Chrysomèle de la viorne Pyrrhalta viburni
https://inpn.mnhn.fr/espece...
Ce coléoptère dont larves comme adultes dévorent les feuilles ne laisse parfois que les nervures.
Les prédateurs naturels de ses larves sont des oiseaux et des insectes. A défaut il paraît que pour les détruire il serait recommandé de les doucher avec un jet puissant, plutôt le soir.

3

À propos de l'auteur

Après une carrière de chercheuse en physico-chimie des matériaux, je suis maintenant retraitée depuis quelques années, et m'occupe de mon jardin. Je m'intéresse particulièrement au climat terrestre et à sa préservation, ainsi qu'à la biodiversité, quoique je n'aie pas refait d'études de biologie...

Réputation
Découvrir la biodiversité #1f6929 decouvrir-la-biodiversite 1386
Patrimoine naturel #81A23E patrimoine-naturel 14915
Ménagement du Territoire #D05D10 menagement-du-territoire 101
Cadres institutionnels #B36281 cadres-institutionnels 82
Économie et Biodiversité #723DC4 economie-et-biodiversite 81
Transition écologique #168DBE transition-ecologique 1183

Ses derniers articles

Powered_by_tinkuy