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Livraison de voitures à hydrogène à Sassenage (Isère) et Copenhague (Danemark)

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Publié dans
le 23.02.14
Hyundai-ix35-fuel-cell

"Les premiers ix35 électriques à hydrogène ont été livrés à leur propriétaire, à savoir la société Air Liquide, qui s'engage en faveur des modèles respectueux de l'environnement.

Cette remise des clés a eu lieu sur le site Air Liquide de Sassenage, près de Grenoble. Très engagé dans ce domaine, Air Liquide a souhaité être le premier à utiliser ces véhicules en France. Les stations de distribution d’hydrogène d’Air Liquide permettent de remplir le réservoir des véhicules en moins de cinq minutes. Ces véhicules ont une autonomie de près de 600 kilomètres et ne rejettent que de l’eau. Les deux voitures du modèle Hyundai ix35 font partie de la série de 1 000 exemplaires que le constructeur produira d’ici à 2015 dans son usine d’Ulsan, en Corée du sud. Hyundai Motor est le premier constructeur automobile à produire en série des véhicules électriques à hydrogène."

http://www.autodeclics.com/hyundai/actualite_voiture/51390-les_premieres_hyundai_a_hydrogene_ont_ete_livrees.html

"Copenhague aura été la seule et unique ville d'Europe à accueillir une station d'échange de batteries de la société Better Place, et alors que cette société va disparaitre, les danois regardent déjà ailleurs. Vers l'hydrogène ! La municipalité vient ainsi de recevoir 15 Hyundai ix35 à pile à combustible alimentées par de l'hydrogène.

Avec une autonomie de 600 km, et un plein qui ne demande que 3 minutes, ces autos s'affichent considérablement supérieures à n'importe quelle voiture électrique, sans rejeter plus de CO2. On ne peut que regretter que ce soit un constructeur asiatique qui fournisse ces autos à une capitale européenne, mais tant mieux pour Hyundai. Le Sud-coréen bénéficie là d'une jolie publicité, et d'une excellente occasion de valider sa technologie en usage réel. Le Hyundai ix35 est produit en petite série, mais Hyundai devrait augmenter fortement ses volumes de production à l'horizon 2015. "

http://www.moteurnature.com/actu/uneactu.php?news_id=26998

Voir aussi l'article suivant: http://www.humanite-biodiversite.fr/doc/l-hydrogene-un-carburant-envisageable-pour-les-transports-du-futur 

Commentaires

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2014-02-23 14:07:38 +0100

Quand on sait le rôle des GES (gaz à effet de serre) sur la biodiversité, zéro rejet, c'est idéal.
Une voiture à hydrogène c'est une voiture électrique qui produit sa propre électricité. Oui mais il faut l'approvisionner en hydrogène. Ce n'est pas encore parfait : produire de l'hydrogène consomme de l’énergie (souvent des hydrocarbures ou de l'électricité "nucléaire"…) Mais ça pourrait le devenir si on utilise l'électricité issue d'énergies renouvelables…
Et on annonce l'existence probable de gisements d'hydrogène naturel …
Donc voilà de belles perspectives…
La biodiversité (nous compris) ne s'en portera que mieux !

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2014-02-23 14:27:58 +0100

Oui, c'est vrai qu'il faut réfléchir plus loin que les apparences (la fameuse "empreinte écologique"). En ce qui me concerne, l'utilisation de la voiture est le domaine où je n'arrive pas à m'améliorer pour moins nuire à la biodiversité et aux générations futures (non pas que je sois parfait ailleurs, mais je fais du mieux que je peux!). Or, le changement climatique est une préoccupation majeure, et j'en ai pris conscience depuis que je fais de sorties avec des naturalistes ou assiste à des conférences. C'est pourquoi j'attends avec impatience un véhicule qui permette de diminuer l'émission de CO2. La voiture électrique, d'après une enquête de Terra Eco (il y a quelques années), émettait autant de CO2 pour sa fabrication (depuis les éléments qui la composent au produit final) qu'un véhicule "classique" utilisé pendant une durée standard. Pour le véhicule à hydrogène, une enquête détaillée serait intéressante. Cependant, le voiture electrique et la voiture à hydrogène l'emportent sur un point: la pollution micro-particulaire de nos villes et autoroutes (même si je suis convaincu que l'usage d'une voiture, nécessaire à la campagne, est superflu dans les grandes villes puisqu'elles sont équipées de transports en commun et de pistes cyclables ne présentant pas les côtes et les dangers que nous rencontrons dans le sud-est de la France).

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2014-02-23 14:31:12 +0100

"L’empreinte carbone de l’hydrogène est plus ou moins élevée selon la provenance du courant électrique servant à l’électrolyse. Un courant électrique provenant d’énergie renouvelable (solaire, éolien, hydraulique, biomasse, etc.) permet de produire un hydrogène dont l’empreinte carbone est très faible : l’hydrogène vert.

L’électrolyse de l’eau, couplée aux énergies renouvelables, est donc une réponse très pertinente pour :

produire de l’hydrogène de façon pérenne et durable pour les industriels,
stocker de l’énergie verte sans alourdir son bilan carbone,
alimenter une mobilité verte (véhicules hydrogène).

Pourtant, à l’heure actuelle, seulement 5 % de l’hydrogène produit à travers le monde provient de ce procédé. Les 95 % restants sont produits à partir du reformage du gaz naturel.

L’émergence des énergies renouvelables devrait favoriser la production d’hydrogène vert et permettre d’alimenter les marchés du futurs, clés pour l’environnement : la mobilité verte et le stockage d’énergie renouvelable à des prix compétitifs." D'après Mc Phy Energy (source qu'il faudrait que je renforce par d'autres liens plus neutres, parceque cette société, commercialise l'hydrogène sous forme solide). http://www.mcphy.com/fr/hyd...

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2014-02-23 14:33:02 +0100

D'après Terra Eco:

Les soubresauts du pétrole cet été ont réveillé l’hémicycle du Parlement européen. Désormais conscients du danger de la dépendance à cette seule source d’énergie, les députés ont proposé de développer un réseau de transport à hydrogène sur tout le continent. Mais un rapport d’experts vient leur rappeler la dure réalité technique des choses. Impossible en effet de penser production de masse sans avoir auparavant unifier les normes des véhicules à hydrogène. Or actuellement, chaque constructeur développe sa propre technologie en espérant qu’elle s’imposera aux autres. Sur les 5 milliards de dollars dépensés chaque année en matière de recherche sur l’hydrogène, les deux tiers sont financés par l’industrie automobile.
Des années de travail en laboratoire

Les parlementaires pourraient entamer ce travail d’harmonisation en s’attaquant au marché des deux-roues avant la fin 2009. L’Europe fait donc le pari des agrocarburants, de l’énergie électrique et de l’hydrogène pour satisfaire aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ces choix énergétiques ne satisfont pas totalement les associations écologistes. L’hydrogène est en effet produit à partir de sources fossiles comme le méthane. Pour être véritablement propre, il devra être fabriqué à partir de sources d’énergie renouvelable ou par séquestration du carbone. En outre, il ne sera une source d’énergie fiable que dans quelques dizaines d’années. Jérôme Perrin, directeur des projets avancés CO2 environnement chez Renault, doute que "des voitures 100% hydrogène soient largement disponibles à l’horizon 2020 et même plus tard". Une société 100% hydrogène : le rêve affiché des eurodéputés n’aurait-il pas été pompé chez le penseur américain Jérémy Rifkin ?
http://www.terraeco.net/spi...

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2014-02-23 14:34:18 +0100

Toujours Terra Eco:
"Réserves limitées

L’hydrogène est disponible partout sur terre, mais on en trouve rarement dans la nature sous forme de gisement pré-constitué. On doit l’extraire des hydrocarbones ou de l’eau. A ce jour, la façon la plus économique de produire un hydrogène commercialisable est de l’extraire du gaz naturel, à partir d’un procédé de transformation par évaporation. Néanmoins, tout comme pour le pétrole, les réserves en gaz sont limitées, ce qui n’en fait pas une ressource durable. L’hydrogène pourrait également être extrait du charbon, mais cela signifierait un accroissement des émissions de dioxyde de carbone. Il existe une dernière façon de produire de l’hydrogène, un procédé sans aucune consommation d’énergie fossile. Les sources d’énergie renouvelable - photovoltaïque, éolienne, hydro et géothermique - sont de plus en plus utilisées pour produire de l’électricité. Par électrolyse, cette électricité permet de transformer l’eau, en hydrogène d’un côté, et en oxygène de l’autre. L’hydrogène peut également être extrait de résidus et déchets produits par l’industrie énergétique et l’agriculture, communément appelés biomasse. Une fois produit, l’hydrogène peut être stocké et utilisé pour produire de l’électricité.

Le point essentiel, à ne jamais perdre de vue, c’est que l’énergie renouvelable est une énergie intermittente. Une société de l’énergie renouvelable est donc impossible, sauf à stocker l’énergie produite sous forme d’hydrogène. Le soleil ne brille pas tous les jours, le vent ne souffle pas tous les jours, et l’eau ne coule plus forcément de source lorsque survient une sécheresse. Lorsque l’énergie renouvelable vient à manquer, il devient impossible de générer de l’électricité et l’activité économique se fige d’un coup. Mais, si en période d’abondance d’énergie renouvelable on consacre une partie de l’énergie produite en amont à l’extraction puis au stockage de l’hydrogène à partir de l’eau, nous disposerons alors d’une source d’énergie viable et continue.
Jusqu’à 40 jours d’autonomie
Les centrales de production d’énergie fonctionnant à partir d’hydrogène trouvent déjà des applications commerciales à la maison, au bureau, dans l’industrie, et des cartouches d’hydrogène portables seront disponibles sur le marché dans quelques années. Les consommateurs pourront ainsi recharger leurs batteries de téléphone, ordinateur et autres applications domestiques, jusqu’à 40 jours d’autonomie et même davantage, avec une seule cartouche portable. Les principaux constructeurs automobiles ont déjà dépensé plus de 2 milliards de dollars en recherche et développement sur les automobiles, autobus et camions à hydrogène, et les premières productions à l’échelle industrielle devraient voir le jour en 2009. Car si les coûts d’exploitation des énergies renouvelables et d’extraction de l’hydrogène sont encore élevés, de récentes avancées technologiques couplées à des économies d’échelle permettent de les réduire chaque année. Les systèmes d’énergie à hydrogène sont par ailleurs deux fois plus efficaces que le moteur à combustion interne.
La grimpette des prix du pétrole
Néanmoins, les coûts directs et indirects du pétrole et du gaz vont continuer de grimper sur le marché mondial. Tandis que nous nous rapprochons du nexus entre baisse tendancielle des prix des énergies renouvelables et de l’hydrogène d’une part, et augmentation structurelle du prix des énergies fossiles d’autre part, c’est donc l’économie actuelle de l’énergie traditionnelle qui constitue le lit le plus sûr de notre transition vers la nouvelle ère énergétique.

L’économie de l’hydrogène débouchera sur une nouvelle donne énergétique, avec de multiples conséquences pour le monde entier. Les flux énergétiques, aujourd’hui centralisés et contrôlés par des compagnies pétrolières multinationales et les services publics, pourraient devenir obsolètes. Dans l’ère nouvelle des énergies renouvelables, n’importe quel être humain pourrait se comporter à la fois en producteur et en consommateur de sa propre énergie, procédant ainsi par "génération redistribuée". Des millions de consommateurs finaux pourraient brancher leurs batteries d’hydrogène personnelles sur un réseau interconnecté de stations d’hydrogène locales, régionales ou nationales, à partir de technologies performantes et d’une architecture semblable à celle du Web. Ces millions d’utilisateurs en bout de chaîne seraient alors à même de partager l’énergie sur le principe du peer-to-peer, créant par là même une forme nouvelle et décentralisée dans la production et dans l’usage de l’énergie.
Ma voiture est une centrale électrique
Dans l’ère nouvelle de la production d’énergie à hydrogène, l’automobile sera une "centrale de production d’énergie montée sur pneus". Un foyer traditionnel consomme entre deux et quatre kilowatts-heure [par jour] d’énergie pour le chauffage et l’électricité. Or chaque automobile à hydrogène disposera d’une puissance de production propre de 20 kilowatts. L’essentiel des automobiles étant la plupart du temps à l’arrêt, il suffira à leur propriétaire de relier la maison à l’automobile, au bureau ou au réseau d’électricité interactif principal durant les heures de non utilisation, revendant ainsi l’électricité qu’ils produisent au réseau national. Si 25 % seulement des automobilistes utilisaient ainsi leur véhicule en mini-centrales énergétiques, le monde serait en mesure d’éliminer 100 % des implantations aussi gigantesques que polluantes écologiquement, dont nous dépendons pourtant entièrement aujourd’hui.

L’exploitation de l’énergie hydrogène va changer nos habitudes quotidiennes aussi fondamentalement que l’arrivée du charbon et de la vapeur au XIXe siècle, ou que le passage aux énergies fossiles et au moteur à combustion interne au XXe. Réaliser la transition vers l’économie hydrogène, c’est le premier des challenges et la plus belle opportunité du XXIe siècle." "http://www.terraeco.net/Jer...

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2014-02-23 15:05:56 +0100

De quand date l'article de Terra Eco qui dit: "L’hydrogène est disponible partout sur terre, mais on en trouve rarement dans la nature sous forme de gisement pré-constitué."?
Car en effet c'était ce que l'on croyait …
Mais l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (IFPEN) a identifié des émanations naturelles d’hydrogène.
C'est pourquoi dans mon précédent commentaire (13 h …) il y a l'annonce de l'existence de sources naturelles de ce gaz dans les zones terrestres (on en connaissait au fin fond des mers, inexploitables) et divers médias en ont parlé dans le 1er semestre 2013.

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2014-02-23 15:26:30 +0100

Des informations sur les zones continentales où il existe des gisements d'hydrogène naturel
http://www.youtube.com/watc...

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2014-02-23 19:50:09 +0100

Merci de ces précisions. C'est vrai que cet article de Terra Eco date du 10/02/2005 et que j'aurais du me méfier (à la vitesse où les choses changent, 8 ans, c'est beaucoup!).

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À propos de l'auteur

Bonjour. Né en 1972,à une époque où beaucoup de concepts que l'on croit modernes existaient déjà*,je suis devenu éco-conscient spontanément,peu à peu. Parallèlement à mon métier (médecin généraliste),je pratique la botanique amateur, l'ornithologie et l'entomologie amateur (de loin). Je fais des sorties, assiste à des conférences, et le savoir emmagasiné peu à peu est renforcé par des lectures....

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