Biodiversité et anthropocène

Lorsque Pierre Loti débarque à l’ile de Pâques en 1872 il n’y reste que 105 personnes. Pourtant, vers 1605 une population estimée entre 5 à 10.000 habitants vivait sur Rapa Nui « la grande Rapa », cette île au milieu de nulle part (la plus proche île habitée se trouve à 2000 km). Jadis la forêt y était dense et il n’y reste plus un arbre. Que s’est-il donc passé ? La thèse de Jared Diamond, dans son livre Effondrement est convaincante : il s’agirait d’un écocide.
De fait, on parle aujourd’hui du syndrome de l’île de Pâques (ou encore du Titanic), pour désigner ce prométhéisme forcené qui caractérise nos époques postmodernes.
Nous nous sommes rendus comme « maîtres et possesseurs de la nature », pour reprendre la terminologie de Descartes, capables, sans qu’il soit nécessaire même d’évoquer les menaces militaires et nucléaires (pourtant bien réelles), de mettre en péril notre propre espèce, voir toute forme de vie sur terre.
Serions-nous entrés dans l’ère de l’anthropocène ? A chacun d’en juger.
Mais pour l’heure revenons sur la biodiversité.
Le biologiste Gille Bœuf nous expose dans cette série de vidéos, de manière fort didactique, simple et limpide, les enjeux relatifs à l'impact de l'homme sur son environnement. Il est également président du Muséum national d'histoire naturelle.
Lien vers les videos :
http://aevigiran.over-blog.com/article-biodiversite-et-anthropocene-106777093.html

Commentaires
Et le récent déplacement d'une réplique de statue sans l'utilisation de bois est un nouvel élément confirmant la tradition orale des statues qui "marchent" ...
Donc pas de certitude pour aucune des deux thèses en présence ...
http://www.laviedesidees.fr/IMG/pdf/20080310_rechauffement.pdf