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Trop de ruches en ville ?

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15_aout_au_30_sept_2014_125

La mode est à l'installation de ruches, notamment en ville et bien des entreprises, soucieuses d'améliorer leur image environnementale, se précipitent dans la "course aux abeilles".

Ce que l'on sait moins, c'est que ces abeilles , souvent des hybrides, concurrencent très sérieusement les 8 à 900 espèces d'abeilles sauvages qui ont un rôle essentiel dans la pollinisation.

Voyez le lien menant à un article extrêmement intéressant et documenté publié par Guillaume LEMOINE, ingénieur écologue.
http://www.afie.net/IMG/pdf/LEMOINE-2012-Abeilles.pdf
A lire avant d'installer des ruches et bien avoir en tête que chacune de nos décisions a des répercussions auxquelles, bien souvent, on ne pense pas.

Commentaires

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2017-02-13 09:39:09 +0100

Un autre article du même auteur et sur le même sujet:
http://apicool.org/wp-conte...
En voici la conclusion:
Une politique qui viserait à préserver les pollinisateurs et leurs rôles pour la biodiversité des écosystèmes devrait d’abord se préoccuper des abeilles sauvages, des insectes de façon globale et de la préservation et de la restauration de leurs habitats et conditions de vie.

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2017-02-13 10:48:55 +0100

S'il s'agit d'une compétition pour les ressources alimentaires, remplacer les pelouses par des prairies sauvages pourrait peut être représenter une bonne solution ?

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2017-02-13 11:00:32 +0100

Je n'ai jamais très bien compris cette mode. Je préférerais nettement que l'on s'occupe de préserver les jardinets de ville (merci à la loi Allur et à sa densification qui fait disparaître au profit du bâti ( et quel bâti!) jardins de ville et même de campagne même si la loi n'était au départ pas prévue pour les villages). Car dans nos campagnes qui se réduisent de plus en plus à des champs à culture intensive, sans même une haie, sans parler de la manie de "la propreté" qui veut que l'on éparre banquettes et bas côtés, c'est clairement l'alimentation de tous les insectes et petits animaux qui est remise en question.

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2017-02-13 12:02:54 +0100

Certains refusent même le terme d' apiculteur. A voir et à entendre sur http://www.arte.tv/guide/fr...

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2017-02-13 21:04:25 +0100

Il n'y a pas trop d abeilles en ville comme l' interroge le titre, mais pas les bonnes espèces. Une mode qui ne réfléchit pas aux conséquences, juste histoire de se donner bonne conscience.

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2017-02-15 14:39:42 +0100

Du milieu rural que vers les zones urbaines , tout compte fait, elles sont là pour nous aider

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2017-02-15 18:00:32 +0100

c' est pas les pivoines , tulipes et autres fleurs et arbustes ornementaux qui vont vous faire du bon miel en plus de ça ..

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2019-12-16 11:33:04 +0100

Les abeilles de ma ruche peuvent-elle concurrencer les autres pollinisateurs de mon jardin ?

Ce sont les ruchers industriels qui posent problème, lorsque des dizaines, voire des centaines de ruches sont transhumées et brusquement débarquées au même endroit, comme vu précédemment.
On peut se demander quel est le rapport avec l’installation d’une ou deux ruches dans un jardin ?
Tout dépend de la concentration des ruches. Il est certain qu’à Paris le nombre de ruches est déjà beaucoup trop élevé, et que c’est une erreur d’en rajouter. C’est une question de bon sens, et tout dépend des ressources florales du secteur...

Une andrène : exemple d’abeille sauvage. Elle ne fait pas de miel.

-> Que veut dire ’abeilles sauvages ? : justement, c’est là le nœud du problème, et il faut faire bien attention à ne pas tout mélanger. Il existe 1000 espèces d’abeilles sauvages en France, qui ont des modes de vie très divers. Certaines butinent uniquement le lierre, la bryone ou la centaurée. Certaines pondent dans le bois pourri, d’autres dans la terre, dans le sable... etc. Le biotope de chaque espèce est à prendre en compte individuellement, alors qu’on a tendance à tout mettre dans le même sac. Il faudrait faire des études sérieuses et détaillées, pour voir comment améliorer les floraisons et les abris indispensables à chaque espèce. Cela nécessite de revoir nos modes de gestion des espaces (y compris les jardins), réduire les tontes, abandonner les monocultures, stopper le déboisement, restaurer les milieux humides, etc... (un gros chantier !)

cellules remplies de pollen

Et chacun peut agir... Un peu partout les gazons ont la boule à zéro, même en période de canicule et de sécheresse. Alors, comment s’assurer que les abeilles ne manqueront de rien, même en plein été (trèfles, picrides, chardons,...) ? Les zones humides (bords de mare) sont particulièrement précieuses ; depuis quelques années nous avons fait évoluer la gestion de plusieurs hectares d’espaces communaux en zone humides (sources, plan d’eau). Ainsi les insectes, de très nombreuses espèces, peuvent trouver de la nourriture en abondance même au plein cœur de l’été (menthes, scrofulaires, reine des prés, cardères, épilobes... etc), alors qu’auparavant ces espaces étaient girobroyés au milieu de l’été.

Implanter une ou deux ruches dans nos jardins, cela ne concurrence pas les pollinisateurs sauvages, non ! Et, de plus, cela permet de redonner un place à l’abeille mellifère sauvage, qui perd son adjectif domestique, car elle n’appartient à personne et a besoin d’être protégée. En effet, Apis mellifera est une espèce endémique, présente en Europe depuis centaines de milliers d’années, et qui a été manipulée et modifiée par l’homme pour augmenter les productions de miel. Aujourd’hui plusieurs associations dans le monde sont en train de lui redonner des espaces de liberté, en mettant à sa disposition des ruches de biodiversité, ou des troncs creux, sans récolte de miel. Ces colonies ’réensauvagées’ échappent au contrôle de l’homme et réacquièrent des caractères de rusticité et d’autonomie. La sélection naturelle écarte les souches moins bien adaptées et moins robustes. C’est l’avenir ! Car l’abeille hybridée, fragile et dépendante de l’homme, est appelée à disparaître avec les bouleversements climatiques qui commencent à se faire sentir fortement.

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À propos de l'auteur

Passionné de Nature depuis toujours, j'ai intégré HUMANITE et BIODIVERSITE au sein du Conseil d'Administration afin de pouvoir concrétement agir au quotidien en axant mes priorités sur le "vécu terrain" et notamment le développement des OASIS NATURE

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