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L'État appelé à la rescousse des éleveurs

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Publié dans
le 11.09.12
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Il manque toujours le volet biodiversité.
L'avenir de l'agriculture nouvelle doit toujours passer par l'Europe et c'est l'agriculture dans toutes ces composantes qui doit évoluer et pas seulement un bout d'agriculture.
Les débats seront longs, il faudra conjuguer les trois piliers du développement durable, environnement, emplois et compétitivité. en sachant aussi que la questions du niveau des prix alimentaires est une question fondamentale, comme celle du prix des poissons.
 
"Entretien...avec ???? cela doit être le minstre de l'agriculture Français.

Quel est le sens de la visite de François Hollande au Space, aujourd'hui, à Rennes ?

Le président de la République vient pour envoyer un signal fort de soutien aux activités d'élevage et son attachement à la diversité de l'agriculture dans une situation particulièrement difficile.

Le prix des céréales flambe à nouveau. Pourquoi le « Forum de réaction rapide » n'a-t-il pas été convoqué ?

La France préside actuellement le Système d'information sur les marchés agricoles et le Forum de réaction rapide, deux outils de coordination mis en place par le G20 pour faire face à la volatilité des prix. Nous avons convoqué une visioconférence avec les États-Unis, le Mexique... Je me suis entretenu jeudi avec José Graziano Da Silva, le directeur général de la FAO.

La situation s'est, pour le moment, stabilisée. Nous attendons le rapport du ministère américain de l'Agriculture. La France est prête à convoquer le Forum à tout moment si la situation l'exigeait. Nous ferons le point fin septembre et j'irai au comité de sécurité alimentaire de la FAO à Rome le 15 octobre.

Les États-Unis ont mis en place un dispositif pour limiter la spéculation. Pourquoi l'Europe est-elle à la traîne ?

La France n'est pas à la traîne. Le gouvernement soutient la proposition de Michel Barnier d'avoir, en Europe, un dispositif équivalent et approprié pour un contrôle beaucoup plus strict qui permette, notamment, de limiter la spéculation sur les matières premières.

Les aides versées aux céréaliers ne devraient-elles pas être redistribuées aux éleveurs ?

Il serait logique de verser des aides aux éleveurs lorsque le cours des céréales est élevé et des aides aux céréaliers lorsque le prix des céréales est bas. L'organisation de l'Europe et ses règles budgétaires ne le permettent pas. La réforme de la PAC permettra d'aborder ce sujet. Au-delà, je réfléchis à des dispositifs de solidarité pour faire face aux situations extrêmes. Le fonds de solidarité entre éleveurs et céréaliers, qui vient d'être créé, doté de 100 millions d'euros va dans ce sens.

Pourquoi ne pas soutenir des cultures qui prendraient le relais du soja brésilien ?

La réduction du déficit en matière de protéines végétales est une priorité. La Commission européenne réfléchit aux moyens d'encourager une relance de ces productions. Je plaide depuis toujours pour une réforme qui intègre le changement de modèles de production et, dans les rotations de culture, la production de protéines végétales.

Comment concilier environnement et compétitivité ?

Nous devons sortir d'une logique de correction des effets négatifs des modèles passés et ne plus raisonner à la seule échelle de l'exploitation. La conversion à un nouveau modèle de production doit être portée sur un mode plus collectif avec les Groupements d'intérêt économiques et environnementaux que je souhaite inscrire dans la loi d'avenir pour l'agriculture que je présenterai au Parlement l'an prochain."

Recueilli par Patrice MOYON.

Source : http://www.ouest-france.fr/actu/AgricultureDet_-L-etat-appele-a-la-rescousse-des-eleveurs-_3640-2111769_actu.Htm

Commentaires

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2012-09-11 13:05:44 +0200

Votre article soulève beaucoup de points importants. L'agriculture est un métier difficile qui nécessite des interlocuteurs au fait de tout cela

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2012-09-11 13:44:22 +0200

C'est exact, Tous les métiers d'agriculteurs ou de salariés agricoles ne connaissent pas les mêmes difficultés.
Je vis en Eure et Loir, mais dans le Perche, pas dans Beauce, mais mes amis agriculteurs qui font des céréales et du Colza ne se plaignent pas de leurs revenus, ni de leur conditions de travail. Le plus dur est pour les éleveurs aujourd'hui.
De manière générale la production laitière est la plus contraignante.
Ceci étant l'agriculture subit une volatilité des prix agricoles parfois insoutenable. Je dis parfois parce que les cours des céréales et des oléoprotéagineux donnent des niveaux de vie très corrects.
En terme de difficultés, il faudrait aussi signaler les éleveurs de montagne.
Pour les salariés, les productions saisonnières sont très dures. On pourrait continuer...

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À propos de l'auteur

ex-directeur de Laboratoire INRA, économiste, ex président de l'institut de recherche économique et sociale, ex membre du bureau du CNIS, négociateurs des Grenelles de l'environnement et de la mer, membre du CEDD et de la CNDP. Vice-président d’Humanité et Biodiversité.

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