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Santé publique France : pesticides

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Santé publique France : pesticides

Dans le cadre du programme national de biosurveillance, Santé publique France a publié le 16 décembre un nouveau volet de l’étude Esteban mesurant les niveaux d’exposition à 5 familles de pesticides ainsi qu’aux polychlorobiphényles (PCB), dioxines et furanes, présents dans de nombreuses sources environnementales et alimentaires.

Ces résultats en population générale permettent de décrire pour la première fois l’exposition à 5 familles de pesticides chez les enfants et de décrire l’exposition de nouvelles substances, dont le glyphosate chez les adultes. Si globalement l’imprégnation de la population est en baisse, certaines substances pourtant interdites aujourd’hui conduisent encore à des expositions non négligeables.

Ces substances sont présentes dans de nombreuses sources environnementales et alimentaires. Parmi, celles mesurées, certaines :

  • sont interdites ou d’usage restreint comme les organochlorés, les organophosphorés, les carbamates, les PCB et les dioxines et furanes.
  • avaient déjà été mesurées dans le passé, soit dans l’étude nationale nutrition santé (ENNS) en 2006, soit dans des études antérieures menées par Santé publique France et l’Anses.

Les principales conclusions des travaux montrent que :

  • Les niveaux mesurés sont en diminution par rapport à l’étude ENNS (Etude Nationale Nutrition Santé) en 2006-2007 chez les adultes, sauf pour le métabolite de la deltaméthrine ;
  • Les niveaux mesurés en France sont similaires à ceux retrouvés dans la plupart des pays étrangers (Europe et Amérique du Nord) sauf pour trois substances pour lesquelles les concentrations mesurées en France sont plus élevées ;
  • Les niveaux d’exposition sont variables en fonction des substances : les adultes sont exposés notamment à certains organochlorés, au métabolite des organophosphorés (DMTP), aux pyréthrinoïdes et aux PCB, dioxines et furanes. Les enfants sont exposés au DMTP et aux pyréthrinoïdes ;
  • Certaines expositions à des substances aujourd’hui interdites concernent une part non négligeable de la population (exemple : le lindane est quantifié chez presque 50% de la population des adultes ou des enfants) ;
  • Le glyphosate est quantifié chez moins de 20% des adultes ou des enfants ;

Cette étude a permis de quantifier ces substances chimiques dans le corps de chacun mais également d’identifier les facteurs qui influencent les niveaux d’imprégnations mesurés dans la population. Les résultats montrent une diversité des facteurs identifiés :

  • Pour certaines substances, l’alimentation augmente les imprégnations aux organochlorés, PCB/dioxines/furanes chez les personnes consommant des œufs ou des matières grasses et aux pyréthrinoïdes, PCB/dioxines/furanes chez les consommateurs de viande bovine ou de produits animaux auto-produits. Par contre, la consommation de produits issus de l’agriculture biologique diminue celles en organochlorés, en DMTP (métabolite des organophosphorés), et en pyréthrinoïdes.
  • On observe également l’impact de certains comportements et de l’environnement pour les concentrations en pyréthrinoïdes, qui augmentent avec la consommation de tabac et l’utilisation d’insecticides domestiques (les antiparasitaires sur les animaux domestiques, ceux contre les acariens et ceux contre les insectes volants).

Les résultats ont permis d’établir des valeurs de référence d’exposition pour ces différentes substances, qui permettent de déterminer si une population spécifique est plus exposée à une substance donnée et à un moment donné que l’ensemble de la population.

Les résultats permettent de montrer un impact de la réglementation pour les substances réglementées comme les organochlorés, les organophosphorés et les PCB/dioxines/furanes dont les usages ont été interdits en France pour certaines depuis plusieurs dizaines d’années. En effet, les niveaux d’imprégnation sont en diminution chez les adultes vivant en France métropolitaine en 2014-2016 par rapport aux études précédentes.

La répétition de ces études est nécessaire pour suivre dans le temps les évolutions des expositions de la population et contribuer à estimer l’impact des politiques publiques visant à réduire les expositions.

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