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Le putois (Mustela putorius)

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Le putois (Mustela putorius)

Publié le 23/09/2022

Comme ses cousins la belette, la loutre, la fouine ou encore le vison, le putois est un petit carnivore qui fait partie de la famille des mustélidés. Mustela putorius a d'ailleurs la particularité de dégager une odeur très forte dont il tire son nom, ‘putor’, en latin, signifiant puanteur et  ‘putidus’, puant. Sentir mauvais présente pourtant un double avantage : faire fuir ses ennemis et attirer les femelles. Futé le putois ! Si vous voulez préserver cette espèce menacée, accueillez le putois dans votre Oasis Nature.

Un petit carnivore "masqué" vivant dans les bois

Le putois est un mustélidé pouvant mesurer 35 à 45 cm, et jusqu’à 60 cm avec la queue. Le mâle pèse entre 1 et 1,5 kg et la femelle entre 500 à 600 g. Il revêt un pelage beige ou jaunâtre sur le dos, et noirâtre sous le ventre. Sa tête présente un masque blanc et noir, très caractéristique : le museau, les sourcils et l’extrémité des oreilles sont de couleur blanche et contrastent avec le fond brun.

Si vous aimez les promenades en forêt, vous aurez peut-être la chance de le croiser aux abords d'un étang ou d'un marais car il apprécie tout particulièrement les milieux humides. Mais il faudra être très attentif car il est furtif, discret et silencieux. Actif de jour comme de nuit, avec une légère préférence pour les sorties nocturnes, il grimpe rarement mais plonge et nage très bien. S’il est en danger, le putois glousse, siffle et gronde.

Les putois s'accouplent durant les mois de mars et avril. Le nid composé d'amas d’herbes sèches, de plumes et de poils peut être dissimulé dans la cavité d’un arbre ou d'un mur, sous des fagots ou dans un terrier abandonné. Trois à six petits naissent en mai ou juin et atteignent leur maturité sexuelle vers 9 mois.

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Puer pour se protéger

S'il se sent menacé ou est blessé, il libère le contenu de ses glandes anales dont l’odeur désagréable lui a valu le nom de “puant”.  Ces glandes seraient utilisées pour communiquer avec les individus de territoires voisins, ce qui permettrait de limiter les agressions directes. Cette particularité a probablement contribué à la mauvaise réputation historique de l’espèce. Mais en réalité, le putois n’émet pas d’odeur perceptible par l’Homme en dehors des situations particulières de stress intense, comme lors de captures ou d’agressions.

Putois, furet, mouffette... comment les différencier ?

Le putois et le furet sont un seul et même animal. Un furet (Mustela putorius furo) est simplement un putois à l'état domestique.

Le putois est parfois confondu avec la mouffette, de la famille des Méphitidés, que l’on retrouve dans de nombreux dessins animés, comme Bambi. À la différence du putois, la mouffette est noire avec des rayures blanches sur toute la longueur de son dos et porte une queue touffue. Elle a également un gabarit plus imposant. Comme le putois, elle émet une odeur nauséabonde lorsqu’elle se sent en danger.

Le putois peut également être confondu avec la martre, le vison, la belette, la fouine ou encore l'hermine. L'important est de distinguer le masque noir et blanc qui caractérise les putois afin de pouvoir le différencier des autres espèces à l'apparence similaire.

Au menu de Monsieur Putois : rats musqués, surmulots et lapins de garenne

Le putois se nourrit surtout de rongeurs tels que le rats musqués, les surmulots (rats bruns), et les lapins de garenne. Cela lui confère donc un rôle positif en tant que régulateur de ses populations de rongeurs en surnombre et donc un excellent auxiliaire au jardin ! On estime à un millier le nombre de petits rongeurs détruits chaque année par ce prédateur. Le putois capture aussi des batraciens (crapauds et grenouilles), des poissons, des reptiles, des insectes, des vers, des poussins, des charognes et même des fruits en automne.

Le putois, un faux nuisible pourtant menacé !

Depuis une trentaine d’années en France, on observe une chute de ses effectifs qui est directement liée aux campagnes d’empoisonnement (désormais interdites) et de piégeage, à la disparition de ses habitats par assèchement ou drainage des milieux humides notamment (perte de 64% des zones humides au XXème siècle), ainsi qu'aux diverses pollutions et pathologies. Le putois n'est aujourd'hui plus considéré comme "espèce susceptible d'occasionner des dégâts" dite ESOD (anciennement "nuisible") mais peut le redevenir dès juillet 2023, à l’entrée en vigueur du nouvel arrêté triennal qui détermine le classement et les modalités de destruction de toute une série d’animaux sauvages ! Même sans être considéré comme ESOD, le putois reste "chassable" et pourra être tiré pendant toute la saison de chasse qui vient de redémarrer... Pourtant, son rôle écologique n'est plus à prouver ! La prédation du putois sur le rat d’égout et le rat musqué — dont il est l'un des seuls prédateurs — ainsi que son statut d'espèce classée "quasi menacée" (espèce proche du seuil des espèces menacées ou qui pourrait être menacée si des mesures de conservation spécifiques n'étaient pas prises) par l'Inventaire national du patrimoine naturel, sont deux raisons qui devraient suffire à classer cet animal sur la liste des espèces protégées alors qu'il peut encore être chassé.

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Accueillir le putois dans son Oasis Nature

Indéniablement, le putois joue un rôle infiniment plus positif que négatif. On ne signale que rarement des dégâts dans des clapiers ou des poulaillers vétustes qui peuvent être évités par la sécurisation des accès (solides grillages, portes qui ferment). Il ne fréquente pas de façon habituelle les territoires urbanisés sauf en cas de grand froid où il peut s'approcher des maisons. Vous pouvez donc lui laisser le champ libre dans votre Oasis Nature !

Si vous souhaitez malgré tout l'éloigner de votre jardin, utilisez un répulsif naturel en mélangeant 1 litre d'eau bouillante, 2 gousses d'ail écrasées, 10 gouttes d'huile essentielle de menthe poivrée et 10 gouttes d'huile essentielle de citronnelle , un mélange que vous laisserez macérer pendant 2 semaines.

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Oasis Nature Forêt Espèces menacées
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