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Comment répondre à un climato-sceptique.

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Publié dans
le 27.10.15
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Les désordres climatiques, voilà un sujet qui – bien que universellement reconnu comme un problème de société et même de civilisation – irrite certains, volontiers climato-sceptiques.

D’autres, plus mesurés, estiment que si le GIEC réunit un très grand nombre d’experts – ce qui est rassurant – il reste quelques zones d’ombre dans leurs rapports. Dans le domaine, les incertitudes sont nombreuses, et il y a des approximations dans les deux camps.

Ceci dit, qu’il y ait doute ou pas, cela ne change rien à l’affaire, car la question climatique n’est qu’un aspect parmi d’autres, qui tous remettent en question notre système de production et de consommation : jusqu’où ne pas aller trop loin dans l’épuisement des ressources et en termes de pollution ?

Neuf frontières touchant à la production alimentaire, en lien avec la production d’énergie ou importantes pour la santé humaine devraient (ou auraient dû) être respectées, sous peine de provoquer des changements environnementaux soudains ou irréversibles. (Source : les travaux de l’équipe de Johan Rockström, Stockholm Resilience Centre, version 2015).

Or, deux d’entre elles sont largement transgressées
- affectant la qualité de l’eau des lacs, rivières et océans (nos activités agricoles y rejettent trop de phosphates – par ailleurs une ressource non renouvelable – et trop de nitrates)
- la biodiversité et les écosystèmes (une espèce animale ou végétale disparaît toutes les 20 minutes).

Deux autres sont très critiques:
- l’occupation des sols (trop de déforestations)
- outre le climat (trop de gaz à effet de serre ¬– 16 millions de réfugiés climatiques en 2011, le double en 2012).

Enfin, un autre domaine est assez critique :
- l’acidité des océans (qui augmente à cause du CO2).

Certes, nombre d’acteurs économiques et politiques estiment qu’il n’y a pas de quoi s’alarmer : les nouvelles technologies vont tout arranger, et il n’est pas question de remettre en cause notre style de vie (Georges Bush Jr.). Ou encore : « Les évolutions de fond sont (…) en cours, (…) [faisons] confiance en la nature humaine et aux forces du marché (…) – [du moins] à celles qui l’animent sur le long terme – catalysées par des gouvernements conscients de ces problématiques. » (Albert Frère, un financier belge).

Conclusion : en tant que citoyens, catalysons, catalysons… nos gouvernants !
Aucune fatalité ne condamne l’humanité à détruire son habitat !

Et rappelons-nous : « Quiconque croit qu’une croissance [matérielle] exponentielle peut durer toujours dans un monde fini est un fou ou un économiste. » (K. Boulding, économiste anglo-américain, 1910-1993).

Commentaires

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2015-10-27 20:07:25 +0100

Voilà qui est bien observé. Cependant, lorsque vous notez, en précision de 'l'occupation des sols", "trop de déforestation", il me semble que vous devriez aussi préciser l'artificialisation de sols (pas forcément enforestés).
Qu'il s'agisse de surfaces stérilisées par le bitume, les zones commerciales, ou d'un habitat individuel extensif entouré de routes, de parkings et allées individuels, et ne prenant pas en compte la continuité (corridors écologiques) et la biodiversité (allées, pelouses rases, conifères exotiques...). Je ne fais évidemment pas allusion à l'éco-habitat recherchant dans ses jardins, tels les Oasis nature, la biodiversité. Par ailleurs, nous pouvons nous interroger sur les possibilités écologiques de la poursuite de l'augmentation démographique de certains pays. la densité de population des pays est ici. la question est ouverte, et si je me la pose, ce n'est pas pour moi (peu m'importe après tout) mais pour nos descendants...Comme dans certaines régions d'Asie, l'habitat humain peut être très dense, et permettre la préservation d'espaces naturels et forestiers. Mais jusqu'à quel point est-ce vivable ou enviable? La seule vue de New York ou Tokyo me donne une impression d'enfer terrestre...

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2015-11-17 15:07:15 +0100

Effectivement, l'artificialisation des sols liée entre autres à l'urbanisation croissante n'est pas à négliger. Merci pour ce rappel. Mais ce phénomène n'est pas chiffré dans l'article du Stockholm Resilience Centre (http://www.ecologyandsociet... )

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À propos de l'auteur

Au départ, UN GROUPE DE GRANDS-PARENTS (ou en âge de l’être bientôt) de toutes provenances, MOTIVES PAR LES DEFIS ECOLOGIQUES et par le lien qui les rattache à leurs petits-enfants. Nous aimerions contribuer à leur LEGUER UN MONDE HABITABLE, SOLIDAIRE, dont les richesses naturelles seront préservées, et leur permettre d’y déployer leurs talents et leurs œuvres.------- Par nos formations, nous v...

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