13-07-2012

Hommage aux vipères

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  • C’est au Tessin que Roland Clerc, photographe naturaliste valaisan, a pu observer des vipères aspic atra (Vipera aspis atra, Meisner,1820), sous-espèce des vipères aspic, les plus répandues dans les Alpes.

Un iris doré ou brun rouge, une pupille verticale, une bande blanche au-dessus de la bouche, un museau tronqué et retroussé permettent une identification rapide. L’immense palette des coloris et l’ordonnance des dessins complexes de leur robe donnent à chaque reptile un charme unique. Le fond peut être gris clair, gris jaunâtre, brun-rouge, orangé ou noir uni.Cercles et bandes transversales très marquées varient autant que les teintes en fonction des individus et de leur habitat.  D’une taille ondulant autour de 60 cm, ces serpents se plaisent entre 1500 et 2200 m, dans des biotopes secs et ensoleillés où les pierriers dissimulent de nombreuses cachettes. Un œil exercé parviendra à les repérer lorsqu’ils naviguent entre les touffes fleuries de thym, de joubarbe et de sedum qui constellent la montagne. Craintive, la vipère aspic n’attaque que si elle se sent menacée, adoptant alors une posture caractéristique de défense en forme de S.

Protégée en Suisse par la Convention de Berne, elle joue le rôle de régulateur sur les populations de campagnols, mulots et musaraignes nuisibles aux cultures.

Une meilleure connaissance de cette espèce nous incite à vaincre nos peurs ancestrales et à sauvegarder les biotopes indispensables à sa survie.

Commentaires

Lisa300
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lisarobyr le 17 mai 2014 09:07:39
J'ai été parrainée par Pierre qui m'a fait découvrir ce site, et c'est avec plaisir que je vous retrouve aussi ici. bravo Daisy pour tout ce que vous nous apprenez sur la faune et la flore.
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RandonneurValaisan le 17 mai 2014 08:42:22
Merci Daisy, grâce à toi, Yves et Roland, j'ai appris à connaître un peu mieux le monde des serpents, et plus particulièrement en Valais.
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Nelly le 13 juillet 2012 20:51:33
« La vipère n’est pas un animal avec lequel l’homme entretient des liens très cordiaux », reconnaît Luca Fumagalli, responsable du Laboratoire de biologie de la conservation du Département d’écologie et d’évolution de l’Université de Lausanne.
Elle souffre d’abord d’appartenir à l’ordre des serpents, des animaux mal aimés parce qu’ils rampent, se déplacent sans bruit et surprennent le promeneur.
Dans ses rapports avec les êtres humains, « cela a commencé assez mal pour le serpent », constate le chercheur en faisant référence à l’Ancien Testament. N’est-ce pas ce reptile qui, en subjuguant Eve, aurait provoqué la chute de l’Homme du paradis? Il n’en fallait pas plus pour que ces reptiles aient été assimilés au mal ou au diable et qu’ils suscitent «une peur inscrite dans l’inconscient collectif».
Source: http://www3.unil.ch/wpmu/allezsavoir/viperes-la-science-face-aux-cliches/
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