L’agence nationale de la biodiversité.

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Ce sujet fait l’objet de débats depuis effectivement 2007, lors du Grenelle de l’environnement.

Cette agence, telle que je l’ai lu dans les propositions au gouvernement s’apparente à un ADEME de la biodiversité.

Pour avoir vécu, en tant que CFDT, la naissance de l’AFME devenue ADEME, la douleur était au rendez avec les grands corps de l’ETAT pour qui la maitrise de l’énergie ne pouvait échapper à leur pouvoir. Le premier président était un ancien responsable CFDT, Michel Rolant.

La mise en place de l’agence de la biodiversité, que je soutiens, ne rencontrera pas ce genre de difficulté car les grands corps n’ont pas investi le complexe vivant. Mais la multiplicité des agences ou organismes sera un obstacle, indépendant de la crise budgétaire. Il est très difficile dans la concertation de reconstruire un instrument public.

Cette agence serait instrument nécessaire à une mise en action de la SNB, comme l’ADEME est l’instrument de l’efficacité énergétique.

Je ne sais s’il faut mêler agence de moyens et expertises.

L’ANSES arrive à conjuguer les deux comme l’INERIS. Cela doit donc être possible, mais avec des ressources budgétaires affectées, ce que ne supporte pas Bercy et certains syndicats de fonctionnaires. En terme juridique, je ne crois pas judicieux de faire de cette agence un EPA, mais plutôt un EPIC, avec convention collective pour les personnels. Ce dernier point est important pour rallier certains hésitants, non dogmatique sur les statuts des personnels.

Cette agence devra se doter d’une charte éthique pour prévenir les conflits d’intérêts et obliger chacun de ces membres, comme l’école d’économie de Paris, de déclarer les rapports rémunérés avec des entreprises ou administrations, ou cabinets «  conseil ».

Sa crédibilité passera par cette rigueur. Il faudra une gouvernance à 6, un comité d’éthique et un comité scientifique.

Son champ d’action impliquera la présence plurielle d’analyste et de décideurs. Elle aura aussi une vocation internationale.

Le projet est immense dans sa feuille de route, aussi bien dans la biologie du complexe que dans les sciences sociales et humaines. Des agences régionales hors tutelle du préfet devront voir l’existence.

On pourrait aussi concevoir cette agence sous statut de fondation, mais le risque est alors les conflits d’intérêts.

Il reste à affiner, mais cela est surement fait par Humanité et Biodiversité, je ne livre là que mes expériences de syndicaliste.

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