06-08-2012

Requins : une actualité dramatique

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"Humanité et biodiverité" est sollicitée pour donner son opinion à propos des attaques de requins. En l'absence des personnes qui connaissent le dossier, voici un avis personnel suite à ces attaques répétées de surfeurs à La Réunion. Ces drames ne peuvent laisser indifférents.

En fait, pour ma part, il s'agit, plus que d'un avis, d'interrogations.

Les requins se déplacent sur de longues distances:

Pourquoi viennent-ils aux abords des côtes?

Est-ce que les moyens fournis aux scientifiques pour approfondir les connaissances sur le comportement des requins sont suffisants?

Et au-delà:

Est-ce que les prélèvements sont une solution?

Est-ce que quelques animaux prélevés vont rassurer?

Est-ce que le risque requins et l'atout touristique sont conciliables? Comment instaurer la confiance ?

Humanité et biodiversité a publié plusieurs articles sur les requins dont http://www.humanite-biodiversite.fr/doc/des-requins-et-des-humains


photo du site de l'IRD iNSTITUT DE RECHERCHE POUR LE DÉVELOPPEMENT

Commentaires

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Nelly le 07 août 2012 18:05:44
A propos de techniques de protection des lieux de baignade ou d'autres activités sportives, voici une vidéo donnant la parole à diverses personnes concernées:
http://www.linfo.re/-Faits-Divers-/Les-filets-anti-requins-en-question?ps=347352
Jach%c3%a8re
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jean Pierre BOMPARD le 07 août 2012 17:55:38
On est dans l'impasse d'échange, j’attendrais les expertise scientifiques.
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Etienne Muller le 07 août 2012 17:52:33
Cela dépend de la raison pour laquelle les requins s'approchent de l'île, or il me semble qu'à ce jour elle demeure inconnue...
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Etienne Muller le 07 août 2012 17:21:59
Il faut évidemment attendre des résultats scientifiques probants à ce propos, mais il semble que les requins ne viennent pas dans ces eaux par hasard. Aussi, instaurer de telles barrières ne serait-il pas contraire à ce qui ressort de votre phrase "On a adapté le comportement humain à une situation donnée commandée par l'environnement, point."? Je pense qu'empecher les requins de venir dans ces eaux au profit des touristes serait comme favoriser l'extraction d'or plutôt que la reproduction des saumons au Canada (http://www.nationalgeographic.fr/photographies/ngm/lalaska-doit-choisir-lor-ou-le-saumon/794134/)...
Jach%c3%a8re
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jean Pierre BOMPARD le 07 août 2012 17:18:03
Il faut une analyse précise des modifications des écosystèmes de l'aire marine protégée.
L'expression "mumuse" est désobligeante. Il faut convaincre pas dénigrer.
Mes amis de la Réunion sont divisés selon l'emploi qu'ils occupent.
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Etienne Muller le 06 août 2012 23:13:14
Il me semble que le problème -et c'est souvent le cas- est comme l'a dit Mathilde la méconnaissance fondamentale des données, en l'occurence le fonctionnement des requins. Lancer un programme de recherche ne résoudrait le problème qu'à long terme, mais cela apporterait des solutions durables. En outre, je pense que le problème de la pression sociale n'en serait plus un si les chercheurs opposaient aux assauts médiatiques une bonne vulgarisatin de leur travail. La National Geographic Society avait lancé un tel programme de recherche accompagné d'une émission sur une de leurs chaines, mais il me semble qu'il a été coupé, et je n'en connais pas d'autres, ce qui est déplorable!
Jach%c3%a8re
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jean Pierre BOMPARD le 06 août 2012 17:11:05
L'information, en accès libre du journal Le MONDE.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/08/06/la-prefecture-de-la-reunion-autorise-la-peche-d-une-vingtaine-de-requins_1743056_3244.html

La préfecture de la Réunion autorise la pêche d'une vingtaine de requins

Le Monde.fr avec AFP | 06.08.2012 à 18h57 • Mis à jour le 06.08.2012 à 18h57





La préfecture de la Réunion a annoncé le lancement d'une opération de pêche d'une vingtaine de requins.



La préfecture de l'île de la Réunion a annoncé, lundi 6 août, le lancement d'une opération de pêche d'une vingtaine de requins bouledogues et tigres, ainsi qu'un renforcement de la sécurisation de plusieurs spots de surf après une série d'attaques, dont la dernière remonte à dimanche. A l'issue d'une réunion de travail avec les élus et des spécialistes des squales, le secrétaire général de la préfecture, Xavier Brunetière, a précisé que celle-ci débuterait "dès cette semaine".

Voir aussi : Les attaques de requins dans le monde depuis 2002

"L'opération ne vise pas à réguler la population de requins, car il sera impossible de dire quand la sécurité pourra être assurée, a assuré M. Brunetière. Ce sera une pêche à caractère scientifique, afin d'identifier la présence ou non de ciguatéra dans l'animal." La ciguatéra est une toxine extrêmement dangereuse pour l'homme dont la présence dans la chair du requin bouledogue est à l'origine de l'interdiction de sa commercialisation. Une dimension qui explique notamment la prolifération de cette espèce, selon les associations de surfeurs et les professionnels de la mer.

Lire aussi en zone abonnés : A La Réunion, des squales sous surveillance
Quant à la sécurisation des spots de surf, elle réside essentiellement dans le renforcement de la présence des vigies-requins, ces personnels chargés d'encadrer les activités des écoles de surf et d'alerter sur la présence des squales, a souligné le secrétaire général de la préfecture. Cette mesure était une des revendications des représentants de surfeurs.
Jach%c3%a8re
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jean Pierre BOMPARD le 06 août 2012 11:58:17
Les questions sont judicieuses.
Évitons de se poser comme question, par contre, le problème est-il le requin ou le surfeur? J'ai lu des communiqués sur la futilité du Surf.. Des futilités sont parfois nécessaires pour vivre !!
http://www.liberation.fr/terre/2012/08/05/nouvelle-attaque-de-requin-a-la-reunion_837826
Voici la lecture par le Journal LIBÉRATION de ce jour.
Nouvelle attaque de requin à la Réunion
5 août 2012 à 18:31 (Mis à jour: 19:19)
Des gendarmes surveillent la mer, le 20 septembre 2011 à Saint-Paul-de-la-Réunion
Des gendarmes surveillent la mer, le 20 septembre 2011 à Saint-Paul-de-la-Réunion (AFP)




Depuis 2011, six attaques de requins, dont deux mortelles, ont été recensées à la Réunion. Malgré 800 000 euros investis, les autorités ne trouvent pas la parade.
Par LAURE NOUALHAT

Un surfeur a été attaqué dimanche, en fin d’après-midi, par un requin au large de la cote ouest de l'île de La Réunion. Selon les premiers éléments, la victime d’une quarantaine d’années, a pu regagner le rivage seul avant d’être aidé par d’autres surfeurs. Le bras droit arraché et une partie de la jambe droite sectionnée, il a d’abord été médicalisé sur place avant d'être transporté en urgence à l’hôpital de Saint-Pierre.

Cette attaque survient à peine deux semaines après la mort d’Alexandre Rassiga, 21 ans, tué par un squale sur le spot de Trois-Bassins. Elle relance avec ardeur le débat autour de la cohabitation entre les hommes et les squales. Depuis 2011, six attaques de requins, dont deux mortelles, ont été recensées à La Réunion, générant une psychose autour des squales. Dans le cadre du projet CHARC, les autorités françaises ont débloqué 800 000 euros pour sécuriser les plages et lancer des programmes de recherches. Le préfet avait également autorisé des prélèvements de requins bouledogues. En dépit des moyens déployés, un seul individu a été capturé.

«Les premiers résultats démontrent que les requins présents près des côtes réunionnaises sont des individus solitaires qui viennent occasionnellement près des côtes et passent l’essentiel de leur temps au large», explique Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement. «Contrairement à ce qui est relayé par la rumeur, ces requins ne sont pas sédentaires et ne se cachent pas dans les réserves naturelles.» Pour les associations de défense de l’environnement, les mesures d’abattage sont des «solutions émotives» qui permettent simplement aux autorités «de répondre à la pression sociale». Elles ne permettent en aucun cas de se prémunir contre le risque requin.

«D’après un de nos informateurs sur place, dimanche, il y avait une forte houle et des eaux dégueulasses dans la zone de l’attaque, deux éléments récurrents à chaque accident», explique Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France. D’après l’ONG de Paul Watson, personne ne veut s’attaquer au fond du problème: les déchets déversés issues d’usines, de bateaux de pêche ou de fermes aquacoles – qui, invariablement, attirent les squales. «Il est clair que l’augmentation de la fréquentation du littoral et l’expansion des activités nautiques multiplient aussi les risques», ajoute Hartmann. Les ONG appellent à des solutions réalistes permettant la cohabitation des hommes avec ces dinosaures des mers, vieux de près de 400 millions d’années. «Même si les dernières attaques ont eu lieu en milieu d’après-midi, les recommandations susceptibles de minimiser les risques, baignade de nuit ou au lever du jour, en eaux troubles, ou sur les sites connus de nourrissage des requins, doivent être largement diffusées. Il n’y a pas d’autres moyens pour éviter des accidents tout en préservant les requins qui jouent un rôle essentiel dans nos océans.»

Le 27 juillet, à l’Assemblée Nationale, Didier Robert, député-maire (Modem) de Saint-Leu, a pointé du doigt la réserve marine, «convaincu» que ce garde-manger naturel est responsable de la présence des requins. Or, d’après la direction scientifique de la réserve, mise en place pour protéger les récifs coralliens en 2004, aucune augmentation de biomasse n’a été observée jusqu'à présent. Si un point zéro des populations coralliennes et de poissons de la réserve a été réalisé en 2004 (trois ans avant l’entrée en vigueur de l’aire marine protégée), il faudra attendre 2013 pour le prochain état des lieux. Le 30 juillet, Robert a tenté de passer aux actes en prenant un arrêté autorisant la chasse de 30 requins-bouledogues, «par tous moyens», et se réservait le droit de racheter les spécimens de plus 1,50 mètre à raison de 2 euros le kilo. Celui-ci a été retoqué dans la foulée, ce genre de texte n'étant pas du ressort du maire.

De leur côté, les associations de surfeurs et de pêcheurs souhaitent déplacer cette réserve afin de pouvoir traquer les squales. Une option peut-être inutile: le gouvernement prépare un décret pour autoriser le prélèvement de 45 requins-bouledogues, «histoire d'étudier leur foie en vue de sa commercialisation», peste Essemlali.

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Mathilde le 06 août 2012 10:39:48
Je pense qu'il y a plusieurs raisons à ces attaques, d'abord, les surfeurs se font souvent attaquer car ils vont surfer pendant les heures de chasse des requins après 17h...et ensuite, il y aurait des élevages de poissons aux abords de la côte, ce qui attirerait les requins (http://www.prevention-requin-reunion.com/actualit%C3%A9s/75-parole-de-lancien)....je ne pense pas que la solution soit de tuer tous les requins...mais de faire plus de sensibilisations sur leur écologie, et sur leur façon de chasser (ne pas aller surfer après 17h, et encore moins dans des eaux troubles), et essayer de comprendre pourquoi ils viennent aussi près des côtés, pour proposer des solutions, et en attendant faire très attention ! C'est sûr que ce n'est pas facile de concilier tourisme et attaque de requins, mais si certaines règles sont respectées, peut être cela ce passerait mieux. Ce n'est que mon avis !
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Fleuryval le 06 août 2012 10:17:00
Est-ce le requin le problème ou bien le surfeur ?
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