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Très petite espèce et grands impacts financiers négatifs

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Publié dans
le 25.03.16
10-509-1965-1-1

Selon le site Forêts, Faune et Parcs QUÉBEC, le cladocère épineux (Bythotrephes longimanus) fait partie du zooplancton, composé de petits organismes animaux en suspension dans l’eau. Il mesure de 1 à 1,5 cm de long.
Originaire du bassin Ponto-Caspien (de la mer Caspienne), il a été introduit en Amérique du Nord, possiblement dans l'eau de lest des transporteurs eurasiens. Il est observé pour la première fois dans le lac Ontario en 1982 et en 1987, et il s’est répandu dans tous les Grands Lacs.

Le cladocère épineux, comme toute espèce aquatique envahissante, peut se propager selon différents vecteurs naturels et anthropiques, en profitant par exemple de la connectivité hydrographique du bassin versant du plan d’eau dans lequel il s’est introduit. Il peut aussi être introduit dans les mêmes plans d’eau, en plus des plans d’eau intérieurs, sans aucune connectivité avec le plan d’eau infesté, par l’intermédiaire des activités récréatives (bateaux, chaloupes, canots, kayaks, motomarines, plongeurs) et de la pêche (bateaux, équipement de pêche, seaux d’appâts)

Une étude a mesuré les dommages économiques de la dégradation d'un service important de l'écosystème, la clarté de l'eau, provoquée par l'invasion de Bythotrephes longimanus.
Dans le lac Mendota, l'espèce a atteint des densités sans précédent par rapport à d'autres lacs, entraînant la diminution de la biomasse du zooplancton indigène, Daphnia pulicaria, et provoquant une baisse de la clarté de l' eau sur près de 1 m car Daphnia pulicaria en diminution puisque mangée par Bythotrephes longimanus) ne mange plus assez les algues… que les engrais contenant du phosphore font proliférer...
Les coûts de restauration de ce cervice aux Etats-Unis sont très importants, estimés à 140 millions $

Il y a double invasion néfaste: celle des algues et celle du cladocère épineux
L'équipe a déterminé grâce à la modélisation statistique qu'une baisse de 71 pour cent de phosphore permettrait une eau plus claire. Cela aurait aussi un coût.

Les chercheurs, de l' Université du Wisconsin Madison, disent que leurs résultats suggèrent qu'il est temps de recalculer le coût financier et écologique des espèces envahissantes.
Selon eux, les résultats mettent en évidence la nécessité d'intégrer plus pleinement les services écosystémiques dans l'analyse des impacts des espèces envahissantes…

Vignette: © Bill O'Neill

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À propos de l'auteur

La nature ... plus d'un demi-siècle que je prends une part active à sa défense. … Et depuis 1976, j'accompagne l'action de l'association devenue "Humanité et Biodiversité". J'en fus administratrice jusqu'à l'AG de 2020: Nelly Boutinot

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