Dites non à la chasse au cerf durant tout l'été !
Publié le 05/03/2025
Un projet de décret qui fait l’objet d’une consultation prévoit d’avancer la date d’ouverture de la chasse au cerf du 1er septembre au 1er juin. En plus de menacer des biches encore gestantes ou ayant de jeunes faons, cette ouverture anticipée provoquerait une présence accrue des chasseurs en forêt durant les vacances d’été. Exprimez-vous jusqu’au 13 mars pour dire votre désaccord !
La période estivale, avec ses pics de chaleur et périodes de sécheresse qui gagnent en intensité, représente une saison de plus en plus sensible pour la faune sauvage. D’autre part, les biches mettent bas aux alentours du mois de juin et sont donc particulièrement vulnérables à cette période. Permettre de chasser cette espèce à ce moment critique serait une erreur, avec le risque de tirer des femelles gestantes ou qui nourrissent leurs faons. Il est déjà possible de chasser le cerf la moitié de l’année et il ne serait pas raisonnable d’aller jusqu’à neuf mois, ce qui ne laisserait que trois mois de répit annuel à ces animaux, de mars à mai.
S’il est vrai que par endroits, les populations de cervidés peuvent impacter le renouvellement de la forêt en raison de leur impact sur les jeunes plants d’arbres dont ils apprécient les pousses tendres, nous considérons que d’autres moyens qu’un allongement des périodes de chasse sont à privilégier. Il faudrait notamment accepter le retour de prédateurs tels que le loup. En effet, tant que l’on continuera à vouloir éliminer le canidé, l’homme cherchera à se substituer au fonctionnement naturel de la chaine alimentaire. Au-delà de réguler les populations, la présence des loups sur un territoire modifie le comportement des cerfs et des chevreuils qui sont plus vigilants, se déplacent davantage et sont donc moins enclins à exercer une pression trop forte sur la végétation.
Un autre aspect à considérer, et qui revêt une importance particulière pour notre association, est la quiétude en forêt. Ce qui est vrai toute l’année l’est encore plus durant les grandes vacances : les forêts ne doivent pas être accaparées par les chasseurs et devenir ainsi des zones à risque pour les promeneurs, particulièrement nombreux à cette saison. De plus, en été, la végétation est dense, ce qui réduit la visibilité et augmente les risques d’accidents de chasse, qui plus est avec de gros calibres comme ceux qui sont utilisés pour tirer les cervidés. Enfin, bon nombre d’autres espèces forestières se reproduisent l’été et seraient impactées elles aussi par les nuisances de la chasse : bruit, chiens divagants, 4x4 en forêt…
Pour ces différentes raisons, nous vous invitons à rédiger un commentaire personnel sur le site de la consultation d’ici le 13 mars en précisant « avis défavorable » dans le titre.
Merci pour votre mobilisation !
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Site de la consultation : www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-decret-relatif-a-l-ouverture-de-la-a3135.html
Photo de couverture : Biche et faon © Nathan Horrenberger
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